Selon les données statistiques officielles, l'année 2025 a enregistré 112.925 accidents corporels en milieu urbain, faisant 1.664 morts, 6.123 blessés graves et 143.420 blessés légers. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le préfet de police Driss Salek, chef de service sécurité routière et accidents de la circulation à la direction de la sécurité publique relevant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), a affirmé, mercredi à Ifrane, que le contrôle routier constitue un axe central du plan d'action de la DGSN. Cette mission stratégique fait également l'objet d'orientations directes du Directeur général de la Sûreté nationale, qui insiste sur le renforcement du contrôle routier et sur l'application rigoureuse de la loi dans le respect des droits des citoyens, a dit le responsable qui intervenait à l'ouverture d'une journée de communication organisée par la DGSN autour du thème « Accidents de la circulation : diagnostic et perspectives de solutions à la lumière des expériences internationales » à l'Institut supérieur des sciences de la sécurité. Il a ajouté que la DGSN veille en permanence à intensifier les interventions de contrôle, à moderniser et renforcer les équipements dédiés à la détection et à la répression des infractions, ainsi qu'à améliorer les compétences des cadres et agents chargés du contrôle routier à travers des formations continues et des journées d'étude régulières. M. Salek a également souligné l'importance accordée à la valorisation du capital humain et à l'utilisation des technologies de l'information, notamment par la digitalisation et la simplification des procédures relatives à la sécurité routière, en particulier les procès-verbaux de constatation des accidents et des infractions, supervisés par la Direction des systèmes d'information et de communication de la DGSN. Le responsable sécuritaire a précisé que l'action de la DGSN en matière de contrôle routier constitue une préoccupation quotidienne multidimensionnelle, englobant aussi bien le développement du cadre législatif que la mobilisation des ressources financières nécessaires à l'acquisition d'équipements, ainsi que le renforcement de la coordination entre l'ensemble des intervenants concernés par la sécurité routière. Après avoir insisté sur l'importance d'une coordination efficace, notamment aux niveaux régional et local, il a appelé à accélérer la mise en place d'un cadre juridique approprié pour remédier aux dysfonctionnements constatés et à renforcer les moyens de contrôle, en particulier le contrôle mobile. Par ailleurs, M. Salek a indiqué que le contrôle des usagers de motocycles a connu un développement notable, tant en termes d'équipements que d'augmentation des interventions des cadres et agents chargés du contrôle routier, ainsi que de verbalisation et de recouvrement des amendes transactionnelles et forfaitaires. De son côté, Ali Dhibyan Al-Rachidi, de l'Université Naif arabe des sciences de la sécurité et directeur du Centre de sécurité routière relevant de cette institution, a souligné l'importance d'élaborer des stratégies ambitieuses et claires pour lutter contre le fléau des accidents de la circulation et préserver les vies humaines. Il a indiqué que ces stratégies doivent mettre l'accent sur les aspects organisationnels et législatifs, tout en prenant en considération les comportements à risque des conducteurs et en procédant à un diagnostic précis de ces comportements. Il a également salué les efforts déployés par les services de police de la circulation pour constater les infractions et appliquer la loi à l'encontre de tous les contrevenants. Evoquant les actions de l'université, M. Al Rachidi a mis en avant son rôle dans la sensibilisation routière et le renforcement des capacités cognitives et professionnelles des agents de la circulation, notamment à travers son centre spécialisé en sécurité routière, ainsi que dans la formation en cybersécurité, criminologie, droit pénal et intelligence artificielle. Selon les données statistiques, l'année 2025 a enregistré 112.925 accidents corporels en milieu urbain, faisant 1.664 morts, 6.123 blessés graves et 143.420 blessés légers. Parmi les victimes figurent 864 usagers de motocycles, soit 52 % du total des décès. La journée d'étude, organisée à l'occasion de la Journée nationale de la sécurité routière, a comporté quatre sessions consacrées au contrôle routier et au diagnostic des accidents impliquant les motocycles, au cadre législatif et réglementaire, à la digitalisation au service de la sécurité routière ainsi qu'aux expériences internationales et bonnes pratiques.