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L'industrie 4.0 aux portes du Maroc
Publié dans L'Economiste le 07 - 12 - 2017

Plus que l'infrastructure numérique et les équipements, l'écosystème de l'industrie 4.0 requiert une montée en compétences des ressources humaines et une flexibilité des process pour reconfigurer la chaîne de valeurs
Depuis l'arrivée du numérique, les entreprises connaissent de véritables changements qui ont des conséquences considérables sur leur compétitivité, leurs investissements et le développement des compétences des employés. Les «matinées de l'industrie», événement tenu sous le thème de l'industrie 4.0 a réuni, hier mercredi 6 décembre, les principaux intervenants dans le numérique.
Plus de 300 professionnels, décideurs, dont le secrétaire d'Etat à l'Investissement, Othman El Ferdaous... ont participé à cette rencontre. L'événement était aussi marqué par la présence d'éminents scientifiques tels que Jean-Claude Bocquet, docteur en CAO, ou encore des industriels et dirigeants de renom tels que Fikrat, PDG de Cosumar ou Jean Claude Serbes, directeur de Thales 3D.
L'industrie 4.0, appelée également usine du futur ou quatrième révolution industrielle, se caractérise fondamentalement par une automatisation intelligente et par une intégration de nouvelles technologies à la chaîne de valeur de l'entreprise. «Il s'agit d'une transformation numérique qui bouleverse l'entreprise manufacturière en apportant des changements radicaux non seulement aux systèmes et processus, mais également aux modes de gestion, aux modèles d'affaires et à la main-d'œuvre», explique Jean-Claude Bocquet, docteur en intelligence artificielle.
La connectivité des données et des objets est la composante déterminante de l'industrie 4.0. Connectivité des logiciels, des équipements, data... sont autant de données massives à traiter. Conjugués à la cybersécurité, ils deviennent des éléments fondamentaux qui permettent de créer de l'intelligence dans un système industriel capable d'une plus grande adaptabilité dans la production en plus d'une allocation plus efficace des ressources. «Afin de réussir la transition vers l'écosystème 4.0, l'industrie doit examiner les nouvelles compétences qui sont requises et le besoin en personnel qualifié», soutient le jeune ministre Othman El Ferdaous.
Les compagnies allemandes, initiatrices du concept, ont decidé de mettre l'accent sur la formation continue de leurs employés pour s'assurer de les qualifier pour l'industrie 4.0. Des études menées en Allemagne et aux Etats-Unis ont démontré que chez la grande majorité des employés industriels, les compétences requises pour l'industrie 4.0 ne sont pas présentes. Le Maroc fait face au même constat et aux mêmes défis.
La sécurité des données est aussi une préoccupation majeure pour l'ensemble des entreprises qui projettent de passer à l'industrie 4.0. La multiplication des données et des systèmes dans l'entreprise fait ressortir l'importance de l'aspect sécurité informatique.
Lorsque les technologies étaient connectées sur le réseau interne et centralisées dans un même bâtiment, sécuriser le tout était plus facile. Autre problématique, celle de la souveraineté de la data. «Le Maroc n'entrera pas dans le XXIe siècle tant que l'on n'aura pas une souveraineté sur nos données», explique le ministre El Ferdaous. «Nous ne pouvons indéfiniment héberger nos données sur des serveurs étrangers», renchérit-il.
Afin d'amorcer le virage 4.0, les PMI (petites et moyennes industries) doivent faire d'importants investissements, allant de 7 à 9% de leur chiffre d'affaires, pour intégrer de nouvelles technologies numériques. Ainsi, l'élaboration d'une stratégie «Industrie 4.0» et d'un plan numérique sont incontournables au sein des PME qui veulent prendre les meilleures décisions en matière d'investissements pour l'acquisition et l'intégration de nouvelles technologies. Toutefois, El Ferdaous tient à nuancer ses propos: «Les industriels peuvent aussi faire évoluer le parc de machines à leur disposition».
Le concept Industrie 4.0 correspond à une nouvelle approche d'organiser les moyens de production: l'objectif est la mise en place d'usines dites intelligentes, capables d'une plus grande adaptabilité dans la production et d'une allocation plus efficace des ressources et ce, pour répondre plus rapidement au marché, de façon plus personnalisée et à moindres coûts. Une usine pilote verra le jour au Maroc. Son inauguration est programmée pour le premier semestre 2018.
Les compétences les plus prisées...
Pour bien négocier le virage du tout digital, l'enjeu majeur auquel fait face l'entreprise est de former les employés et recruter de nouvelles ressources. Il s'agit de trouver l'approche la plus adéquate pour que l'entreprise réussisse à reconfigurer la chaîne de valeur et qu'elle préserve ou construise ses avantages concurrentiels. Les métiers les plus recherchés dans l'industrie 4.0 sont ceux de la gestion des données (data management), la sécurité des données (data security), la science des données (data science) ou encore l'analytique (analytics).


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