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Safi: Le gypse, un gros potentiel encore sous exploité
Publié dans L'Economiste le 05 - 07 - 2011

Le gypse est l'une des principales richesses de la région de Safi. Les réserves nationales de ce minerai sont évaluées à 10 millions de tonnes, dont la plus grande partie est localisée dans la région de Safi. Cette richesse naturelle devrait donc être une source de développement économique pour la région. Mais selon un constat de la Chambre de commerce, d'industrie et des services (CCIS) de Safi, «si la demande internationale sur le plâtre est forte, les qualités du plâtre de la région ne sont pas encore suffisamment connues». En effet, à ce jour, on trouve seulement quatre usines de plâtre à Safi et leur capacité de production est plus élevée que la demande.
Quels sont donc les freins au développement du secteur? Au niveau du gypse (la matière première brute) qui est exporté, le secteur souffre d'un manque de compétitivité et d'une forte concurrence étrangère. «Le Maroc en commercialise à peine 200.000 tonnes par an à l'étranger, principalement en Europe, peu en Asie et en Afrique de l'Ouest. A titre de comparaison, l'Espagne exporte 3,45 millions de tonnes de gypse par an», souligne Mohammed El Bajta, directeur de la Compagnie marocaine de plâtre et d'enduit (CMPE). Le gypse marocain est pourtant de bonne qualité, mais souffre d'un manque de compétitivité. «Le gypse marocain est plus cher que celui d'Espagne ou encore de Turquie, notamment à cause du coût de l'énergie très élevé au Maroc, mais aussi à cause des frais de transport maritime», poursuit El Bajta.
La compétitivité du secteur est, en effet, fortement liée aux infrastructures portuaires. Le gypse doit être chargé le plus rapidement possible dans les navires pour réduire le temps d'accostage. «Il faut donc des moyens de chargement qui permettent une cadence élevée», poursuit la même source. De leur côté, les Espagnols utilisent des bennes transporteuses, appelées sauterelles, dont le coût d'achat est peu élevé. «Il est donc possible d'investir dans de nombreuses bennes et de multiplier la cadence de chargement», poursuit le directeur de la CMPE. Leur cadence est de l'ordre de 200.000 tonnes ou 300.000 tonnes par jour. A Safi, ce moyen de chargement était utilisé auparavant, mais a été arrêté à cause des plaintes des habitants. En effet, les bennes dégagent beaucoup de poussière et le port est situé en pleine ville. Désormais, le chargement se fait donc via des grues, mais qui nécessitent un investissement beaucoup plus important et qui permettent de charger à peine 6.000 tonnes par jour.
Pour cette raison notamment, le projet du nouveau port de Safi est attendu par toute la profession. En effet, la délocalisation du port en dehors de la ville devrait augmenter la cadence de chargement. «De plus, le nouveau port pourra recevoir des navires d'une capacité plus importante que le port actuel, ce qui permettra d'exporter vers des destinations plus éloignées», souligne El Bajta. Autre avantage, les entreprises ne devront plus transporter la matière première jusqu'en ville.
Outre le gypse, les entreprises de Safi fabriquent également du plâtre (le produit fini). Mais ici aussi la demande reste limitée. Au niveau du marché intérieur, les Marocains ne sont pas encore très friands de plâtre. En ce qui concerne l'export, à peine 15.000 tonnes sont commercialisées annuellement et principalement vers l'Afrique de l'Ouest. La difficulté ici est d'acheminer la marchandise jusqu'au port à conteneurs de Casablanca. En effet, le port actuel de Safi n'a pas de quai à conteneur. «Si on arrive à avoir un port de conteneurs dans la région, ce serait un plus incontestable. Les coûts de transport et de logistique vont diminuer. On pourrait facilement doubler la quantité exportée chaque année», conclut le directeur de la CPME.
Qualités peu connues
Au Maroc, la demande intérieure en plâtre reste faible. Selon les professionnels, le Marocain méconnaît encore les qualités du plâtre et fait en général plus confiance au ciment. Pourtant, ils précisent que le plâtre présente plusieurs avantages, dont son faible coût en main-d'œuvre, sa rapidité de séchage, ses vertus isolantes et peu inflammables. Cependant, ils ajoutent que les choses commencent à changer: «Le mortier est par exemple de plus en plus utilisé. Pour booster la demande, il faut proposer d'autres produits mieux adaptés aux besoins des Marocains».
De notre correspondante,


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