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Chabata bata chabata bata....
Publié dans Lakome le 03 - 01 - 2013

On a presque envie de dire que le crime est signé. Lorsque Le Matin du Sahara consacre son sujet principal de Une et deux pleines pages à l'interview d'un responsable politique, c'est que le bougre est dans les petits papiers du palais. Hamid Chabat, nouveau secrétaire général du parti de l'Istiqlal a pu déployer sa « pensée » politique.Un véritable festival. Les années de plomb ? Elles se sont terminées en 1975. Le printemps arabe ? Un complot occidental (Encore heureux qu'il n'ait pas cité le pamphlet antisémite « le protocole des sages de Sion » comme il l'avait déjà fait en 2011). Au-delà d'exposer un peu plus la déchéance du parti de l'Istiqlal, l'entretien démontre à ceux qui en doutaient encore qu'Hamid Chabat n'a pas été élu à la tête de son parti pour rendre la tâche facile à Abdelilah Benkirane.
A lire ses saillies contre la politique de l'équipe Benkirane, il est difficile de croire que le maire de Fès dirige un parti faisant partie de la majorité gouvernementale. Point intéressant, Chabat ne se lasse pas de répéter que le gouvernement Benkirane a présidé à une hausse du coût de la vie, notamment de l'essence. Il faut rappeler ici que la réduction des dépenses de compensation revêt aujourd'hui une importance vitale pour la santé budgétaire et économique du pays. On peut critiquer le séquencement choisi par le gouvernement dans la réforme du système de compensation. -Ne fallait-il pas accompagner la hausse des prix de l'essence par l'octroi d'aide directe aux tranches de la population les plus défavorisées, plutôt que d'attendre plus d'une année comme le gouvernement Benkirane promet de le faire ? Mais l'idée de la réforme de la caisse de compensation avec ces deux volets - décompensation puis aides directes à ceux qui on en le plus besoin - est une absolue nécessité, et le gouvernement Benkirane n'a d'autres choix que de la mettre en œuvre.
Chabat ne se limite pas à critiquer la réforme de la caisse de compensation. Il affirme aussi qu'elle relève de l'INDH. Pourquoi insiste-t-il sur l'implication de l'INDH, initiative intimement liée au palais ? Peut-être parce que la prochaine étape de la reforme risque de booster la popularité du gouvernement, et donc du PJD, au-delà de l'acceptable : si l'équipe Benkirane tient ses promesses, ce sont plusieurs millions de marocains qui recevront une aide financière directe de l'Etat. Que le gouvernement en prenne seul le crédit dépasse le seuil de tolérance du Makhzen.
Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que la monarchie a accepté l'arrivée du PJD à la tête du gouvernement de gaieté de cœur. Quand Benkirane loue la qualité de ses relations avec le roi ou le soutien de celui-ci à son gouvernement, il est plus dans la méthode Coué. Les tenants de l'autoritarisme monarchique ont accueilli l'arrivée du PJD comme le cancéreux accueille une chimiothérapie. Une thérapie débilitante mais nécessaire parce que de dernier recours.
Pour limiter la nocivité du remède, la monarchie se sait protégée par deux lignes de défense majeures. La première est une constitution qui lui sauvegarde de larges prérogatives. La deuxième est la composition de la majorité gouvernementale. Que pouvait craindre le makhzen d'un gouvernement composé du MP de Mohand Laenser, du PPS de Nabil Benabdallah et de l'Istiqlal d'Abbes El Fassi ? Pas grand-chose. Mais voilà, même si le PJD s'était choisi comme secrétaire général son membre le moins farouche à l'égard de la monarchie (si ce n'est le plus obséquieux), la démocratie interne du parti de la lampe et son enracinement populaire relatif faisaient courir un risque qu'il fallait tout de même circonscrire.
Pour y parvenir, l'aimable domesticité de l'Istiqlal version Abbes El Fassi n'y suffisait plus. Il fallait un leader qui dépasse Benkirane dans le populisme et l'impudence. Ce sera Chabat.
Le postulat sur lequel est basé le système politique actuel est que la coexistence de l'autoritarisme monarchique et d'une élite politique issue de la volonté populaire est censée apporter la bonne gouvernance et la stabilité. Déjà, les exemples abondent de l'impuissance du gouvernement Benkirane devant les groupes d'intérêts alliés de l'autoritarisme monarchique. L'exonération générale des règles de transparence en ce qui concerne les marchés publics passés par l'armée, en est l'exemple le plus récent. Le travail de sape entamé par les alliés politiques du palais, à l'instar de Hamid Chabat, souligne encore plus la futilité du postulat évoqué plus haut.


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