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Mobilier en bois : les artisans broient du noir
Publié dans La Vie éco le 16 - 01 - 2013

Les commandes ont baissé de 16% par rapport au début des années 2 000. L'essentiel de la demande est exprimé par les propriétaires de résidences de luxe . Les artisans sont concurrencés par les modèles marocains fabriqués en Chine et le kit.
Branche importante du secteur artisanale au Maroc, le marché du mobilier en bois est touché de plein fouet par la crise. Les professionnels se plaignent d'une baisse d'activité avoisinant les 16% en nombre de commandes comparée au début des années 2000. Ce recul drastique de la demande est expliqué, selon les artisans, par une réduction de la part des revenus réservée à l'ameublement en faveur d'autres dépenses plus importantes. Cette attitude est d'ailleurs confortée par l'étude du HCP relative à l'indice de confiance des ménages qui, pour le troisième trimestre 2012, indique une détérioration de l'opinion des ménages marocains sur l'évolution de leur niveau de vie : 52,7% d'entre eux considèrent que le moment n'est pas opportun pour l'acquisition de biens durables.
«En 2003, on avait l'habitude de recevoir 10 à 20 commandes par mois pour toute sorte d'ameublement. Aujourd'hui c'est tout juste si l'on arrive à comptabiliser une vingtaine de commandes sur toute l'année», se plaint Nouredine K., artisan et gérant d'un magasin au marché Koréa, à Derb Soltane. Et pour cause, seuls les premiers achats continuent de faire vivre ces magasins alors qu'auparavant le renouvellement était fréquent. «Les gens avaient l'habitude de changer systématiquement leur salon chaque deux ou trois ans. Maintenant, les commandes de renouvellement se font rares et c'est tout juste si l'on arrive à survivre avec celles des jeunes ménages récemment installés», déclare un commerçant voisin.
A Derb Ghalef, c'est le même son de cloche. Du côté des vendeurs de mobilier en bois, les ruelles sont quasi-vides pour une matinée de samedi, connue d'habitude pour sa forte affluence. «Je n'avais pas l'habitude de rester dans le magasin, mais plutôt de faire la tournée des clients pour m'assurer de l'état d'avancement des travaux confiés à mes ouvriers», raconte Khalid, menuisier de son état et copropriétaire d'un magasin à Derb Ghalef. Et d'ajouter qu'«avec la crise actuelle, j'ai été obligé de me séparer d'un apprenti qui gardait le magasin et on parle même avec mon associé de mettre la clé sous le paillasson». En prenant en considération les charges salariales de l'atelier, le prix des produits mis en valeur en vitrine, les impôts, les factures d'électricité et les charges diverses d'exploitation, il devient très difficile pour l'artisan de s'en sortir. Il se retrouve des fois avec une marge d'à peine 2 000 à 3 000 DH par mois.
De 7 000 DH à 45 000 DH pour meubler son salon
Les propriétaires des résidences de luxe et villas constituent une clientèle régulière. Ils passent des commandes pour embellir leur intérieur et pas uniquement avec du mobilier en bois. Car il faut dire qu'aujourd'hui les artisans ne se contentent plus de fournir des produits sur mesure. Obligés de s'adapter à ce nouveau contexte, ils ont élargi leur domaine de compétences et proposent aux clients des services de conseil en décoration, incluant matelas, tapisserie, rideaux et lustres. Ainsi, la plupart d'entre eux proposent des catalogues de modèles très variés allant du salon strictement traditionnel à d'autres plus modernes et trendy. Avec le temps, ils se sont constitué un carnet de contacts de diverses professions gravitant autour de l'ameublement et s'occupent de la supervision des travaux pour livrer au final un produit complet. La durée des travaux dépend bien évidemment de l'importance de l'ouvrage. Mais elle va généralement de 20 à 40 jours.
Les prix des salons peuvent également largement varier en fonction de la qualité du bois utilisé et de la superficie de la pièce, donc du métrage. Ainsi, les tables de bois pour matelas sont commercialisées à partir de 150 DH le mètre (pour le bois rouge) et peuvent atteindre 600 DH le mètre pour le bois de hêtre travaillé et ciselé à la main. Pour la pièce complète incluant matelas, rideaux et tapisseries, les prix peuvent varier de 7 000 DH à 8 000 DH pour le moins cher, et atteindre facilement 40 000 DH à 45 000 DH pour le haut de gamme. Mais tous les produits proposés ne sont pas fabriqués localement. Du mobilier conçu sur le modèle marocain est maintenant importé, essentiellement de Chine. Sans oublier le kit qui a su accompagner le boom immobilier concurrençant rudement l'activité artisanale.


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