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«Moins pire»
Publié dans L'Economiste le 28 - 03 - 2013

Le gouvernement choisit de ralentir durablement la croissance: moins de trois mois après le vote de la loi de Finances (comme annoncé hier dans L'Economiste), il coupe dans les dépenses d'investissements. Il ne le fait pas de gaieté de cœur. Il y est acculé.
Tout le monde sait, depuis deux ans au moins, que la politique de dépenses publiques pour créer artificiellement de la consommation ne peut pas tenir très longtemps. Ce n'est qu'un moment dans la vie d'un Etat.
L'option est parfaitement justifiée pour aider la nation à faire des réformes profondes et risquées comme celles de 2011, dans la vague des printemps arabes.
Mais il faut très vite revenir à la bonne gouvernance.
Il faut le faire vraiment, ne pas se contenter d'en parler. Le Pr. Boulif (dont les élèves savent produire d'excellents travaux de recherches universitaires, dont un remarquable Prix de L'Economiste l'année dernière) ne devrait pas laisser son portefeuille ministériel être gâché par des vétilles électoralistes: la bonne gouvernance se joue d'abord et avant tout dans la qualité de la politique économique, à commencer par une politique budgétaire claire et durable.
Le plus éprouvant dans cette absence de perspective et de maîtrise de la politique économique et sociale, c'est qu'il faudrait presque se féliciter des coupes sur les investissements.
En effet, ne pas lancer les chantiers est «moins pire» que de passer des commandes sans payer ses fournisseurs. Entrer sur cette voie comme l'ont fait et le font encore l'ONEE, la Caisse de compensation, les municipalités ou encore l'Etat lui-même, c'est assassiner le tissu économique local. C'est passer violemment d'une «simple» crise financière à une lourde crise sociale. Une crise sociale qui va forcément durer.
On est consterné d'être tombé si bas en si peu de temps, alors qu'on connaît parfaitement les mécanismes qui y conduisent, et les solutions pour éviter ce drame.
Nadia SALAH


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