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Les politiques rattrapés par le Covid-19
Publié dans L'Economiste le 14 - 04 - 2020

Abdellatif Ouahbi, SG du PAM, est le premier dirigeant politique à aborder publiquement un sujet tabou: réfléchir sur l'hypothèse d'un report des prochaines élections (Ph. Bziouat)
Si le Covid-19 a impacté des pans entiers de l'économie, il a jusqu'ici épargné les partis poli­tiques. Mais pas pour longtemps, car la lame de fond est déjà en marche. C'est du moins ce qui res­sort du débat, par visioconférence, organisé dernièrement par la Fon­dation Lafqui Titouani, autour des «partis politiques et les ques­tions de l'heure».
La dernière a eu comme invité Abdellatif Ouahbi, secrétaire général du PAM depuis le 9 février dernier. D'emblée, il annonce la couleur: «Après le coronavirus, tous les partis vont changer. Les militants et l'opinion publique ne vont plus accepter des formations figées, avec des diri­geants marginalisés, se limitant à gérer le statu quo», dit-il en subs­tance.
Le patron du PAM a saisi cette occasion pour lancer l'invitation à l'Etat d'ouvrir un dialogue avec les partenaires politiques sur la période post-coronavirus. Car la situation sera difficile, voire violente, qui demandera des sacrifices et des consensus politiques après la sortie de l'état d'urgence sanitaire. Selon Abdellatif Ouahbi, l'état d'urgence économique, qui devra durer près de trois ans, nécessitera d'ouvrir le champ aux politiques pour parti­ciper au débat public sur l'avenir du Maroc.
Pour l'heure, il constate que la radio comme la télévision marginalisent les responsables politiques pour n'accorder de prio­rité qu'aux médecins et autres spé­cialistes de l'épidémiologie. Une opportunité pour se plaindre de la faiblesse de la participation des politiques et de la présence limitée des parlementaires sur ces chaînes publiques. Toutefois, cet indicateur permet des possibilités de «trans­former l'état d'urgence sanitaire en urgence politique». Il a plaidé pour une meilleure équité envers les par­tis politiques.
Dans la foulée, il a abordé un sujet tabou: réfléchir sur l'hypo­thèse d'un report des prochaines élections. Et de s'interroger si les conditions propices seront réunies pour organiser les élections profes­sionnelles, communales, régionales et législatives en 2021.
Sachant que d'ici là, il faudra préparer et adop­ter toutes les lois électo­rales, précédées par des réunions régulières entre le ministre de l'Intérieur et les responsables des partis politiques. Il faut recon­naître qu'il est le premier responsable politique à soulever publiquement cette question. Ce qui in­terpelle le respect du pro­cessus démocratique qui prévoit les élections pour l'année prochaine.
Mais il prévient: «Que dire si les élections se déroulent dans les délais fixés, avec un taux de participation de 1%»? Dans ce cas, la mé­thodologie démocratique sera très affectée, souligne Abdellatif Ouahbi. Pour le moment, il se contente de poser les questions pour mieux se préparer à toutes les hypothèses, a-t-il dit.
Aujourd'hui, «pas de place pour l'opposition».
Dans le même sillage, l'idée d'un gouvernement d'union nationale a été posée. Sur cette question, Abdellatif Ouahbi est nuancé: «S'il faut passer par cette étape pour changer le chef du gou­vernement, elle n'a pas lieu d'être. Par contre, si les élections sont re­portées, l'exécutif actuel ne doit pas alors continuer à gouverner. Dans ce cas, il sera légitime de réclamer un gouvernement d'union natio­nale».
Le SG du PAM affiche le posi­tionnement politique de sa for­mation sur l'échiquier de manière claire. Pour lui, «aujourd'hui, il n'y a pas de place pour l'opposition. Le parti soutient toutes les mesures prises par le gouvernement pour combattre la pandémie et ses effets ravageurs sur la santé de la popula­tion, de l'économie et des couches défavorisées». Il l'appuie donc pour la sortie de crise, surtout que celle-ci va encore durer car la fermeture des frontières avec l'Europe dépas­sera une année.
La purge a démarré
La chasse aux sorcières a-t-elle démarré au PAM? Le limogeage du chef du groupe parlementaire du parti au sein de la Chambre des représentants donne à réfléchir. En effet, à la veille de l'ouverture de la session de printemps du Parlement, Abdellatif Ouahbi a démis Moha­med Aboudrar de ses fonctions pour le remplacer par Rachid Abdi, député de Salé.
Selon le communiqué qui a officialisé son limogeage, le SG dit avoir constaté des comportements individuels inacceptables dans la gestion quotidienne et politique du groupe parlementaire. Après avoir consulté des membres du bureau politique par titre, il a décidé de le démettre. Or, le PAM n'a pas encore mis en place ses instances. En effet, depuis son élection le 9 février, son conseil national n'a pas encore élu son pré­sident. Le parti n'a pas non plus formé son bureau politique pour parler de ses membres par titre.
En tout cas, Mohamed Aboudrar fait partie du clan de l'ancien secré­taire général du PAM déchu Hakim Benchamach, même si à la dernière minute il avait soutenu Abdellatif Ouahbi. Une autre figure du clan Benchamach a démissionné du parti. Il s'agit de Aziz Benazzouz, ancien chef de groupe parlementaire de la Chambre des conseillers.
M.C.


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