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Les médecins privés n'arrêtent pas d'augmenter leurs tarifs !
Publié dans La Vie éco le 14 - 04 - 2015

Beaucoup de généralistes et spécialistes ignorent la tarification nationale de référence. L'Agence nationale de l'assurance maladie veut arriver à une nouvelle tarification avant fin septembre prochain.
Les négociations pour la révision de la tarification nationale de référence sont relancées par l'Agence nationale de l'assurance maladie. Plusieurs réunions, auxquelles ont pris part le ministère de la santé et les gestionnaires de l'AMO, ont eu lieu depuis décembre 2014 et le dossier devrait être bouclé d'ici fin septembre 2015. Il est à souligner que les premières discussions pour la révision des tarifs remontent à 2010 et ont connu plusieurs blocages jusqu'à la signature d'un mémorandum en 2011. Un accord qui n'a semble-t-il pas résolu le problème puisque, actuellement, les prestataires de soins ont de nouvelles doléances.
Il faut rappeler que les tarifs de plusieurs actes ont été révisés depuis 2011 et que les prestataires ont signé des conventions avec les CHU, les biologistes et les médecins dentistes. Toutefois, il reste encore les tarifs de référence de la consultation, le coût de la réanimation ainsi que la tarification de certains examens radiologiques et d'exploration.
Mais sur le terrain, les tarifs de référence fixés en 2006, au démarrage de l'AMO, ne sont pas du tout respectés par les praticiens qui estiment qu'ils ne correspondent pas du tout au coût réel des prestations. Ce qui explique qu'actuellement les assurés de l'AMO payent un tarif donné et sont remboursés sur la base des tarifs AMO. Qu'en est il des tarifs sur le marché ?
Durant ces trois dernières années, les médecins, généralistes et spécialistes, ont révisé leurs honoraires à la hausse. «C'est une prérogative qui nous revient étant donné que les tarifs ne sont pas réglementés et ils ne devraient pas l'être d'ailleurs dans la mesure où nous relevons d'une profession libérale», explique un membre du Syndicat des médecins privés. Aujourd'hui, le prix de la consultation chez le généraliste varie de 120 à 150 DH en fonction des quartiers. Ces tarifs sont appliqués dans les grandes villes comme Casablanca et Rabat. Dans d'autres villes comme El Jadida, Safi et Settat, la facture va de 80 à 100 DH. Si le cas nécessite une échographie, elle monte à 200 DH dans ces villes, contre 400 DH à Casablanca ou Rabat. Chez les gestionnaires, on estime qu'il y a une prescription abusive de l'examen échographique par les médecins de façon générale, ce qui explique la nécessité de mettre en place au plus vite des protocoles thérapeutiques précis.
Jusqu'à 600 DH pour une simple consultation chez un spécialiste
Chez le spécialiste, la consultation varie de 200 à 400 DH. «Les ophtalmologues et les gynécologues facturent souvent 400 DH pour une simple consultation. S'ils pratiquent des examens radiologiques, les honoraires passent à 600 DH. Chez certains cardiologues et pneumologues, la consultation est facturée automatiquement à 500 DH car ils procèdent obligatoirement à un examen radiologique même si le cas du patient ne le nécessite pas», explique-t-on. Les pédiatres réclament entre 250 DH pour une simple consultation et 600 DH s'ils font les vaccins. Sachant qu'ils font de l'exercice illégal de la pharmacie lorsqu'ils mettent les vaccins à la disposition de leurs patients.
La CNOPS et la CNSS sont d'accord sur le principe de la révision à la hausse des tarifs, à condition que les prestataires de soins fassent des concessions sur la prescription des médicaments. Les deux caisses demandent précisément que les génériques soient privilégiés pour permettre une meilleure maîtrise des dépenses en médicaments. En contrepartie, elles sont disposées à faire un effort sur le prix de la consultation, qui pourrait être fixé à 200 ou 250 DH.
Dans les cliniques, les tarifs pour un même acte médical sont variables en fonction de la qualité des prestations et du plateau technologique. Mais pas seulement, car les assurés et les gestionnaires de l'AMO dénoncent une prescription abusive d'examens et d'analyses médicaux qui ne sont pas toujours nécessaires. «Nous avons certes une convention avec les cliniques, mais parfois les tarifs sont au-delà des tarifs conventionnés et donc le surplus est pris en charge par le patient et sa famille», explique un assureur de la place. Les actes les plus concernés sont les accouchements par césarienne avec péridurale, l'appendicectomie ou encore la cholécystectomie (l'ablation de la vésicule biliaire).
Les cliniques facturent une césarienne à 12000 DH alors qu'elle est à 8 000 DH dans la TNR. Pour justifier son prix, une clinique de Casablanca met en avant les charges supplémentaires engendrées par la qualité du service et la qualification du personnel paramédical. La réanimation coûte au patient 5 000 DH par jour contre 1500 DH dans la TNR. Selon certains observateurs, cette situation pourrait changer en faveur des patients traités à Casablanca grâce à l'entrée en service de l'hôpital Cheikh Zayed.


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