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Les 100 jours du lancement du projet Bouregreg : Un projet citoyen
Publié dans La Gazette du Maroc le 24 - 04 - 2006

En attendant le démarrage de la 2ème séquence Amouaj avec les partenaires émiratis au coût d'investissement de près de 18 milliards DH, l'Agence d'aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB, ex-SABR Aménagement, filiale de la CDG) a lancé la première tranche de Bab Al Bahr pour 5 milliards DH en supportant la totalité des engagements financiers liés à l'aménagement et à la viabilisation du site.
La petite équipe d'à peine cinq personnes qui, en 2001, s'était lancée dans cette exaltante aventure pour concocter un projet de mise en valeur des deux rives du fleuve Bouregreg, conduite par Lamghari Essakl sous l'impulsion du Conseiller du Souverain Abdelaziz Méziane Belfkih, que nombreux sont ceux qu'ils vouaient à l'échec, faisant même ricaner sous
cape certains des Cassandre les plus irréductibles et des détracteurs les moins intelligents, a remporté son challenge avec éclat. Cette petite équipe a grandi, une première fois en présentant au Souverain un avant-projet en 2003 et un autre en 2004 bien ficelé qui fut accepté pour être aussitôt mis sur les rails de l'exécution. Cette même petite équipe a grandi, constituée en société filiale du champion de l'investissement institutionnel, le groupe CDG piloté par Mustapha Bakkoury, pour lancer les premières opérations préalables au démarrage du projet du siècle intéressant l'aménagement et la réhabilitation de la vallée sur une superficie de 6000 ha s'étendant sur les rives droite côté Salé et gauche côté Rabat. En profondeur, c'est un territoire gravement pollué, délaissé, défiguré, subissant toutes sortes d'agressions environnementales et de menaces de ruines et de nuisances diverses s'allongeant sur une distance de 15 km qui est en cours de transformation totale. Enfin, cette petite équipe, sous la conduite de son Directeur général Lamghari Essakl dont le seul défaut est de croire dur comme fer à la réussite du challenge envers et contre tous, et il a prouvé qu'il avait mille fois raison, s'est élargie à une vingtaine de talentueux managers, cadres, experts et techniciens dont l'expérience modèle en voie d'exécution fera école pour tout autre projet d'envergure dans le Royaume. Il faut le dire haut et fort, avec cette grande équipe maintenant, le Maroc a gagné une poignée de gestionnaires et d'experts passés maîtres dans l'art et la manière de concevoir, de planifier, de programmer et d'exécuter les grands chantiers d'aménagement, d'infrastructures publiques, des équipements de proximité dans un esprit résolument citoyen. Ceux qui prétendaient, dans leur ignorance des faits et leur dénigrement aveugle, que « ce projet est luxueux », Lamghari leur rétorque en tranchant dans le vif : “Prenez toutes les séquences du projet, et vous verrez qu'il s'agit d'un projet de proximité, citoyen, créant des emplois par milliers, multipliant les activités génératrices de richesses, préservant les arts et métiers traditionnels, sauvegardant les barcassiers et les petits pêcheurs et respectant l'insertion des réalisations modernes dans le respect des traditions ancestrales et des sites historiques qui font la richesse civilisationnelle de cet espace”. En clair, comprenez que ce projet est conçu et réalisé pour les pauvres et les classes modestes, un projet d'ailleurs s'intégrant parfaitement dans la philosophie et les attentes suscitées par l'INDH.
La visite sur site, ce lundi 17 avril, a montré que les 100 jours du démarrage de la première tranche de Bab Al Bahr ont bien été mis à profit puisque les terrassements et nivellements des plates-formes intéressant l'aménagement des ports de plaisance et des appontements sur les deux rives avancent en accéléré, les plans d'eau du port de plaisance et de l'abri de pêche sont bien visibles, le dragage du sable de la plage de Rabat sera incessamment exécuté, la réhabilitation de la décharge d'Oulja pour traquer les lixiviats et les recycler en eaux usées à usage d'arrosage de verdure va bon train, les grues fonctionnent sans relâche, les engins de terrassement ne s'arrêtent plus, les ouvriers sont répartis sur tous les chantiers aux quatre coins de la vallée, les affiches placardent les différents sites portant les slogans des composantes principales du projet Bouregreg, à savoir Environnement, Citoyenneté, Mémoire des lieux et Respect de l'histoire et, en dernier lieu, Mobilité et Facilité d'accès par les Transports.
Le projet d'aménagement du Bouregreg est d'une ampleur que très peu de capitales au monde ont connue récemment ou seraient appelées à connaître, une ministre belge se rendant sur les lieux en fut prise d'admiration pour déclarer spontanément : “A Bruxelles même, nous n'aurons jamais pu réaliser pareil projet dans les mêmes contraintes et, surtout, en un temps record”. Temps record ?
Cela se comprend bien puisque c'est une première au monde dans les projets similaires, toutes les attributions de la puissance publique, des collectivités locales et des agences urbaines ont été concentrées entre les mains de l'Agence AAVB. Ce qui lui confère les coudées franches pour franchir en un temps record, justement, ce que d'autres pays concrétisent à l'issue de procédures longues à plusieurs intervenants dont les litiges ne sont pas des moindres. Un temps record aussi pour achever ce projet car, comme dit Essakl, “les études en moyenne prennent cinq à six ans pour ce genre d'opérations très complexes alors que nous les avons toutes achevées en trois à quatre années. Quant à la réalisation du chantier, pour les deux premières séquences en tout cas, nous tablons sur 4 à 5 années au plus tard”.
Un autre record, également, dans les annales de la réalisation d'ouvrages.
Aménagement du Bouregreg
Les six séquences du projet
Le 17 avril 2006 marquait le 100ème jour depuis le coup d'envoi officiel donné par le Souverain du chantier de mise en valeur des deux rives du fleuve séparant les deux villes siamoises, Rabat et Salé. Quelque 3 mois et demi qui ont enregistré un certain nombre de réalisations appréciables en termes d'apurement du foncier, d'études de faisabilité et d'exécution, délocalisation des ménages, notamment de RAHBA achevé le 4 avril dernier et indemnisés à hauteur de 14 millions DH, libération des terrains de la caserne militaire, du terrain sportif de l'ASS côté rive droite, de la halle aux grains « Bab Rahba » côté rive gauche, lancement imminent du tunnel routier des Oudayas, la réfection du pont Moulay Hassan, les préparatifs pour le fameux tramway accaparant à lui seul plus de 2,5 milliards DH…Les six séquences du projet d'aménagement des deux rives du fleuve ont vu leur démarrage par le chantier de la première tranche dénommée « Bab Al Bahr » visant à créer de nouveaux espaces d'urbanisme et de villégiature avec des centres d'animation et de loisirs, des complexes commerciaux, des hôtels, des espaces verts publics, la construction d'une marina fluviale et l'édification de la Cité des Arts et Métiers pour perpétuer et faire rayonner le savoir-faire slaoui dans les domaines de l'artisanat et des formations liées au tourisme, à l'hôtellerie et aux services. Ce projet, dont le délai de finalisation est estimé entre 4 et 5 années, horizon 2010 à tout casser, mobilise à lui seul 5 milliards DH diligentés par l'Agence publique en charge. La deuxième séquence concerne le projet Amwaj en partenariat 50%-50% entre Sama Dubaï (ex-Dubaï International Properties) pour un investissement global de près de 18 milliards DH (2 milliards de dollars) visant la construction sur 120 ha d'ensembles résidentiels, commerciaux et touristiques. Les autres séquences programmées et en appel de partenaires et d'investisseurs « fiables et crédibles », comme tient à le souligner Essakl, certains candidats espagnols, français et bahreïnis se sont fait poliment raccompagner pour défaut de références fiables, concernent l'aménagement de la Kasbah du Bouregreg, la réhabilitation de Sahrij du Oued d'El Minzeh El Kébir et, enfin, le Lac des Shouls. Il faut surtout retenir que ces séquences ne sont ni successives, ni superposables, mais sont mises en concurrence selon la disponibilité des partenaires répondant aux cahiers des charges et normes de la mission. En tout cas, toute séquence démarrant ne sera pas réceptionnée en totalité clés en main, mais les lots achevés seront livrés au fur et à mesure à l'exploitation ou ouverts au grand public.


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