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L'actrice cristalline
Publié dans Les ECO le 06 - 03 - 2015


Ouidad Elma
Comédienne
La caméra l'adore et elle semble faite pour les flashs des photographes. Avec talent, Ouidad Elma poursuit, doucement mais sûrement son petit bonhomme de chemin. Celle qui a joué dans «Zéro» de Nourredine Lakhmari, apparaît dans «Chaïbia» de Youssef Britel, et prépare son entrée dans le monde du cinéma international.
Yeux de biches, jolie minois sublimé par beaucoup de personnalité à l'écran et une belle présence, Ouidad Elma fait partie de ses nouvelles actrices marocaines que l'on commence à remarquer ; ces vraies comédiennes qui ne se contentent pas d'un physique mais vont plus loin. Elle commence son parcours à l'âge de 16 ans dans un téléfilm de Renaud Bertrand pour France 2 et se rend compte que c'est ce qu'elle a toujours voulu faire dans sa vie. «Depuis toute jeune déjà, mon souhait de devenir actrice n'était pas concret, mais il s'exprimait. J'ai toujours voulu jouer», explique l'actrice qui a commencé ses cours de théâtre assez tôt. Inspirée par Gina Rowland, Joaquim Phoenix, Meryl Streep, Anna Karina, Gary Oldman ou encore Bryan Cranston pour ne citer que ceux-là, elle a été remarquée par Nourredine Lakhmari qui l'a fait jouer dans «Zero». Malgré le fait qu'on ne l'ait pas assez vue puisqu'elle a incarné le rôle de la jeune fille disparue, elle est tout aussi convaincante. Il faut dire qu'elle met du cœur dans ses personnages, même s'il s'agit de rôles secondaires.
«Je le lis, puis j'écoute en amont les désirs du metteur en scène sur le personnage. Et à partir de là je mets en marche une sorte de laboratoire sur le personnage pour pouvoir l'incarner, fabriquer son passé intime, ses rapports avec les autres personnages, je cherche dans mes souvenirs, mon imaginaire, travailler les enjeux de chaque scène, me libérer du texte pour m'approprier tous les sentiments du personnage, c'est une exploration de soi», explique celle qui avoue être inspirée parfois par une couleur, un parfum, une situation ou le regard d'un animal. «Puis il y a les répétitions incessantes qui vous libèrent du verbe pour ne plus penser mais sentir et vivre, et travailler son écoute avec ses partenaires», continue la comédienne qui soutient qu'il n'y a pas forcément de règles, car chaque personnage est différent, chaque tournage est une aventure unique. Cependant, seul le travail acharné compte dans un milieu qui reste machiste : «Je trouve les rôles féminins, pas assez développés, presque des clichés. Si nous sommes limitées à jouer seulement des amantes ou des mères, nous nous limitons personnellement, et nous sommes responsables sur ce que nous œuvrons. Financièrement les femmes ont toujours été moins payées à tous les niveaux, c'est à nous de nous battre pour nos droits en tant que femmes», confie l'actrice qui vit cela au jour le jour. «Au delà de mon milieu, c'est toute la société qui est à repenser, une société patriarcale faite par des hommes pour des hommes, la femme n'est qu'un accessoire». C'est cette force qui lui permet d'avancer.
Elle vient de tourner dans la série américaine «Killing Jesus», réalisée par Chris Menaul et produit par Ridley Scott, où elle joue le rôle de Sarah : «Ce fut une expérience superbe j'ai beaucoup appris, et travailler dans différentes langues m'ouvre de nouveaux horizons». Cette série sortira aux Etats-Unis le 29 mars. En parallèle, son dernier film «La Lisière», réalisé par Simon Saulnier, sort en France le 21 mars. Elle y joue le rôle de Hawa, dans un film dit «anticipation». Et puis il y a «7 Rue de la Folie», réalisé par Jawad Rhalib, où elle incarne le rôle principal de Sarah, «c'est une comédie tragique qui a voyagé dans différents festivals (Festival de Namur sélection officielle), et j'ai reçu un prix d'interprétation féminine au Festival des migrations d'Agadir», confie Ouidad qui espère que la sortie au Maroc sera imminente. Pour l'instant seule la sortie en Belgique est programmée. Actrice au naturel déconcertant et au jeu juste, elle commence à toucher petit à petit le cœur du public et le respect de la profession. Concentrée et centrée surtout, elle ne veut pas devenir une simple «poupée» de l'écran. «Pour le moment, je suis reconnaissante d'avoir eu tous ces rôles. Et le meilleur est à venir».


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