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Nord: Le secteur industriel reprend
Publié dans L'Economiste le 14 - 05 - 2020

Le secteur industriel commence à sortir du coma provoqué par la crise du Covid-19 à Tanger. Les foyers industriels qui ont défrayé la chronique il y a quelques semaines semblent sous contrôle et les opérateurs ont commencé à reprendre leur travail graduellement. Quelques unités de production à Tanger avaient continué leur activité en réduisant la voilure alors que d'autres ont repris partiellement leur exploitation dans le but de relancer l'activité industrielle et préparer la sortie de crise.
Des conditions draconiennes sont imposées aux unités industrielles de la région pour pouvoir redémarrer comme la limitation des effectifs et un espace minimal de 5m2 par employé ainsi que des équipements de protection (chasuble, charlotte, lunettes…). Tout a été pensé, même le système d'ouverture des poignées de portes grâce auquel l'ouverture se fera avec le coude (Ph. Adam)
C'est le cas de l'usine Renault de Tanger qui a graduellement relancé ses chaînes depuis le 28 avril après plusieurs semaines d'arrêt pour atteindre actuellement plus de 4.000 employés en activité. Son redémarrage a ouvert la voie pour beaucoup d'autres parmi ses fournisseurs pour reprendre leur activité.
A l'heure de mettre sous presse, une entreprise sur quatre au niveau de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avait repris son activité normale, selon la Wilaya de la région. En termes d'emploi, cela correspond à environ 23% du total, soit à peu près 45.200 employés, des chiffres qui augmentent de jour en jour, selon une source autorisée à la Wilaya.
Mais cette dernière veille au grain. Depuis les premières semaines du confinement, une commission fait le tour des entreprises pour constater le respect des consignes de sécurité et les mesures de distanciation sociale. Plus de 200 sorties ont été effectuées jusqu'à maintenant pour vérifier le respect des consignes de sécurité et les mesures de distanciation.
Pour éviter les contagions, un espace minimum de 5 m2 par employé et un quota de 30% du total des employés a été exigé pour pouvoir redémarrer l'activité. Les entreprises pouvant assurer le critère des 5m2 peuvent aller jusqu'à 50%, note-t-on auprès de la Wilaya. Une condition peu contraignante vu que les unités peuvent s'organiser en shifts de 3x8 si le besoin se fait sentir pour certaines, même si pour la plupart, les carnets de commande tardent à retrouver leurs niveaux d'avant.
Pour reprendre dans de bonnes conditions, les responsables des unités ont pris toutes les mesures afin de garantir hygiène et sécurité sanitaire à l'ensemble de leur personnel sous le contrôle strict des autorités assurent les acteurs économiques dans une note signée par la CGEM- Nord, l'Amith Nord, l'AZIT et l'Association des investisseurs de la Zone Franche.
Le nombre d'entreprises ayant rouvert leurs portes varie en fonction des provinces avec Tanger en tête de liste
Une check-list a été mise en place par les autorités. Elle permet d'évaluer de manière rigoureuse les usines aptes à redémarrer et à délivrer une autorisation validée à différents niveaux et attribuée en fin de parcours par l'Autorité de la région. Aucune reprise ou poursuite d'activité ne sera possible sans l'obtention de cette autorisation avertissent les opérateurs.
Certains secteurs industriels sensibles comme la confection, l'agro-alimentaire, le câblage et l'automobile sont soumis à des mesures complémentaires élaborées par la Wilaya.
Parmi elles, l'installation des caméras infra-rouge pour relever la température à l'entrée des usines, la présence permanente d'un médecin sur les lieux de travail et la mise en place de mesures de distanciation dans les locaux sociaux et dans les véhicules de transport du personnel.
D'autres mesures ont été prises comme la désinfection quotidienne des véhicules de transport et des lieux de travail et bien entendu la mise à la disposition du personnel de masques et de gel hydroalcoolique. En plus, pour éviter tout risque de dissémination des infections un tri des employés en fonction de leur quartier de résidence est effectué. Il s'agit de porter une attention accrue sur ceux habitant dans les foyers connus de l'épidémie, au point que, selon les opérateurs, les employés pourront être plus sûrs en se rendant au travail qu'en restant chez eux.
Les foyers industriels sous contrôle
Alors qu'ils avaient créé un vent de panique au départ avec la découverte de plusieurs cas de covid-19 à Tanger et Larache, les foyers industriels sont maîtrisés, selon les autorités. La mise en place de protocoles stricts de contrôle et de désinfection couplée à une grande réactivité des intervenants a permis de mieux traiter les rares cas qui se sont présentés depuis. Actuellement l'enjeu est de contrôler les foyers pénitenciers et résidentiels, surtout dans les quartiers populaires. Là le risque est infiniment plus grand à cause de la promiscuité.
Ali ABJIOU


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