Solidarité Au Maroc, chaque année 3000 enfants souffrent de malformation au niveau du cœur. Chaque jour, six à huit enfants d'entre eux décèdent. Aujourd'hui même, 700 de ces enfants sont dans l'attente d'une opération urgente à cœur ouvert. Mardi dernier une convention maroco-canadienne a été signée pour sauver ces petites vies. La couverture médicale étant ce qu'elle est au Maroc, la majorité des familles de ces jeunes patients se trouvent dans l'obligation de prendre en charge la totalité d'une éventuelle intervention chirurgicale y compris l'achat des consommables utilisés lors de l'opération. Pour plusieurs, ceci relève financièrement de l'insupportable. Le mardi 15 mars courant, une convention maroco-canadienne de partenariat en faveur des enfants cardiaques a été signée entre l'association marocaine "Les bonnes œuvres du cœur", l'hôpital Sainte-Justine de Montréal et l'association canad-ienne "Mobilisation Enfants du Monde". La convention vise à répondre aux besoins en chirurgie cardiaque des enfants atteints au Maroc. D'une durée de deux ans, ce partenariat consiste, selon Dr. Joaquim Miro, chef du service de cardiologie et directeur du programme des sciences cardiaques au CHU Sainte-Justine "à développer une collaboration étroite entre le programme des sciences cardiaques (de son hôpital) et l'équipe médico-chirurgicale des bonnes œuvres du cœur, pour la mise en fonction, l'organisation et le support aux soins à l'Institut humanitaire cardio-pédiatrique (IHCP) de Casablanca". Le tout se fera avec le soutien des autorités marocaines et l'appui financier et logistique de l'association "Mobilisation Enfants du Monde" qui aurait été à l'origine du projet. Les termes du partenariat précisent que l'hôpital Sainte-Justine (HSJ) s'engage à envoyer au Maroc 2 missions de 15 jours, composées d'une équipe médicochirurgicale pédiatrique canadienne, pour opérer les enfants cardiaques démunis. HSJ s'engage notamment à assurer, selon les besoins identifiés à la formation de personnel paramédical et de médecins de l'IHCP. L'hôpital propose notamment de faire profiter l'Institut humanitaire cardio-pédiatrique (en attente d'un statut juridique humanitaire et d'un budget de fonctionnement initial pour ouvrir ses portes) de son expérience sur le plan de la gestion administrative et financière.