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Le procès est ajourné au 18 mars
Publié dans La Gazette du Maroc le 21 - 02 - 2005

Affaire Laâfoura-Slimani devant la Cour d'appel de Casablanca
Après plusieurs mois d'enquête interminables et une année toute entière d'instruction judiciaire, conduisant les ex-responsables de la gestion de Casablanca dans les filets de la justice, l'affaire Laâfoura-Slimani & Co s'est ouverte mercredi 16 février courant à la Cour d'appel de Casablanca. Une courte audience et le procès est ajourné au 18 mars prochain.
On y est. Ils étaient, enfin, tous devant leur juge en cette matinée du mercredi 16 février courant. Ils cherchaient à s'esquiver du regard et à fuir les regards inquisiteurs de l'assistance, mais en vain. Ils redoutaient tant ce procès, mais le destin en a décidé autrement. Eux, ce sont Abdelaziz Laâfoura, ancien gouverneur, Abdelmoughit Slimani ex-président de la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) et seize autres inculpés, accusés dans l'affaire de la gestion de la ville de Casablanca. La salle d'audience n° 5, la plus spacieuse du palais de justice, prévue pour abriter le procès, s'apprêtait finalement à vivre le procès le plus médiatisé du Maroc de Mohammed VI. Celui que l'on surnomme “l'affaire de la mauvaise gestion de la ville de Casablanca”. Un étonnant procès, où les coups de théâtre ont paru s'enchaîner pour faire éclater la vérité par rebondissements successifs. Après une année toute entière d'instruction judiciaire, le dossier est fin prêt pour le jugement. Ce jour-là, comme attendu, le tribunal, a été en état de siège. L'on s'aperçoit dès l'entrée de la Cour que les services de l'ordre, excités dans pareils procès, veillaient au peigne fin. L'accès à l'ex-Cour d'appel, interdit aux badauds, est réservé aux familles des détenus, aux avocats ainsi qu'aux représentants des médias.
Les journalistes subiront un premier contrôle d'identité dès l'entrée du palais de Justice. Il y en aura d'autres, avant d'atteindre la salle d'audience n° 5, entourée de barrière et de policiers en faction. Le rendez-vous était pris pour 9 heures du matin. La quasi-totalité des journalistes était là avant l'heure indiquée. Et en attendant l'ouverture du procès, toutes les supputations, toutes les extrapolations et toutes les interrogations étaient permises. Va-t-on réellement débattre du procès ou bien va-t-on l'ajourner se contentant des formalités préliminaires en de vérification d'identité des prévenus de la lecture des charges retenues contre eux?
Les avocats, nombreux et présents dans la salle, affichent déjà leur désir de reporter l'affaire pour examiner les dossiers de leurs clients. 9h tapantes, et comme prévu, les détenus, 12 en état de détention préventive et 6 en liberté provisoire, font leur apparition, un à un, dans la salle et s'assoient, côte-à-côte, dans le box des accusés. Abdelmoughit Slimani, ex-président de la commune des Roches-Noires et patron de la CUC, Abderrahim Qanir, ancien député de Kénitra et promoteur de l'entreprise SCTP Consolidaire, Lahcen Haïrouf, Amine Demnati, Boujemaâ Youssefi, Abdeltif Chraïbi, Mohamed Boudhir, Belkoura Hamid, Driss Almou… Le dernier à regagner la salle est Abdelaziz Laâfoura, l'ex-gouverneur de la préfecture d'Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi. Celui-ci, semble-t-il, craignait plus que les autres, ce procès. Il l'avait confié à ses proches la veille de l'entame du procès. Depuis qu'il a été incarcéré, c'est le jour qui le tourmentait le plus. Son comportement dans la salle, il s'est isolé loin des autres accusés, le démontre bien. S'ensuit, à quelques minutes près, l'apparition des magistrats, à leur tête Mustapha Faris, le célèbre ex-juge de la Cour spéciale de justice ( CSJ ), reconverti depuis en juge de droit commun. Un à un, les accusés sont appelés à la barre pour vérification d'identité et lecture des chefs d'accusation.
La liste des réquisitoires retenus contre les accusés est longue et exhaustive. Les faits, dans leur grande simplicité sont, depuis l'éclatement de l'affaire, accessibles à tout un chacun et ont trait à la mauvaise gestion de la ville de Casablanca. Ce faisant, comme pour garder la main et maintenir les accusés sous pression, le président de la séance n'a pas hésité de rappeler en détail les chefs d'accusation retenus contre tous les détenus. Ceux-ci s'articulent autour de détournement et dilapidation de deniers publics, corruption, falsification, faux et usage de faux dans les écritures administratives, bancaires et commerciales, trafic d'influence, destruction de documents administratifs et d'écritures bancaires, abus de confiance, complicité… Des accusations très graves sanctionnées sévèrement par le code de la procédure pénale. Une fois les formalités accomplies, le juge Farès appelle à la barre les témoins, qui se sont, tous absentés, lors de cette première audience. Dans le lot figure une bonne brochette d'hommes politiques, d'élus locaux, d'hommes d'affaires, d'hauts fonctionnaires de l'Etat… (voir encadré). Les avocats, pressés d'en finir, ont demandé au président le report du procès pour non présentation des témoins ainsi que pour l'examen du rapport très fourni (plus de 800 pages) du juge d'instruction chargé de l'affaire, Jamal Serhane, mis à la disposition des avocats deux jours seulement avant l'ouverture du procès. La défense a demandé à la Cour de convoquer le Suisse Lovat, le principal plaignant qui s'est constitué partie civile dans ce procès, et tous ceux dont les noms ont été cités lors des enquêtes de la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) et du juge d'instruction. Et pour enfoncer davantage le clou, le Conseil de la ville de Casablanca, représenté dans ce procès, s'est également constitué partie civile pour demander réparation des dommages subis. Entre-temps, les accusés encaissent, muets et grimaçants. A plusieurs reprises, ils se retournent vers leurs proches, présents dans la salle, qui en signe de réconfort, leur font des gestes à la main. Pas pour longtemps, le président décide d'ajourner le procès au 18 mars prochain et ordonne l'évacuation de la salle.


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