Le Nigéria décroche le premier ticket pour les huitièmes de finale    Taza. Première édition du festival national de la chanson marocaine    Les choses sérieuses commencent !    Auto Hall-DFSK. Un partenariat de fond    Trump avertit la Chine et critique l'Allemagne avant le G20    Inauguration à Kénitra de la première usine de Nexteer Automotive en Afrique    RAM digitalise son fret aérien avec Portnet    La MDJS certifiée par la World Lottery Association    CAN 2019 : les derniers jours d'Al Ahmadi avec les Lions de l'Atlas    Ell fait l'actu : Imane Ouaadil, nouvelle ambassadeur de SM le Roi auprès du Ghana    Elissa : «J'aimerais bien chanter en dialecte marocain»    Baccalauréat 2019 : La moisson exceptionnelle de Casablanca-Settat    Casablanca en quête d'un air plus frais    Lancement au siège de l'OCDE à Paris du 2e Programme Pays-Maroc    Le mal de maire!    Conférence à Bahreïn: Un plan économique pour les Palestiniens, qui le rejettent    L'Europe étouffe sous la canicule, qui va s'intensifier    Brésil: la Cour Suprême va réexaminer le dossier «Lula»    La liste des nouveaux ambassadeurs reçus par le roi    Nucléaire, Golfe : l'Iran semble jouer l'apaisement    Nissan prêt à revoir avec Renault la structure d'une alliance en danger    Renault rénove un établissement scolaire dans la région d'Essaouira    BMW transporteur officiel du Festival Mawazine    Un policier à Casablanca accusé de chantage, vol et adultère    Tanger-Med : Avortement d'une tentative de trafic de 270 kg de chira    MRE, loin des clichés    El Jadida : OCP organise dimanche la finale de son championnat de beach soccer    Les Comores expriment leur "soutien sans réserve" à l'initiative marocaine d'autonomie    Chambre des représentants : Adoption de trois conventions relatives à la ZLECAF et à l'accord de pêche durable Maroc-UE    Le Cameroun réussit son entrée, le Ghana chancelle    Youssef Amrani, nommé à Prétoria, « ready to work »…    Soulaliyates, Laftit veille au grain…    Mawazine 2019 : Elissa embrase Nahda    Royal Air Maroc en représentation au Caire, en marge de la CAN    Régionalisation avancée et mise en œuvre d'une stratégie visant la préservation de l'identité des MRE    YouTube pressé de mieux protéger les enfants    Divers    El Hadji Diouf Jouer la CAN en Egypte est une chance !    Jordan Ayew, la stagnation du prodige    La Côte d'Ivoire réussit son entrée en matière    Sommet des deux rives : Engagements pour une nouvelle ambition en Méditerranée    S'énerver plus pour vivre plus    Très attendu par ses fans, Reda Taliani cartonne à Salé    Chellah à l'heure de la musique tzigane    "Toy Story 4" en tête du box-office    Le Maroc présent à la conférence de Manama    Mauritanie: Ghazouani proclamé vainqueur dès le premier tour    Démantèlement d'une cellule liée à Daesh composée de 4 personnes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





OCDE: Un emploi sur sept menacé par l'automatisation
Publié dans L'Economiste le 30 - 04 - 2019

Le risque d'automatisation des emplois est réel mais varie fortement d'un pays à l'autre
La transformation numérique, la mondialisation et l'évolution démographique sont déjà en train de redéfinir le monde du travail. A terme, 14% des emplois existants pourraient disparaître au cours des 15 à 20 prochaines années en raison de l'automatisation et encore 32% devraient changer radicalement.
C'est le constat de l'OCDE qui vient de publier l'édition 2019 des Perspectives de l'emploi qui s'inscrit dans l'initiative «L'avenir du travail» et la campagne I am the future of work de l'OCDE. Une publication qui coïncide avec la fête du travail (1er mai).
Si le risque d'automatisation est faible dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la fonction publique, de nombreux travailleurs seront tout de même touchés car ces secteurs emploient une proportion importante de la population active. Le secteur manufacturier est particulièrement exposé, de même que de nombreux secteurs des services. Ces changements devraient donc concerner de nombreux travailleurs, quel que soit leur secteur d'activité.
L'étude qui dresse l'état des lieux du marché de l'emploi, met aussi en avant l'importance d'une législation adéquate sur la protection des travailleurs, quelle que soit leur situation professionnelle. Les gouvernements devraient lutter contre le travail indépendant déguisé, que les employeurs utilisent parfois pour éviter de se soumettre à l'impôt et à la réglementation, limiter autant que possible la «zone grise» entre le travail salarié et le travail indépendant, et étendre les droits applicables aux travailleurs qui se trouvent dans cette situation. Un travailleur sur 7 travaille à son compte, et se trouve généralement à l'écart des offres de formation ou de reconversion.
De plus, l'émergence de nombreux emplois précaires et de qualité inférieure ayant accompagné les avancées technologiques génère une préoccupation très réelle concernant le risque d'«érosion» de la classe moyenne. Il est essentiel d'adapter et d'étendre la protection sociale pour mieux protéger les travailleurs atypiques (comme l'emploi à temps partiel et l'emploi temporaire).
Dans certains pays, la probabilité que ces derniers ne perçoivent aucune aide au revenu lorsqu'ils sont en recherche d'emploi augmente de 40 à 50% par rapport aux salariés typiques. Les droits à prestations devraient pouvoir être transférables d'un emploi à l'autre et les mesures de protection sociale ciblées devraient être complétées par des aides plus universelles et non assorties de conditions particulières.
Une véritable refonte des programmes de formation des adultes est nécessaire pour élargir leur couverture et favoriser la qualité, afin de tirer pleinement parti des avantages de l'évolution du marché du travail. Parmi les mesures nécessaires, il faudrait notamment lever les contraintes de temps et financières à la participation aux programmes de formation, rendre les droits à formation transférables et proposer des services d'information et d'orientation de qualité.
Le rapport constate, depuis trente ans, le déclin constant du taux de syndicalisation dans les pays de l'OCDE, lequel est passé de 30% en 1985 à 16% en 2016. Ce recul fragilise le pouvoir de négociation des travailleurs et contribue à faire diminuer la part du revenu national qui leur revient.
La syndicalisation est encore plus faible chez les travailleurs atypiques, qui sont moitié moins susceptibles que les travailleurs typiques de se syndiquer. L'accès aux négociations collectives et le dialogue social devraient être étendus au-delà de l'emploi typique.
Transformation numérique
Pour les experts de l'OCDE, les gouvernements doivent repenser leur approche du travail et des emplois afin de réduire les tensions sociales et économiques. Si l'on n'agit pas rapidement, de nombreux individus, notamment les moins qualifiés, resteront en retrait d'un monde du travail en pleine mutation. Le rythme et l'ampleur de la transformation numérique seront probablement sans précédent. Les commandes de robots industriels ont été multipliées par trois en un peu plus de dix ans, et devraient encore doubler d'ici à 2020, tandis que le montant du capital-investissement dans l'intelligence artificielle a doublé en un an.
F. Z. T.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.