L'opérateur financier leader national dans le monde rural, a réussi la gageure de se positionner en acteur majeur de la société civile, par le relooking et la dynamisation de sa fondation ARDI dédiée au micro-crédit investissant exclusivement les villages, les douars et les campagnes ciblés parmi les plus enclavés du pays, difficile d'accès et dont le coût d'approche est plus élevé. En refondant ses structures en Pôles majeurs, il en est un qui confère à l'institution pilotée par Tariq Sijilmassi, une dimension certaine de solidarité sociale et un impact très concret de proximité citoyenne : le Pôle vert. Normal dans une Banque…verte, elle-aussi, me direz-vous. Cette nouvelle structure comprend, outre la Fondation ARDI, Dar El Fellah voué à l'expertise, au conseil et à l'accompagnement des agriculteurs investisseurs, et le réseau Moukawaliti branché dans sa version rurale. Avec au bout du compte espéré, la multiplication de porteurs de projets PMEA (petites et moyennes exploitations agricoles) et TPEA (très petites exploitations agricoles) sans oublier les autres secteurs, artisanat, commerce et services intégrés, à une économie locale orientée vers le développement durable. Ces objectifs louables s'appuient sur un réseau de distribution territorial comprenant 800 points de vente entre les agences bancaires et les antennes spécialisées Dar El Fellah et dans le micro-crédit, dont les fonds capitalisés à hauteur de 500 millions DH ne tarderont pas à franchir le cap du milliard en fin de décennie.