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OCDE: Coup de mou confirmé sur la croissance
Publié dans L'Economiste le 08 - 03 - 2019

Le ralentissement économique en Chine et en Europe, ainsi que la faiblesse des échanges mondiaux sont identifiés comme les deux principaux facteurs de risques pesant sur l'économie mondiale.
En publiant le mercredi 6 mars 2019, ses perspectives économiques intermédiaires, l'OCDE souligne les effets négatifs additionnels pouvant émerger en cas d'extension des restrictions commerciales ou d'émergence de nouvelles incertitudes. Certaines mesures de relance sont attendues pour compenser la modeste croissance des échanges en Chine (voir illustration).
«L'économie mondiale doit faire face à des vents contraires qui s'intensifient», selon Laurence Boone, Chef économiste de l'OCDE. «Si l'une des grandes régions économiques, quelle qu'elle soit, connaissait un ralentissement plus marqué que prévu, la croissance mondiale pourrait dérailler, en particulier en cas d'effets de débordement sur les marchés financiers», précise-t-elle.
Pour Laurence Boone, «les responsables des politiques publiques devraient renforcer la concertation multilatérale de manière à limiter les risques, et coordonner leurs interventions afin d'éviter une nouvelle dégradation de la conjoncture».
Selon les prévisions de l'OCDE, l'économie mondiale progressera au rythme de 3,3% en 2019 et de 3,4% en 2020 (pour rappel, le FMI anticipe une croissance de respectivement 3,5% et 3,6%). La révision à la baisse intervenue depuis les précédentes perspectives économiques de novembre 2018 est particulièrement marquée pour la zone euro (principal partenaire commercial du Maroc).
Sa croissance du PIB a fortement ralenti tout au long de l'année 2018 et devrait rester modeste, s'établissant à 1% en 2019 et à 1,2% en 2020. Des chiffres largement inférieurs aux projections de la Commission européenne: 1,3% et 1,6%.
Au sein de la zone, le ralentissement est particulièrement brutal cette année pour l'Allemagne (-0,9 point à 0,7%) et l'Italie (-1,1 point à -0,2%). La France s'en sort mieux (-0,3 point à 1,3%) car son économie est moins dépendante des exportations.
Le Royaume-Uni voit lui sa croissance anticipée ramenée à 0,8%, contre 1,4% prévu auparavant. Mais c'est encore sans compter avec les effets d'un Brexit sans accord, une perspective de plus en plus réelle à mesure qu'approche le 29 mars, date de sortie prévue de l'UE. Une sortie désordonnée augmenterait nettement le coût du «Brexit» pour les économies européennes.
La baisse des cours du pétrole et l'amélioration des conditions financières offrent la possibilité de réduire les taux d'intérêt dans les économies de marché émergentes. Lesquelles demeurent caractérisées par un cadre d'action solide et une inflation bien ancrée à proximité de l'objectif.
Les experts de l'OCDE invitent les banques centrales à maintenir une orientation accommodante. Ils précisent que la politique monétaire ne peut, à elle seule, remédier au fléchissement de l'activité en Europe, ni affermir des perspectives de croissance désormais en demi-teinte à moyen terme.
La mise en œuvre par les pays européens peu endettés d'une nouvelle initiative coordonnée de relance budgétaire, et le déploiement de nouvelles réformes structurelles dans l'ensemble des pays de la zone euro, offriraient les conditions favorables à un rebond de la croissance et de la productivité. Ce qui ouvre la voie à une progression des salaires sur le moyen terme.
La lourde tâche des banques centrales
«Le processus de normalisation des politiques monétaires s'avère bien tortueux», a insisté Claudio Borio, chef économiste de la Banque des règlements internationaux (BRI) lors de la publication du rapport trimestriel de cette institution. Les vifs soubresauts sur les marchés financiers en décembre 2018 et le net rebond qui a suivi depuis janvier 2019 ont de nouveau mis en lumière la tâche complexe et délicate à laquelle sont confrontées les banques centrales. De publication en publication, Borio n'a eu de cesse de mettre en garde contre les risques liés à l'endettement et à la tâche complexe qui en découlait pour ces banques. Lesquelles demeurent fortement mises à contribution pour stabiliser l'économie depuis la crise financière.
F. Z. T.


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