Sahara marocain : le Sénégal réaffirme son soutien et appuie l'Initiative Royale pour l'Afrique Atlantique    Maroc–Etats-Unis : 250 ans d'amitié et des équilibres diplomatiques en évolution    CAN 2025: plus de 150 infractions traitées par les bureaux judiciaires    ONU : Omar Hilale désigné pour accompagner l'examen de la Stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme    Profession d'avocat : les robes noires préparent une riposte    Sécurité euro-méditerranéenne : le Maroc au centre de la coordination policière avec l'Espagne et l'Allemagne    Aéroports du Maroc : un record de 36,3 millions de passagers en 2025 (ONDA)    Marché boursier : OPCVM et particuliers marocains s'imposent au 3ème trimestre 2025    Agropole de Meknès : lancement du Centre technique des oléagineux pour réduire la dépendance aux importations    Smartphones : les droits de douane ramenés de 17,5 % à 2,5 % en 2026    Propriété intellectuelle pharmaceutique : mobilisation accrue pour renforcer la souveraineté sanitaire du Maroc    Venezuela : le régime chaviste reconnait un bilan de 100 morts lors de la capture de Maduro    Géopolitique : Macron dénonce le "nouvel impérialisme" et critique les relations internationales selon Trump    Plus de 600.000 Vénézuéliens risquent l'expulsion des Etats-Unis après la capture de Maduro    La France votera contre la signature de l'accord UE-Mercosur    CAN-2025 (1/4 de finale): Le Mauritanien Dahane Beida au sifflet du Maroc/Cameroun    Les affiches du jour : invincibilité en péril    Supercoupe d'Espagne: le FC Barcelone et le Real Madrid en finale à Jeddah    Réforme du système de santé : vers une montée en capacité de l'offre publique    Plus de 55.400 km2 sous la neige : le Maroc face à un épisode météorologique sans précédent    Températures prévues pour samedi 10 janvier 2026    Revue de presse de ce vendredi 9 janvier 2026    Indice arabe 2025 : 89 % des Marocains opposés à la reconnaissance d'Israël    Profession d'avocat : l'Association des barreaux déclenche un plan de mobilisation contre le projet de loi    Dakhla : Un nouveau plan régional pour booster l'aquaculture    À l'occasion de la nouvelle année... le président chinois appelle au renforcement du partenariat civilisationnel entre la Chine et l'Afrique    Invitation officielle du Maroc à « Lumumba » pour assister à la finale de la Coupe d'Afrique    CAN 2025: Mazraoui face à Mbeumo dans le duel Maroc-Cameroun    Aux tirs au but... le Paris Saint-Germain remporte le Trophée des Champions au Koweït    Sécurité aérienne : Le Premier ministre canadien met en avant la coopération avec le Maroc    Affaire des « Lions du califat » : 151 années de réclusion cumulées prononcées par la justice    Soudan du Sud: Plus de 700.000 déplacés en 2025 à cause du conflit et des inondations    L'Hôpital Privé Ibn Yassine Rabat du groupe AKDITAL ouvre ses portes    Marrakech: Placement en garde à vue d'un individu pour usurpation d'identité et escroquerie    BAFTA 2026 : « One Battle After Another » en tête des longlists    L'histoire des drapeaux marocains expliquée    CMG dévoile la bande-annonce du Gala du Nouvel An chinois 2026    Sécurité routière : la Mauritanie adopte l'IA    CAN 2025 : plus de 150 infractions recensées dans les stades    Maroc - Cameroun : le duel des Lions pour une place en demi-finale    Barid Al-Maghrib rejoint le programme DATA-TIKA de la CNDP    Quart de finale Mali - Sénégal : «Le Sénégal est favori, mais nous n'avons pas peur » (Saintfiet)    « Ideas of Africa » : L'Afrique moderne s'expose à New York    « Confluences » à Rabat : L'artisanat marocain révèle ses échos africains    Lyon: Cantos argelinos contra judíos y marroquíes durante la CAN 2025    Baitas : "Attribution de 1.000 postes spécifiques aux enseignants de la langue amazighe en 2026"    Tanger: Les bâtiments historiques du Consulat général de France abriteront le nouvel Institut français    Des fossiles humains vieux de 773.000 ans découverts à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Je préfère influencer une génération chez moi, de Casa et Djeddah»
Publié dans La Vie éco le 19 - 01 - 2020

On l'a connue adolescente dans «Samt Al Qoussour». Elle est aujourd'hui l'une des icônes du cinéma arabe. Au FIFM, Hend Sabri est venue présenter son film «Noura Tehlem», premier film de la réalisatrice tunisienne Hind Boujemaa, sorti après le blockbuster égyptien «Al fil Al Azraq».
L'actrice est née en 1979 à Tunis, d'un père avocat et d'une mère professeure de français. Un jour, elle est remarquée par le scénariste et réalisateur Nouri Bouzid, qui a écrit «Samt Al Qoussour » en 1994. En ce temps là, la cinéaste Moufida Tlatli cherche une adolescente pour ce même film...Une star nommée Hend Sabri vient de naître…
Entre «Le silence des palais» et «Noura rêve», qu'a-t-il changé au regard de Hend Sabri sur le cinéma ?
C'est un quart de siècle ! Je suis passée de la caméra 35 mm, à la petite caméra numérique. C'est vrai que le cinéma a changé dans la forme. Il s'est certes popularisé, démocratisé et cela coûte beaucoup moins cher de faire un film. Avant, le cinéma était une question d'élite, c'était un luxe que d'avoir la confiance d'un producteur qui va mettre son argent dans une œuvre. Mais sur le fond, les thématiques, les histoires restent les mêmes. Personnellement, ma relation avec le cinéma a toujours été difficile, oscillant entre amour et haine. C'est un milieu que j'ai toujours aimé à la folie et rejeté en même temps. Peut-être que je me suis un peu réconciliée avec ce métier.
Comment expliquez-vous ce rapport si passionnel ?
Quand j'ai commencé en Egypte, il n'y avait pas beaucoup d'actrices non égyptiennes. C'était très difficile de m'y installer, de confirmer ma présence, de me faire respecter et accepter, pas en tant qu'étrangère, mais en tant que comédienne qui a du talent. J'ai donc toujours eu du mal à être jugée via mon métier.
Et c'est vraiment un métier difficile : on travaille 18h par jour, on n'a pas de vacances, pas de vie privée. J'ai donc toujours eu un rapport complexe avec ce métier. La célébrité aussi ne m'a pas fait que du bien, mais j'ai appris à l'utiliser pour la bonne cause.
Cinéma tunisien vs cinéma égyptien ?
Avant d'aller en Egypte, je n'avais aucun rapport avec le cinéma égyptien. J'étais davantage francophone et francophile.
C'est par un hasard absolu quad j'ai fait le film tunisien «La saison des hommes», que la réalisatrice égyptienne Inas Al Degheidy m'a vue et m'a appelée pour faire «Le journal d'une adolescente».
A l'époque je ne la connaissais pas. Si je l'avais connue, j'aurais peut-être pris peur (rires), puisqu'elle défrayait déjà la chronique. Mais malgré cela, je n'ai eu aucun mal à adopter l'accent et que je refusais de rester cantonnée à des rôles de Maghrébines.
n On vous a vue à la Mostra de Venise et dans plusieurs publications européennes. Le cinéma mondial vous fait-il de l'œil ?
Il y a eu des propositions, mais pas assez importantes à mon sens. Je ne voudrais pas partir en Europe, juste pour partir en Europe. Il me faudrait, comme en Egypte, un déclic d'un réalisateur, un désir de travailler avec moi. Sinon, je n'ai pas la fascination et le complexe de vouloir travailler dans le cinéma français ou européen coûte que coûte. Je préfère influencer une génération chez moi, de Casa et Djeddah, plutôt que d'attendre un petit rôle sans impact en Europe.
En parlant d'impact et d'engagement, Hend Sabri est-elle féministe ?
Je suis carrément féministe. J'entends par là défendre ma condition de femme, mon droit à avoir les mêmes privilèges qu'un homme. Cela vient du fait que je viens de Tunisie où Bourguiba nous a donné des droits qui tranchent avec le système juridique dans le reste du monde arabe.
Mais c'est également une responsabilité que celle de véhiculer une certaine image de la femme maghrébine et arabe, à l'égard des jeunes filles arabes qui me regardent, mais aussi du monde. C'est une véritable responsabilité pour moi de ne jamais faire du tort aux femmes, à travers des rôles qui normalisent avec la violence faite aux femmes ou des scénarios condescendants : ce n'est pas possible.
A travers les réseaux sociaux également, le fait d'avoir des followers et une voix, m'oblige à sensibiliser les jeunes filles, les valoriser, les encourager à tracer leur voies malgré les barrières sociales et le qu'en-dira-t-on.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.