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Formation tout au long de la vie
Les entreprises de plus en plus intéressées!
Publié dans L'Economiste le 03 - 06 - 2014

- L'Economiste: Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est un établissement français installé dans plusieurs pays. Quelle est sa vocation?
- Alain André: Le Cnam a pour vocation depuis 1794 la formation professionnelle tout au long de la vie, la recherche scientifique et technique et la diffusion et la culture scientifique. Au Maroc, nous avons pour objectif avec les principaux ministères concernés dont celui de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres ainsi que le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, de tracer les grandes lignes pour installer la formation tout au long de la vie, indispensable pour toute une jeunesse, mais aussi pour des moins jeunes, qui veulent faire fructifier leur savoir.
Avec nos partenaires et sous l'égide de l'ambassade de France nous travaillons à la mise en place d'une institution maroco-marocaine dédiée à la formation tout au long de la vie. Cette institution dépendra du ministère de l'Enseignement supérieur marocain et tous les cours seront dispensés dans les universités et les grandes écoles du Royaume par des enseignants marocains agréés par le Cnam. Pour l'instant, ils sont 152, et ils seront 170 d'ici la fin de l'année.
- Pourquoi le Maroc?
- Le Maroc est l'une des priorités du Cnam. Le processus est lancé depuis 2011, et une convention-cadre «portant appui à la création d'un établissement de formation tout au long de la vie au Maroc», a aussi été signée le 4 avril 2013 lors de la visite de François Hollande au Maroc, entre les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche français et marocain, et le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville du Royaume du Maroc.
- Comment cela fonctionne concrètement?
- Le Conservatoire n'est pas voué à prodiguer des formations lui-même. Il signe des partenariats avec des universités et grandes écoles marocaines, qui vont s'occuper de dispenser les cours. Le Cnam a plus une fonction de centre de recherche et de réflexion afin d'adapter des formations au contexte marocain et aux besoins de ses entreprises dans le cadre d'une convention qui le lie à la CGEM.
Plus de 50 conventions ont été signées avec les universités (Oujda, Tétouan, Rabat, Casablanca, Fès, etc.), et les grandes écoles (l'ISCAE, l'EMI, l'EHTP, l'ISTL...), différents ministères, mais aussi l'OFPPT et les Fédérations professionnelles.
- Y a-t-il des embûches qui entravent la formation tout au long de la vie?
- Pour l'instant, nous sommes habilités à délivrer des diplômes de l'Etat français et des diplômes d'établissement marocains. Car, aujourd'hui, les diplômes de la formation tout au long de la vie ne sont pas des diplômes de l'Etat marocain. Mais l'administration marocaine travaille à faire sauter ce verrou législatif. Avec un peu d'espoir, le problème ne se posera plus dans les deux ans. L'autre hic, c'est la quasi-impossibilité d'implanter l'alternance. C'est autant lié aux mentalités qu'aux structures des entreprises, qui sont réticentes à se priver d'un cadre une semaine sur deux. Surtout que ce n'est pas lié à des avantages fiscaux ou autres, qui pousseraient les chefs d'entreprises à aller vers l'alternance comme en France et en Allemagne par exemple.
- Comment cette formation peut-elle s'inscrire dans un projet national?
- Les formations sont aussi pensées de manière à accompagner la politique de régionalisation. C'est ainsi qu'un accord-cadre a été signé avec le Conseil régional de l'Oriental, en particulier avec la mise en place des technopôles d'Oujda et de Berkane, de formations portant sur l'environnement et les énergies.
A Tanger, le pôle de compétitivité exige plutôt de concentrer la formation sur la mécanique (avec la présence de Renault) et la logistique et le transport (convention avec l'ENCG Tanger). Une convention-cadre avec le Conseil régional de Tensift Al Haouz a été signé le 29 mai 2014, portant sur la promotion de la recherche scientifique en matière du développement territorial et la formation des cadres territoriaux.
- Et les entreprises suivent le mouvement ?
- Au début, les demandes émanaient plus des candidats et de leurs familles. Aujourd'hui, c'est de l'ordre du 50/50 avec les entreprises. Le bouche-à-oreille commence à fonctionner. D'autant plus que la moitié du corps professoral vient du monde de l'entreprise, et que dans chaque cursus il existe des stages de minimum 6 mois avec un tuteur d'entreprise sur un sujet d'entreprise (et menant souvent à l'embauche).
- Existe-t-il des projets communs entre le Cnam et l'OFPPT?
- Une convention de partenariat existante se limite aux formations en offshoring. Une réflexion plus approfondie entre les deux établissements permettront, je l'espère, de travailler en bonne intelligence pour le meilleur profit des apprenants.
- Le Cnam en quelques chiffres?
- Aujourd'hui, le Cnam en France c'est un million d'anciens élèves en activité, près de 100.000 élèves inscrits chaque année, 10.000 intervenants issus de l'entreprise et du monde académique. 1.500 formations dans 50 métiers, 150 centres de formation dans le monde.
Aujourd'hui, au Maroc, le centre de représentation du Cnam avec ses partenaires a délivré 70 diplômes d'ingénieurs, 800 en licence professionnelle et 4 doctorats.
D'autres diplômations auront lieu au cours de l'année ainsi que de nouveaux agréments qui porteront le nombre de professeurs marocains certifiés Cnam à 170.


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