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Rabat: La crise au sein du Conseil de la ville se poursuit
Publié dans L'Economiste le 28 - 05 - 2019

Face au refus des élus de l'opposition de libérer l'estrade, le maire de Rabat, Mohamed Sadiki, était contraint de lever la séance des travaux du Conseil pour la session du mois de mai (Ph. NEA)
Après une accalmie de courte durée, le Conseil de la ville de Rabat entre de nouveau en crise. Les élus du PAM ainsi qu'un groupe de conseillers du RNI et du MP bloquent la tenue des 3 réunions de la session de mai. Le modus operandi est le même: ils occupent tout bonnement les places réservées au maire et ses adjoints situées sur l'estrade.
«Nous souhaitons attirer l'attention sur les dysfonctionnements entachant la gestion de divers secteurs», avance Sidi Brahim Joumani, conseiller et dirigeant du PAM, qui souhaiterait que la wilaya intente une action en justice concernant ces égarements. L'urbanisme figure en tête des secteurs dont la gestion est pointée du doigt, au regard des anomalies et irrégularités constatées ces derniers mois dans plusieurs chantiers.
A titre d'exemple, le cas d'un hôtel en construction à l'Agdal, qui ne disposait plus d'autorisation, et dont les travaux ont récemment été arrêtés par les autorités. «Nous avons retiré à ce chantier la première autorisation délivrée en juillet 2017, suite à des erreurs constatées dans le plan établi par le géomètre», confie une source proche du dossier.
«En ce qui concerne les documents d'urbanisme, la signature est conditionnée, tout d'abord, par l'avis de la bonne conformité de l'agence urbaine et la signature de la wilaya», avance Mohamed Sadiki, maire de Rabat. Il reconnaît l'existence de failles au niveau de l'urbanisme, souvent soulevées par les élus, et a même diligenté un audit. La présentation des résultats figurait, d'ailleurs, à l'ordre du jour de la session avortée de mai.
Les contestataires soulignent aussi les graves anomalies relevées par l'Intérieur sur la gestion de l'arrondissement de Youssoufia assurée par un président PJDiste. Un dossier que Joumani et ses partenaires dénoncent et demandent à ce qu'il soit transmis à la justice.
La mauvaise gestion du secteur de la collecte des déchets est également pointée du doigt. Notamment le laxisme dans le contrôle des opérateurs de ce secteur qui absorbe près de 30% du budget de la commune. Idem pour l'éclairage public et le transport par bus dont souffrent les habitants depuis des années.
La liste des revendications est encore longue. Les opposants réclament que la lumière soit faite autour de la gestion de la société Rabat Parking, notamment en matière de recrutement. En effet, depuis l'arrivée du PJD à la tête de la commune de Rabat, «les postes de responsabilité seraient accordés aux cadres qui affichent un rapprochement avec leur parti et non sur le mérite et la compétence», constate l'opposition conduite par les élus du PAM.
Depuis l'arrivée de l'actuelle majorité dirigée par le PJD, on assiste souvent à ce genre de blocage qui, certaines fois, conduit à des confrontations entre les élus. Cette situation peut s'expliquer par deux points essentiels. Le premier en rapport avec la structure de la majorité non homogène composée de plusieurs partis dont certains élus se positionnent dans l'opposition, c'est le cas du RNI et le MP. Marginalisés par le PJD dans la gestion des affaires de la ville, les élus de l'opposition seront en difficulté pour affronter les prochaines élections.
Carton rouge de la wilaya
Face à ce blocage qui paralyse le bon fonctionnement du Conseil de la ville de Rabat, la wilaya intervient suite à des réclamations adressées par le maire. Ainsi, on apprend qu'elle a adressé un écrit au conseiller Joumani lui demandant de s'expliquer quant au blocage de la session du Conseil pour le mois de mai. L'acte de la wilaya est fondé sur les dispositions de l'article 64 de la loi organique 113-14 relative aux communes. De son côté, Joumani se dit «étonné» d'être le seul à avoir reçu cette lettre, alors que l'opération était menée par près d'une trentaine d'élus appartenant à trois partis politiques. La lettre de la wilaya a été basée sur les données de deux réclamations qui lui ont été adressées par le maire respectivement le 7 et le 20 mai 2019, explique une source proche du dossier.
Noureddine EL AISSI


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