Le soutien renouvelé de la France à l'intégrité territoriale du Maroc lors du Forum parlementaire maroco-français à Rabat    Scandale des contrats de la COP 22 : condamnation de deux ex-responsables de Marrakech pour détournement de fonds publics    Report du procès des supporters sénégalais et du citoyen franco algérien au 5 février à Rabat    Désalinisation au Maroc : Un écart croissant entre les coûts de production et les prix de vente [Rapport]    Charte TPME : une opportunité concrète pour les jeunes entrepreneurs (VIDEO)    Finances publiques : des recettes en progression    Transport aérien : un record de 36,4 millions de passagers en 2025    Le Roi Mohammed VI mobilise les FAR pour faire face aux intempéries au Maroc    Terrorisme : Arrestation en Autriche grâce à la coopération avec la DGST    Pays du Sahel : Bank of Africa effectue une tournée diplomatique et économique de haut niveau    CAN - Maroc - Sénégal : Motsepe pris au piège de sa propre commission de discipline    Motsepe tente d'éteindre l'incendie avec un verre d'eau : Analyse du communiqué    Sanctions de la CAF : un verdict au goût amer    CAF : Des sanctions pensées pour être contestées, le TAS comme échappatoire    Yassir Zabiri, nouvelle cible du Stade Rennais ?    Moroccan music icon Abdelhadi Belkhayat passes away at 86    Floods force school closures in Ksar El-Kebir for safety    Suspension des cours à Ksar El Kebir en raison des inondations    Décès d'Abdelhadi Belkhayat, icône de la musique marocaine, à 86 ans    Robbie Williams to play first-ever North Africa concert at Jazzablanca    Deux morts dans l'effondrement d'une maison en pisé à Taounate    USA : Kevin Warsh nommé par Trump à la tête de la FED    Trump a demandé à Poutine d'arrêter les frappes sur Kiev "jusqu'au 1er février"    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    Presse et politique : l'ANME trace une ligne rouge face aux dérives populistes    Ksar El Kebir : mise en place de tentes pour les sinistrés et reflux partiel des eaux après les inondations    Des chiffres solides reflètent la résilience du secteur culturel en Chine en 2025    Tesla lance la vente directe et son premier pop‐up store au Maroc    CAN 2028 : l'Afrique du Sud envisage une candidature avec le Mozambique et le Lesotho    Real Betis : Abde Ezzalzouli décisif dans la qualification directe en Ligue Europa    La sélection marocaine de voile défend ses couleurs au championnat arabe 2026    HCP : l'indice des prix à la production recule de 0,1 % en décembre 2025    André Azoulay reçoit l'ambassadeure du Kazakhstan pour approfondir la coopération bilatérale    Omar Hilale élu président de la Commission de consolidation de la paix    Sahara marocain : l'UE évoque l'autonomie comme solution réaliste    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Sous les Hautes Instructions Royales... Mobilisation maximale de la Commission nationale de veille pour faire face aux inondations et protéger les citoyens sinistrés    Sidi Kacem : Les équipes d'urgence et les autorités locales interviennent pour faire face aux inondations de l'oued Sebou    Tanger: Une enquête vise 24 personnes, dont des policiers et des douaniers    Boualem Sansal à l'Académie française : un message sans équivoque    Sécurité avant tout : le Danemark officialise l'expulsion des étrangers condamnés    À Casablanca, Afric'Artech 2026 inaugure l'ère de la création numérique africaine    Semaines du film européen : L'Europe s'affiche en haut de l'affiche    Akhannouch reçoit les présidents du Parlement français    Jazzablanca: Robbie Williams en concert pour la première fois en Afrique du Nord    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    Eclosion, ou l'art d'explorer l'indomptable    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les tribunaux ne chôment pas
Publié dans La Vie éco le 21 - 12 - 2015

les contentieux commerciaux sont complexes et concernent souvent des montants financiers élevés, ou des sommes d'argent importantes. Les magistrats prennent alors le temps d'étudier chaque pièce, de lire et relire chaque document, et n'hésitent pas à recourir à des enquêtes, voire désigner des experts, pour avoir un éclairage sur tel ou tel point.
Qui a dit que les tribunaux du Royaume fonctionnaient au ralenti, chômaient, et que des dizaines de dossiers étaient en souffrance ? Ce diffamateur sera privé de dessert car la presse nationale nous apprend qu'en 2014, sur 3 444 783 affaires portées devant la Justice, 76,76% d'entre elles ont été jugées, ce qui n'est pas si mal que ça. La grande majorité de ces cas ont été traités par les tribunaux de première instance, ce qui est logique, car c'est le premier degré de juridiction. Ensuite, bien des citoyens n'estiment pas nécessaire de porter les litiges devant les Cours d'appel pour diverses raisons, entre autres la longueur de la procédure, les frais de justice parfois élevés et l'obligation de constituer un avocat. Ils auront alors recours aux méthodes alternatives de règlement des litiges, comme l'arbitrage, par exemple, ou un compromis avec l'adversaire, équilibrant les droits et devoirs de chaque partie envers l'autre.
En tout état de cause, les chiffres officiels montrent une progression de 7,1% des affaires réglées par les instances judiciaires. Une rapide promenade dans n'importe quel palais de justice le confirmera : les citoyens se bousculent au portillon, provoquant même parfois un engorgement des prétoires, obligeant les autorités responsables à jongler avec le nombre de salles d'audience disponibles. C'est pourquoi certaines semaines il n'est pas rare de voir des centaines de personnes agglutinées devant les grilles du tribunal, notamment au pôle pénal d'Ain-Sebâa, lors des comparutions en flagrant délit : sauf que tout le monde ne pourra y avoir accès, les places étant limitées. Autre tribunal fonctionnant à plein régime: le Tribunal de commerce de Casablanca, ce qui est logique dans une ville d'affaires comme la métropole. Des magistrats se relaient presque pour assurer une gestion fluide des affaires traitées. Mais malgré toute la bonne volonté des magistrats, le dévouement de leurs huissiers, personne n'y arrive vraiment, et du coup, le traitement d'un dossier peut varier entre quelques semaines ou plusieurs mois.
Il faut dire que les contentieux commerciaux sont complexes et concernent souvent des montants financiers élevés, ou des sommes d'argent importantes. Les magistrats prennent alors le temps d'étudier chaque pièce, de lire et relire chaque document, et n'hésitent pas à recourir à des enquêtes, voire désigner des experts, pour avoir un éclairage sur tel ou tel point. Ce recours à l'expertise, qui est souvent très utile pour la bonne compréhension d'une affaire, n'en cache pas moins quelques pièges, difficiles à surmonter. Explications : A et B sont en litige pour une affaire quelconque, et leur litige aboutit devant un tribunal. Chaque partie est assistée par un avocat, lequel présentera bien évidemment le litige selon le point de vue de son client, et de la manière la plus avantageuse. En d'autres termes, pour résoudre le litige, l'un propose le blanc et l'autre le noir, c'est-à-dire deux versions diamétralement opposées. Du coup, leur affaire étant portée en justice, avec tous les à-côtés prévisibles, A et B sont en froid, et ne communiquent plus que par avocats interposés. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui leur a fait choisir un juriste, malgré les coûts y afférents : ne pas se rencontrer. Mais, parfois, les magistrats méconnaissent cet état de fait, ou ils veulent le négliger. Ils veulent aussi comprendre le comment du pourquoi du litige opposant les deux hommes. Alors, le juge décide la tenue d'une «enquête» (c'est le terme technique utilisé) car c'est bien d'une confrontation qu'il s'agit. Elle se tient en général dans le bureau du magistrat, et très souvent les événements dérapent. Les antagonistes, serrés dans un bureau trop petit, se font face-à-face, s'interrompent les uns les autres, contestent avec virulence les déclarations de l'adversaire, et, et,.... N'était-ce l'autorité du magistrat, et sa capacité à hausser le ton plus que les protagonistes, l'affaire se terminerait en coups de poing. D'ailleurs, nombre de bagarres éclatent dans la cour du Tribunal, dès la sortie du bureau du juge ! C'est aussi cela le quotidien des tribunaux au Maroc. Relevons enfin, et nous retrouvons notre bon Maroc dans toute son originalité, que, selon la presse nationale, l'an dernier, les Tribunaux du Royaume, vraiment actifs, ont rendu leurs verdicts dans 2644 113 affaires... sur un total de dossiers présentés à la Justice de 2554 170 affaires. Cherchez l'erreur!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.