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«Boire, fumer et conduire vite»
Le public casablancais conquis
Publié dans L'Economiste le 21 - 01 - 2011

Greg, Marc, Simon et Madeleine ont eu leur dose... Une bonne dose de rire qui maintient en état de dépendance continue. Mercredi soir au Mégarama Casablanca, dans une salle archi-comble, ils ont été généreusement servis. Greg, Marc, David et Madeleine sont les quatre protagonistes de la pièce «Boire, fumer et conduire vite», signée Philippe Lellouche qui interprète le rôle de Simon aux côtés de Christian Vadim (Greg), David Brécourt (Marc) et Marie Fugain (la fille du chanteur populaire Michel Fugain) qui vient de rejoindre les trois compères. Elle remplace, en effet, Vanessa Demouy, en stand-by pour grossesse.
Dans cette comédie, jouée pour la première fois dans un pays arabe, personne ne s'ennuie. Ni le public, ni les comédiens. Pourtant, la situation est banale: le soir du réveillon du Nouvel An, trois quadragénaires «de bonne condition sociale» se retrouvent pour des raisons diverses en salle de garde à vue, dans le commissariat du 12e arrondissement à Paris. L'un a bu un verre de trop, l'autre a fumé dans un lieu public et le troisième a fait un excès de vitesse. De «petits délits» qui peuvent coûter cher aujourd'hui. Une avocate - commise d'office - séduisante et pleine de ressources est chargée de les défendre. Au fil des dialogues, désopilants, les comédiens écorchent une société de plus en plus restrictive et qui au nom du principe de précaution multiplient les interdits. Tout le monde en prend pour son grade, même la gentille Dora l'exploratrice. Pendant une heure et demie, ces quadras, nés de parents soixante-huitards, qui ont connu les «pulls acryliques» et rêvé en lisant «le Club des cinq et Fantomette» jettent un regard critique sur le monde d'aujourd'hui. Et durant une heure et demie, le public fait corps avec les acteurs durant cette comédie, pleine de surprises. L'alchimie est parfaite. Les applaudissements fusent à chaque réplique, le rire est contagieux. «Le rire des gens est une drogue dure», avouent les comédiens unanimes.
«On en a marre de cette dictature de la protection qui est en train d'envahir le monde sous prétexte de notre bien-être», déclare Philippe Lellouche. «Au Maroc, vous en êtes pas encore là; vous avez de la chance», lance-t-il à L'Economiste. Une remarque qu'il n'a pas manqué d'adresser au public qui faisait une standing ovation aux comédiens à la fin du spectacle. «Ce que je trouve fascinant ici, c'est qu'avant d'être arabe, juif ou musulman... on est d'abord Marocain», a-t-il ajouté. A bon entendeur...
Un cocktail qui marche
Dans «Boire, fumer et conduire vite», Lellouche reprend les ingrédients qui ont fait le succès de ses deux autres pièces «Le jeu de la vérité 1 et 2», avec des dialogues à brides abattues qui «tapent là où ça fait mal mais avec humour» et surtout avec les mêmes comédiens. Le cocktail marche très bien. Cette bande de copains qui ont à leur actif plus de 1.000 représentations prend plaisir à jouer ensemble. «On a joué Boire, fumer et conduire vite plus de 400 fois», déclare David Brécourt. «On ne joue pas, on s'amuse ensemble. Quand, je pars en tournage pour un film, je me rends compte à quel point mes copains me manquent et, hop, on remonte sur scène», affirme Christian Vadim très touchant dans son rôle d'ivrogne fragile et sentimental. N'est-il pas le digne héritier de Catherine Deneuve et de Roger Vadim, ses parents. Les autres ne sont pas mal non plus. «Ils sont même très bons», de l'avis d'une spectatrice. Une chose est sûre, le public casablancais a été conquis.
Avec sa première représentation de l'année, Top Event fait une rentrée culturelle fracassante. En effet, les deux représentations programmées à Casablanca et Rabat (vendredi 21 janvier) sont jouées à guichets fermés. Un pari réussi pour la société dirigée par Mehdi Laraki. En effet, dans sa volonté de démocratiser l'accès à la culture, Top Event a fait des efforts sur les prix, notamment pour les étudiants. Les sponsors ont également mis la main à la poche. Ce qui laisse présager, pour le public marocain, un avenir culturel très riche. Déjà de grosses pointures du rire et des comédies musicales de grande qualité sont annoncées pour les prochains mois. A noter donc sur vos agendas, Mustapha El Atrassi (25 février), Pinocchio (12 et 13 mars), Les 39 marches (21 avril) et Framboises frivoles (5 mai).


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