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London Academy s'attaque à l'enseignement supérieur
Publié dans L'Economiste le 23 - 01 - 2019

Samir Benmakhlouf, fondateur de London Academy: «Avec ce programme, le coût total d'un diplôme en Grande-Bretagne équivaudra à celui d'un diplôme français» (Ph. L'Economiste)
En à peine un an et demi d'existence, London Academy Casablanca a pu se construire une place à part sur la scène éducative. La smart school, ayant fondé son modèle sur l'usage des nouvelles technologies, vient d'être accréditée par un consortium de 16 universités anglaises, NCUK.
Objectif: proposer la première année préparatoire à l'enseignement britannique à Casablanca, avec un accès automatique à l'une des 16 universités partenaires. Plusieurs font partie du top 100 mondial (Aston, Bradford, Bristol…). Une première pour un groupe scolaire marocain. Une seule université (Mundiapolis) avait entamé ce programme il y a quelques années, mais l'expérience avait tourné court.
La «foudnation year» sera lancée dès octobre prochain. «Pour y accéder, il n'y a pas de conditions liées aux notes. Il suffit de justifier d'un niveau correct en anglais. Nous organiserons un test de langue vers le mois de juin. Ceux qui ne le réussiront pas pourront bénéficier d'une session de préparation entre juillet et septembre, pour être prêts le 1er octobre au démarrage des cours», précise Samir Benmakhlouf, fondateur de London Academy.
L'école accréditée par Cambridge ouvrira, également en octobre, l'année préparatoire au master. En 2020-2021, elle proposera même la première année universitaire, dans trois spécialités: l'ingénierie, le business et le droit. Les étudiants qui intégreront son centre effectueront ainsi deux années au Maroc.
La majorité des cursus anglais s'étalant sur trois ans, ils n'auront plus que deux années à étudier au Royaume-Uni pour obtenir leur bachelor. Cela leur permettra un gain de coût considérable. «Les études en Grande-Bretagne reviendraient ainsi pratiquement au même prix qu'en France, selon nos simulations.
Un parcours en ingénierie, par exemple, coûterait un total de 549.000 DH, hébergement compris, contre 519.000 dans une école publique française, et 1,4 million de DH aux Etats-Unis», relève Samir Benmakhlouf.
L'année préparatoire sera facturée 89.000 DH, contre 110.000 à 200.000 DH au Royaume-Uni, hors frais d'hébergement, transport et dépenses mensuelles. Les dix premiers étudiants inscrits gagneront une visite de 8 jours dans 3 des universités de NCUK.
Depuis 1987, NCUK a permis à plus de 30.000 étudiants internationaux d'accéder à des universités britanniques. Le consortium dispose de 18 centres en Afrique, 58 dans le monde, réunissant près d'une centaine de nationalités. Il donne accès à plus de 4.000 diplômes. L'année préparatoire qu'il propose est reconnue même aux Etats-Unis et en Australie.
La majorité de ses universités offrent des bourses d'études allant de 2.000 à 5.000 livres sterling par an. Les étudiants bénéficient de la possibilité de travailler à temps partiel (20 heures par semaine), ou à temps plein durant les vacances (40 heures). Au cours de leurs études, ils doivent effectuer une année en entreprise, durant laquelle ils sont rémunérés.
99% des étudiants qui passent par les centres NCUK arrivent à obtenir le visa pour le Royaume-Uni, et 90% obtiennent une inscription dans leur premier choix d'établissement. Les frais de scolarité varient entre 185.000 et 220.000 DH, en fonction des spécialités. Les étudiants étrangers sont prioritaires dans les cités universitaires (avec des tarifs qui démarrent à 3.500 DH par mois).
Le Royaume-Uni attire de plus en plus de Marocains. Quelque 700 y étudient actuellement, soit +24% par rapport à 2014.
«L'école actuelle prépare les enfants aux années 80!»
Samir Benmakhlouf, fondateur de London Academey a tout plaqué pour son école. L'ex-directeur général de la connectivité monde de Microsoft rêvait depuis des années de lancer la smart-school du futur. Aujourd'hui, 240 enfants y sont scolarisés au primaire et secondaire. Son modèle pédagogique «smart», qu'il a développé seul avec ses équipes, a été reconnu début janvier par l'Education nationale. Chaque élève y vient avec son ordinateur ou sa tablette.
Pour apprendre, les enfants jouent, y compris à Minecraft, se plongent dans le codage informatique, la réalité virtuelle, l'électronique… des cours à distance sont également prévus. «Le système actuel prépare les enfants aux années 80! Il les prépare au passé et non au futur», regrette Benmakhlouf. «Dans notre école, nous leur apprenons à créer la technologie», poursuit-il.
London Academy mise sur l'épanouissement de ses élèves. «Ils apprennent, par exemple, à monter des films d'une minute en équipe, ce qui leur demande beaucoup d'effort et de créativité», relève le fondateur de l'école. Six valeurs et compétences (les 6C) y sont inculquées: la créativité, la communication, la collaboration, l'esprit critique, la résolution de problèmes et la citoyenneté.
L'école ouvre, en outre, ses portes aux enfants souffrant de troubles de l'apprentissage, comme la dyslexie. «Nous en avons intégré 24. Malheureusement, dans le modèle francophone, quand vous ne rentrez pas dans le cadre, vous êtes éjecté. Or, tout le monde a droit à une chance à l'école», estime Benmakhlouf.
Ahlam NAZIH


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