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Quand Bahaa Trabelsi parle d'amour...
Publié dans L'Economiste le 27 - 01 - 2015


La première escale littéraire de l'année du Sofitel Tour Blanche de Casablanca a été consacrée au dernier ouvrage de Bahaa Trabelsi «Parlez-moi d'amour», publié aux éditions «La croisée des chemins». Cette rencontre animée par Mélanie Frerichs-Cigli, journaliste et chroniqueuse, s'est construite autour de la recherche de l'amour, thème central de l'ouvrage. Et comme dans son recueil, constitué de onze nouvelles, l'amour est raconté à travers les différents personnages, soit onze manières particulières de rechercher de l'amour, de la tendresse, de l'affection ou encore de la sexualité. Bahaa Trabelsi est une écrivaine connue pour son goût de la provocation. Elle aime titiller le lecteur, le choquer, l'interpeller, parfois même le mettre face à des thèmes devant lesquels il n'est pas à l'aise en traitant de sujets tabous que l'on évite d'aborder dans notre société. Elle l'a d'ailleurs déjà prouvé avec ces précédents romans, «Une femme tout simplement», «Une vie à trois» puis «Slim, les femmes, la mort». Pour ne pas faillir à la règle, dans ce recueil, la provocation est de rigueur. La dure réalité veut que cette quête d'amour ne soit jamais rose, et l'auteure la dépeint très bien à travers chaque histoire. Ce n'est pas un amour à la Ettore Scola dans «Nous nous sommes tant aimés» que le lecteur retrouve dans ce recueil, mais plutôt un amour torturé, passionné, compliqué... Et la première histoire annonce immédiatement la couleur. Dans celle-ci, il s'agit d'un amour tabou, celui d'un vieux pervers qui aime les petites filles. Sa quête peut paraître très choquante, mais cela reste sa façon à lui d'aimer. Bahaa Trabelsi note à ce sujet «qu'on a juste envie de le comprendre, on a même plus envie de le juger. Comment en est-il arrivé là ?». Ce personnage remet tout en question. Il tombe amoureux d'une fille très jeune, alors que lui-même est père d'une fille de 20 ans qui pour lui ne doit pas avoir de sexualité à son âge. L'auteure parle également d'une femme qui se paye un gigolo dont elle ne veut pas finalement. Mais aussi d'une jeune femme qui tombe amoureuse d'une autre jeune femme, l'une des deux est voilées et l'autre porte un anneau à l'orteil. «Dans cette histoire, elle tombe amoureuse de cette liberté représentée par cet anneau», souligne l'écrivaine. Lorsque Bahaa Trabelsi parle de son livre, on découvre une personne pleine d'humour, douce, et même un peu timide qui s'exprime face au public. Le lecteur plonge dans ses nouvelles, qui peuvent paraître entortillées, subversives et parfois même sombres, mais qui se lisent très simplement et facilement, malgré la violence qu'elles décrivent. «Parlez-moi d'amour» a obtenu, en 2014, le prix Ivoire pour la littérature africaine d'Expression francophone. Il s'agit de la première fois où ce prix est obtenu par un auteur marocain.

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