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Les fruits de la croissance palpables en 1997
Publié dans L'Economiste le 30 - 01 - 1997

La croissance de ces 7 dernières années a évolué en dents de scie. La nature a imposé son diktat. Il faut maintenant repenser la contribution de chaque secteur pour être moins dépendant de l'agriculture.
- L'Economiste: La croissance de cette année est bonne, c'était prévisible. Mais, en moyenne sur ces 2 années, la croissance est d'environ 2%. N'est-ce pas une croissance insuffisante pour dynamiser l'économie?
- M. Lamine Benomar: Dans l'absolu, la croissance de cette année est bonne. Le niveau de croissance demeure néanmoins insuffisant, si l'on calcule son évolution sur 2 ans. Mais sur 3 années, il est honorable, près de 5%.
Depuis le début de la décennie, le taux de croissance est en moyenne de 2,7% sur toute cette période, c'est encore faible. Mais si l'on entre dans un cycle de pluviométrie important, nous pouvons tabler, pour la prochaine décennie, sur un taux de croissance moyen de 5%.
- Vous avez parlé à juste titre de pluviométrie; l'excellent résultat de cette année est dû aux performances de la campagne agricole. C'est une donnée qui se répète depuis le début de la décennie. Finalement, que vaut le Maroc sans son agriculture?
- Au Maroc, la croissance du PIB hors agriculture vaut 3,5% en 1996 et les autres secteurs représentent 80% du PIB. L'agriculture constitue l'élément le plus important de l'économie, près de 20% du PIB. Il y a toujours un secteur qui tire l'économie vers le haut et au Maroc c'est l'agriculture. Malheureusement, ces 20 dernières années ont été marquées par une sécheresse cyclique importante et ce secteur a influé négativement sur le taux de croissance. Mais la pluviométrie de ces dernières années nous incite à être optimistes.
Rôle de relais
- Cela veut dire que vous continuez à tabler sur l'agriculture qui elle-même a montré ses limites, pensez-vous que c'est judicieux?
- Absolument, l'agriculture est un secteur important et il le demeure. Nous avons des terres agricoles, nous avons de l'eau que nous avons appris à domestiquer. C'est une donnée naturelle et il n'y a aucune raison de la négliger. Par ailleurs, d'un point de vue stratégique, l'alimentaire est important et on ne peut pas trop dépendre de l'extérieur. Il n'en reste pas moins qu'il faudrait se diversifier, pour ne pas dépendre d'une seule composante de l'économie.
Nous avons cherché à nous diversifier à travers l'industrie, mais nous avons été confrontés à une forte compétitivité. Résultat, certains secteurs, comme le textile, sont en crise et n'ont pas pu jouer le rôle de relais. Mais il existe toujours de nouveaux créneaux sur lesquels on doit se positionner.
- Pouvez-vous nous retracer l'évolution de la croissance depuis le début de l'année 1990.
- La croissance a évolué en dents de scie. Ce n'est pas probant, nous aurions préféré avoir une courbe ascendante. Les creux ou les pics sont étroitement dépendants de la pluviométrie. Sur cette période, nous n'avons eu qu'une croissance moyenne de 3,5%, ce n'est pas suffisant pour combler le déficit et faire face à la croissance démographique. N'oublions pas qu'il faut un taux de croissance soutenu et durable supérieur à 6% pour assurer un véritable décollage.
Effet d'entraînement
- Les chiffres sont optimistes, la tendance sur le terrain l'est moins, qu'en pensez-vous?
- Les indicateurs que nous avons entre les mains montrent une évolution positive, une croissance honorable. Sur le terrain, les effets d'une croissance ne se ressentent pas du jour au lendemain. Ils devraient se faire ressentir à partir de cette année, grâce à l'effet d'entraînement. Le taux de chômage a quant à lui baissé, ce qui est une certitude, mais reste néanmoins élevé. Malheureusement, le chômage de longue durée dépassant une année s'installe au Maroc. Il concerne notamment les diplômés. En revanche, la main-d'oeuvre non qualifiée trouve plus facilement du travail.
- L'indice du coût de la vie traduit une forte décélération des prix à la consommation en 1996. L'ICV n'est pas significatif de l'inflation. Quand pense-t-on créer un instrument de mesure de l'inflation plus significatif?
- L'ICV indique l'évolution des prix à la consommation des ménages dits modestes en milieu urbain. Il représente un indicateur de l'inflation.
La population ciblée ne diffère pas de celle de la plupart des pays dans le monde. C'est d'ailleurs l'indicateur le plus utilisé pour approcher l'inflation. Les paniers, en revanche, diffèrent selon les pays. Il reste l'indice le plus accessible et le plus significatif pour mesurer l'évolution des prix mensuellement, alors que le déflateur du PIB ne peut être calculé qu'une fois par an. L'évolution des deux indices reste très voisine.
- Début janvier, les prix ont flambé, pensez-vous que cette tendance va se poursuivre?
- Le mois n'est pas terminé. Mais ce mois-ci coïncide avec celui du Ramadan, où la consommation, aussi bien en produits alimentaires qu'en autres produits est importante. L'ICV du mois de Ramadan est traditionnellement toujours élevé, à cause de la forte demande.
Propos recueillis


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