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Salafisme : Retour de la question religieuse
Publié dans La Gazette du Maroc le 10 - 10 - 2008

Le salafisme sclérosé reprend du poil de la bête, une affaire de propagation chiite défraie la chronique et le pays redéploie son potentiel spirituel pour faire dans la religiosité de proximité. La preuve que la spiritualité est au cœur de l'actualité
SM le Roi vient de donner un nouveau coup à la rénovation du champ religieux, alors que les débats sur les fatwas (les décrets religieux) et la propagation du rituel chiite défraient la chronique. Quatre ans après la première grande opération de restructuration religieuse, entamée en 2004, ayant trait à la mise à niveau du ministère des Affaires islamiques, la révision de la législation pour les lieux de culte ainsi que la modernisation de l'enseignement religieux , le Souverain, en sa qualité de Commandeur des croyants, a exposé les axes d'un plan de réforme du champ religieux qui concerne notamment le Conseil supérieur des oulémas, les imams et les mosquées, ainsi que la communauté marocaine établie à l'étranger. «En notre qualité d'Amir Al-Mouminine, nous allons rénover les institutions qui ont en charge les affaires religieuses, et assurer de notre bienveillante sollicitude les personnes qui s'en occupent», a déclaré le Souverain.
Proximité
Animé par le souci de la proximité, le plan prévoit création des «Conseils locaux des oulémas de sorte que chaque région puisse disposer de son propre conseil». «Nous tenons à ce que les oulémas (...) apportent leur concours au renforcement de la sécurité spirituelle de la nation en veillant à la préservation de sa doctrine religieuse qui se réclame d'un islam sunnite tolérant». Sans cautionner un lien de cause à effet, il est à noter que la nouvelle opération de mise à niveau du champ religieux au Maroc coïncide avec la fatwa décrétée par Mohamed Ben Abderrahman Al-Maghraoui autorisant le mariage des fillettes musulmanes dès l'âge de neuf ans. Une fatwa qui a été vigoureusement dénoncée par le Conseil supérieur des oulémas - seule haute instance religieuse au Maroc habilitée à prononcer des fatwas et dont le président est SM le Roi en personne. Qualifié de mystificateur par le Conseil, le cheikh fondateur de l'association Addaaoua wa Sounna fi Al Coraane, sise à Marrakech, est le prototype des agitateurs qui sapent le sens même de l'islam sunnite et tolérant adopté par le pays. Cet islam dont s'est inspiré le nouveau code de la famille qui a fixé l'âge légal du mariage - à partir de 18 ans. Dans un monde où les fatwas anarchiques» sont délivrées clé en main, via Internet ou les chaînes satellitaires, les oulémas doivent contribuer à la préservation des mosquées dans le cadre d'une «charte des oulémas» comme le veut SM le Roi. Autres contrées, mêmes objectifs : la communauté marocaine établie à l'étranger a désormais son conseil qui œuvrera pour «favoriser une certaine ouverture sur les spécificités religieuses et culturelles de cette communauté». Aussi, «prémunir la foi et l'identité marocaine contre les velléités intégristes et extrémistes».
Chiisme
A en croire le tollé suscité par les déclarations de Qaradaoui, la sécurité spirituelle est aussi une question interne. Le grand manitou du prosélytisme sunnite et non moins président de Conseil international des oulémas musulmans, Youssef Qaradaoui, a sonné l'alarme contre une marée chiite dans des pays de la sunna, dont le Maroc. Fausse alerte ou menace imminente ? Une chose est sûre, la mise en index de l'activisme chiite n'a pas laissé indifférent. Il a fallu une déclaration solennelle de la part de l'ambassadeur iranien lui-même pour dissiper les doutes. On note des «tentatives d'infiltration» ou même des informations de militantisme doctrinaire d'un moment à l'autre. Comme l'info rendue publique l'année dernière à propos de six marocains pistés par les services sécuritaires partis en Iran pour suivre à Qom une formation en études théologiques, mais de là à céder à l'alarmisme …. Il n'en demeure pas moins que la réaction de certains théologiens, tel Abdelbari Zemzemi qui a poussé le bouchon jusqu'à prédire le pire, est symptomatique de ce sentiment de précarité, que seule une religiosité de proximité peut endiguer. ■


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