Jamais l'expression «l'homme est un animal politique» n'a eu l'acuité et la pertinence qu'elle a eu ces derniers temps. Aristote ne croyait pas si bien dire en parlant de la philosophie politique de l'humain. Seulement, il ne croyait pas, qu'après bien des siècles, il y aura, dans des contrées loin de chez lui, des hommes qui le prenne à la lettre, ad litteram aurait il dit ! La ferme de George Orwell ? Ce n'est guère qu'un euphémisme : nous, on sait mieux faire. Et surtout, on ne fait pas dans la dentelle. Il suffit, pour s'en rendre compte de lire Al Ahdath ALmaghribia paru samedi dernier. Des perles ! Et du cru ; de surcroît. Mise en situation : les parlementaires véreux, mis sur écoute on été pris la main dans le sac. La suite est connue, mais, seuls les juges d'instruction et quelques techniciens de la police se marraient à écouter le lexique hautement intelligent paraît-il des corrompus. Un vrai souk. Exemple parmi d'autres : «le troupeau est éparpillé». Ou encore : les boeufs dont j'ai besoin doivent me suffire. Nec plus ultra : «je veux un mouton à un prix préférentiel». Décidemment, les conseillers ont une idée haut en couleur de leurs grands électeurs, et le Parlement, devenue pour la circonstance, l'écurie d'Augias, vaut bien un corrida ! Que dit l'encyclopédie wikipédia à ce propos ? Le nettoyage des écuries d'Augias est l'un des douze travaux d'Héraclès Augias, roi d'Elis, possédait, comme son père Hélios, d'énormes troupeaux de bétail. Ses écuries étaient tellement sales qu'on ne pouvait plus y rentrer, elles n'avaient plus été nettoyées depuis plusieurs dizaines d'années. Il fut exigé d'Héraclès qu'il nettoyât leurs étables en une seule journée, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. Il y réussit en détournant les fleuves Alphée et Pénée, si bien que leur cours traversa les lieux en entier «. Qui donc nettoiera les écuries devant le café BALIMA ? En attenadnt, il paraît que. Les brebis galeuse, on ne les trouve pas que dans la bible, même à la capitale , il y a toujours un malin pour les séduire et les éloigne de la lumière. Après le cirque, voilà la ferme. On est bien chouchouté dans la démocratie parlementaire. Et dire qu'il y a des «zaim» de chez nous qui remuent ciel et terre quand on touche à leurs candidat!leur slogan ? Touche pas à mon bétail ! Mieux encore : pas mieux pour faire des voix en politique que de bêler !! La classe, Messieurs ! Pour clore ce chapitre digne des fables de la fontaine : Prions messieurs pour qu'on ne trouve pas à l'occasion de l'aïd, des grands élus dans les souks. Amen