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MOUVEMENT POPULAIRE : Une crise qui en cache une autre
Publié dans La Gazette du Maroc le 17 - 11 - 2007

Après le report des travaux du comité central au mois de décembre, un courant contestataire au sein du Mouvement populaire menace l'actuelle direction du parti. Ce courant appelle à la tenue d'un congrès extraordinaire pour le renouvellement par voie démocratique des instances dirigeantes du parti dont le Secrétariat général.
Depuis la sortie précipitée du Mouvement Populaire du gouvernement, plusieurs voix se sont élevées au sein du parti pour critiquer ouvertement la gestion de l'état-major du parti des négociations pour la constitution du gouvernement El Fassi. Le dernier mouvement de protestation a eu comme chef de file, Mohamed Mansouri, l'ex-chef de groupe parlementaire à la deuxième chambre et président de l'Association nationale des présidents de régions. Réuni au sein de «la Commission élargie pour la bonne gouvernance», ce courant appelle au respect de la démocratie interne et à l'application de la loi sur les partis politiques au sein du Mouvement Populaire. Ce courant contestataire comprend des députés, des conseillers communaux, régionaux et des cadres du parti. Tous critiquent l'«autocratie et le despotisme» marquant la gestion du parti et la «faiblesse de la démocratie interne» en son sein. Le comité de la bonne gouvernance, qui avait tenu des réunions de concertation à Rabat et Casablanca le mois d'octobre dernier, veut «étudier toutes les alternatives à même de mettre fin à l'irresponsabilité politique et l'exception organisationnelle prévalant au sein du MP, depuis la tenue de son dernier congrès en mars 2006», comme le signale un communiqué rendu public lundi 15 octobre dernier.
Ce courant appelle à une réunion urgente du Conseil national du parti et annonce sa décision de saisir les autorités de tutelle et même «un arbitrage Royal», pour faire la lumière sur «la violation» par le directoire du MP de la loi sur les partis lors du processus électoral. Selon Mohamed Mansouri, coordinateur du comité : «le Mouvement Populaire est dirigé avec une mentalité ancienne». Mahjoubi Aherdane est alors accusé de dépasser ses prérogatives en tant que «président honorifique» et de gérer le parti avec la mentalité du «grand leader». Selon une source bien informée, Mohamed Mansouri a remis au ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, un mémorandum sur les dysfonctionnements internes et les violations de la loi des partis politiques au sein du parti. En effet, la nouvelle loi des partis politiques entrée en vigueur depuis 2006 donne au ministre de l'Intérieur des prérogatives pour intervenir dans le cas où il y aurait une violation de la loi des partis politiques.
Après cet épisode, le bureau politique du MP qui s'est réuni in extremis le 26 octobre dernier, avait décidé de reporter la tenue des travaux du comité central (prévu pour le début du mois de novembre) au mois de décembre prochain.
Congrès extraordinaire
Même si Mohaned Laenser, le secrétaire général du parti, a refusé de convoquer le Conseil national, la tenue du comité central a été perçue en elle-même comme une concession faite aux contestataires. Selon une source au sein du bureau politique du MP, le report des travaux du comité central a été décidé par Mohaned Lanser pour éviter que des tensions internes n'éclatent au grand jour lors des travaux du comité.
Selon un membre du courant de la bonne gouvernance, la réunion du bureau politique du 26 octobre est aussi aberrante du fait que des anciens membres du BP du Mouvement populaire qui se sont présentés sous d'autres couleurs, lors des élections du 7 septembre et ont regagné le parti à nouveau, participent aux travaux du bureau politique. En plus, des ex-ministres, qui, auparavant avaient le statut de membre d'office au bureau politique selon le statut interne du parti, continuent toujours de siéger malgré le fait qu'ils ne soient plus en fonction.
Le courant de la bonne gouvernance s'apprête à annoncer lors d'une conférence de presse qu'il va organiser prochainement, la tenue d'un congrès extraordinaire au début de l'année 2008. Le congrès aura comme ordre du jour, l'élection démocratique de toutes les instances dirigeantes (conseil national, comité central, bureau politique et secrétariat général). Un des reproches majeurs du courant de la bonne gouvernance contre la direction du parti est le sacrifice du parti pour des intérêts personnels. Mohand Laenser convoitait le perchoir et Mahjoubi Aherdane voulait placer son fils, Youssef Aherdane, comme ministre au sein du nouveau gouvernement El Fassi.
Interrogé sur la question du blocage, Mohand Lanser affirme que lors des tractations pour former le gouvernement, le MP avait demandé que le perchoir soit également pris dans l'équation en considérant qu'il est l'équivalent d'un poste ministériel, sinon une compensation, au moins équivalente.
Concernant les noms des ministrables, Laenser affirme que le Mouvement Populaire n'avait jamais proposé de noms, n'a pas donné de CV ou une liste de noms et qu'il était plutôt question de structures, de nombre de portefeuilles, de leur nature jusqu'au moment où le MP reçoit une offre chiffrée et nominée. C'est la version officielle du parti.
La dernière crise en date pour expliquer le choix de l'opposition est celle des employés et ouvriers des imprimeries impériales et Attakatoule.
Depuis la fusion du Mouvement Populaire avec le Mouvement National Populaire, l'imprimerie Attakatoule qui appartenait au MNP et qui était inscrite au nom de Mahjoubi Aherdane, avait fusionné avec l'imprimerie impériale du MP qui édite le journal du parti Al Harakat. Depuis lors, les ouvriers d'Attakatoule sont au chômage technique, mais ils continuent de percevoir leurs salaires.
Dernièrement, la direction du parti a décidé que les deux imprimeries qui se trouvent au centre ville de Rabat dans l'ancien siège du journal Al Harakat, devaient déménager dans un autre bâtiment à Salé à Oulja, une propriété de Driss Sentissi membre du bureau politique et maire de Salé. De même, le journal Al Haraka va retourner dans ses anciens locaux. Le problème, c'est que Moulay Ali Alaoui, le directeur du journal refuse de quitter le siège du parti où se trouve le journal au 3ème étage et les ouvriers d'impériale refusent de déménager à Salé. Ils avancent que l'endroit est loin et ne favorise guère le bon développement commercial de l'imprimerie. Selon une source au sein des imprimeries du parti, il y a même une crainte chez les employés d'une future liquidation. Pourtant l'imprimerie tourne à plein temps et imprime une dizaine de titres de presse.
Auparavant, l'imprimerie Attakatoul imprimait plus de 90 titres dans les années quatre-vingt-dix dont des quotidiens nationaux. Pour le journal Al Harakat, les journalistes craignent de leur part une fermeture pure et simple du seul support du parti. Parmi les revendications d'un autre courant contestataire, le courant légitimité démocratique en l'occurrence, la modernisation des supports medias du parti et la réédition du journal La Tribune Populaire. Pour l'instant les choses sont toujours bloquées.
Mouvement Populaire
Une histoire marquée par les scissions
A l'origine, il n'y avait que le Mouvement Populaire qui avait vu le jour en 1957 par des leaders de l'armée de libération, le docteur Khatib et Mahjoubi Aherdane avec la bénédiction de Lahsen Lyoussi, ministre de l'Intérieur à l'époque. Le MP a été fondé au début de l'indépendance pour contrer l'hégémonie du parti unique. L'Istiqlal était le grand parti qui dominait toutes les sphères de la société marocaine avant la scission (en son sein) de l'UNFP. Dès les années cinquante, le MP mobilisait les foules grâce à son discours qui se voulait l'écho du Maroc profond, des Zayanes, Zemmours et de la population berbère des montagnes. Depuis lors, les choses ont beaucoup changé dont le parti lui-même. Aujourd'hui, le MP veut devenir un parti moderne pour attirer les jeunes cadres. Il a connu plusieurs scissions en commençant par celle du docteur Khatib qui fonda en 1967 le MPDC (le Mouvement Populaire Constitutionnel et Démocratique). Dans les années quatre-vingt, le MP connaît une crise profonde liée à son leader charismatique qui a été chassé du parti qu'il avait créé par son directeur de cabinet Mohand Laenser. Après quelques années, où le rebelle s'est tenu tranquille, il crée, en 1991, le MNP (Mouvement National Populaire) et participe aux élections de 1993, raflant même des sièges à son rival le MP. Mais quelques députés, avec à leur tête Mahmoud Archane, quittent le MNP et créent le MDS (Mouvement démocratique et social). Ils créent même la surprise aux élections de 1997 avec un score important de sièges. En 2001, Aherdane chasse du MNP plusieurs députés et un ministre, Ahmed Moussaoui. Bouazza Ikken qui fait partie des expulsés saute sur l'occasion et crée l'Union Démocratique (UD) en attirant des députés de plusieurs tendances. En 2006, l'offre de fusion du pôle haraki est refusée par Bouazza Ikken. Il refuse le pourcentage alloué à son parti. Celui-ci est éjecté par une décision du bureau politique qui nomme Mohamed Fadili comme nouveau secrétaire général de l'UD avec la bénédiction des leaders du MP et du MNP. En 2002, Najib Ouazzani, après un passage au MNP et au MP, crée le parti Al Ahd.


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