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Transport ferroviaire : Quand l'ONCF déraille !
Publié dans Les ECO le 29 - 08 - 2014

L'accident ferroviaire meurtrier survenu, mercredi, à Zenata attire à nouveau l'attention sur le fonctionnement, mais surtout la qualité du service de l'ONCF. Si la sécurité est habituellement assurée, il n'en est presque plus de même pour le confort des voyageurs.
Le déraillement, ce mercredi 27 août, du train n°125 reliant Casablanca à Fès à l'entrée de la gare de Zenata (près de Mohammédia) vient clore un été très éprouvant pour les voyageurs de l'ONCF. L'Office national des chemins de fer déplore la mort d'un de ses collaborateurs tandis que 32 passagers étaient blessés. À en croire un communiqué de l'ONCF diffusé le jour même, 25 personnes avaient quitté peu après l'accident l'hôpital, tandis que celui-ci ajoutait : «aucune hospitalisation n'a eu lieu à cet instant». Autre élément mis en avant par l'Office : «la circulation normale» des trains avait repris le jour même à 14h45, soit 1h10 après «l'incident». Sur le plan technique, cet accident est expliqué par le fait que le train de voyageurs avait emprunté lors de sa réception en gare de Zenata, «l'itinéraire donnant accès aux voies de service et a déraillé sur la 1re aiguille en position déviée. Le convoi a traîné sous l'effet de son inertie une dizaine de mètres et a effleuré, à vitesse réduite, un wagon vide en stationnement sur la voie adjacente». Enfin, notons qu'«une enquête approfondie» aurait été ouverte «afin de clarifier les circonstances exactes de cet incident». Il faut dire que les déraillements de trains ne font pas toujours l'actualité au Maroc. À peine se rappelle-t-on en effet l'accident qui avait eu lieu le 2 août 2012 lorsqu'un train en provenance d'Oujda s'était renversé à proximité de Fès, faisant 46 blessés. À l'époque, l'ONCF avait expliqué qu'il s'agissait de la conséquence d'actes de malveillance après que des inconnus eurent dérobé plusieurs attaches servant à la consolidation des rails. Toutefois, malgré le vol très fréquent des différents équipements de l'ONCF de la part de malfrats, le réseau est globalement sécurisé, hormis les nombreux désagréments et arrêts de circulation provoqués par ces actes d'incivisme.
Des chiffres qui cachent une galère
Sur un autre volet, l'accident de ce 27 août constitue une occasion de s'interroger aujourd'hui sur le fonctionnement de l'ONCF et la qualité de son service. L'entreprise continue d'afficher des indicateurs encourageants : en 2013 elle réussissait une croissance de 3,5% toutes activités confondues, pour un CA de près de 5 MMDH avec la consolidation de ses filiales. Pour l'année en cours, 8 MMDH doivent être investis : 5 MMDH réservés au projet de la ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca et 3 MMDH à la poursuite de la mise à niveau du réseau classique. Du côté des voyageurs, 38,1 millions de passagers ont emprunté le train en 2013. Cependant, une autre réalité est très souvent occultée, bien qu'elle constitue le quotidien de milliers de clients qui voyagent à bord des trains: la qualité du service ne cesse de se dégrader sur le réseau de l'ONCF. L'Office a beau se féliciter des résultats d'une étude qui lui disent que plus de 77% des voyageurs sont satisfaits du service, le mécontentement des passagers est bien palpable.
Voyages éprouvants
Malgré la rénovation de certaines gares et les programmes de mise à niveau, rien que le simple fait d'acheter un ticket relève désormais du parcours du combattant. Nombreux sont les voyageurs qui ratent leur train alors qu'ils sont coincés dans les files d'attente aux guichets. Cette situation se répète quotidiennement aux heures de pointe. Le comble est que bien souvent, à peine un ou deux guichets sont ouverts face à une foule immense. Un petit tour à la gare de «Casa voyageurs» par exemple, permettra de confirmer cette remarque. Si l'achat d'un ticket devient une affaire de bousculades et de disputes entre clients, que dire de la souffrance endurée par les voyageurs qui passent parfois plus d'une heure, voire plus à attendre un train en retard ? Le plus déplorable est que désormais, même les TNR sur l'axe Kénitra-Casa ne permettent plus de masquer les traditionnels retards des trains de ligne en provenance ou à destination de Marrakech, Fès, Tanger ou encore Oujda. À bord des trains, point de confort aussi bien en 1ère qu'en 2ème classe, le trajet est désormais synonyme de calvaire : pas de climatisation (même en été), vétusté des voitures, surcharge, toilettes nauséabondes etc... Autant de dysfonctionnements auxquels l'ONCF se doit de remédier pour sauver la face, sachant qu'ils ne sont plus un secret pour personne, aussi bien pour les usagers que pour les responsables de l'Office. En effet, quelques minutes de surf sur la page facebook de l'ONCF (www.facebook.com/oncfpageofficielle) suffisent pour mesurer la rage des voyageurs.


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