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Echanges Maroc-Afrique : Peut mieux faire !
Publié dans Les ECO le 07 - 10 - 2014

C'est un véritable tableau de bord des relations commerciales entre le Maroc et l'Afrique, notamment les pays subsahariens, que la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) vient de dresser. Le rapport intitulé «Relations Maroc-Afrique : l'ambition d'une nouvelle frontière», fait un point actualisé des échanges commerciaux, évoque les obstacles à leur expansion mais aussi les moyens de les relancer. Synthèse.
36 MMDH : Valeur des échanges Maroc-Afrique en 2013
Les échanges commerciaux entre le royaume et l'ensemble des pays du continent se sont établis à 36 MMDH, selon les calculs de la Direction des études et des prévisions financières ministère de l'Economie et des finances. Ce montant confirme la tendance haussière enregistrée ces dix dernières années avec une hausse de 13% en moyenne annuelle sur la période 2003-2013. En dépit de cette nette progression, ces échanges «reproduisent les mêmes faiblesses qui caractérisent les relations commerciales entre les pays du Sud», indique la DEPF. D'ailleurs, ils ne représentent qu'environ 6,4% de la valeur totale des échanges extérieurs du Maroc même s'ils l'étaient à hauteur de 4,6% en 2003. Autre élément important, la plus grande partie des échanges commerciaux du Maroc avec le continent s'effectue avec les pays de l'Afrique du Nord (60 % en 2013), notamment l'Algérie (35%), alors que les échanges avec l'Afrique subsaharienne n'ont représenté que 40% en 2013. Ainsi, le commerce avec l'Afrique subsaharienne s'est limité à 14,4 MMDH en 2013, contre 4,7 MMDH, soit une croissance annuelle moyenne de 12%.
Le Maroc couvre 4 fois ses importations
Les statistiques de la DEPF précisent que les exportations marocaines vers les pays de l'Afrique subsaharienne ont atteint 11,7 MMDH en 2013. Leur part dans les exportations totales du Maroc est ainsi passée à 6,3% l'année dernière. En revanche, les importations en provenance de l'Afrique subsaharienne restent limitées. Elles n'ont pas pu dépasser la barre des 2,8 MMDH contre un pic de 4,5 MMDH en 2010 et une moyenne de 3,6 MMDH sur la dernière décennie. Globalement, les exportations africaines ne représentent que 0,7% des importations totales du Maroc en 2013 contre 1,8% en 2003. Logiquement, le solde commercial est largement excédentaire en faveur du Maroc. C'était déjà le cas depuis plusieurs années, mais l'écart ne cesse de se creuser. Il atteint ainsi 8,9 MMDH au terme de l'année écoulée. «Les exportations marocaines couvrent quatre fois les importations», selon les calculs de la DEPF. L'alimentation, les boissons et tabacs (33%), ainsi que les demi-produits (22%), l'énergie et les lubrifiants (16%), mais aussi les produits finis d'équipement industriel (14%) représentent l'essentiel des exportations marocaines. En retour, le Maroc importe aussi des produits alimentaires, de boissons et de tabacs (35%), d'énergie et lubrifiants (31%), de demi-produits (13%) et de produits bruts d'origines animale et végétale (12%).
De nombreux freins à l'expansion du commerce
L'intensification du commerce avec les pays subsahariens est plombée par plusieurs facteurs que la DEPF ne manque pas d'évoquer. Parmi les plus pesants, on cite notamment la nature des ces «économies protectionnistes» dans lesquelles l'emprise de l'Etat est «forte». Les droits de douanes «variables» et élevés (20% en moyenne) en Afrique figurent également parmi les freins à la fluidité des échanges commerciaux. À cela, il faut aussi ajouter, selon la note de la DEPF, des «mesures non-tarifaires, comme les certificats d'importation, les contrôles qualité imposés parfois aux importations de manière discriminatoire et la multiplicité des régimes fiscaux entre les pays». L'ensemble de ces éléments «sont de nature à augmenter les coûts de transaction afférents aux échanges extérieurs, avec un effet négatif sur la compétitivité des industries nationales et sur le volume des échanges». Et ce n'est pas tout : «des problèmes structurels liés notamment à l'infrastructure des transports limitent l'expansion des relations commerciales entre le Maroc et ses partenaires africains», lit-on sur le document. En effet, la DEPF mentionne à son tour que «l'absence quasi totale de lignes directes de transport terrestre ou maritime, génère des surcoûts et limite incontestablement la compétitivité-prix des produits échangés».
Miser sur les services et le régime préférentiel
L'étude de la DEPF, qui constate la faiblesse actuelle des échanges, propose des pistes de relance. Il s'agit notamment pour les exportateurs marocains d'utiliser plus souvent le régime de commerce préférentiel établi avec les pays du continent. Autre proposition, adapter l'offre nationale aux spécificités du marché africain. En plus, il est question de miser sur les services, afin de renforcer considérablement la valeur des échanges. «Les exportations des deux partenaires demeurent polarisées sur les produits les moins dynamiques de la demande mondiale (...). En effet, les services représentent l'activité du commerce mondial qui a connu l'expansion la plus rapide depuis vingt ans, et ils représentent un produit intermédiaire essentiel dans la production». Toutefois, ce secteur ne peut être exploité qu'à «la faveur de la libéralisation par les pays africains du secteur des services». Par ailleurs, les produits agricoles, du textile, et chimiques disposent également des marges de développement considérables... à condition que les coûts soient compétitifs.
1,6 MMDH d'IDE en 2013
Enfin, la note de la DEPF revient sur la répartition sectorielle des investissements directs marocains en Afrique. On constate ainsi que la moitié des flux sortants des IDE marocains entre 2007 et 2012 concerne le secteur des banques (52%), suivi des télécommunications (32%), des holdings (7%) et de l'industrie (3%). L'Afrique subsaharienne s'est accaparé 85% du total des flux des IDE sortants vers le continent et 51% du total des IDE marocains à l'étranger entre 2003 et 2013. Cependant, à l'instar des IDE à destination du Maroc, les investissements marocains dans la région «fluctuent d'une année à l'autre», même si «leur part reste toujours élevée dans le total, représentant jusqu'à 88% des flux d'IDE sortants en 2010». On retiendra qu'en 2013, 1,6 MMDH d'IDE marocains a été injecté en Afrique subsaharienne, soit 54,3% des 3 MMDH investis par le Maroc dans le monde. Au moins 14 pays bénéficient de ces investissements, et ce, depuis plusieurs années. Il s'agit, entre autres, du Soudan, de l'Île Maurice, de la Mauritanie, et de onze pays de l'Afrique de l'Ouest et Centrale.


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