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Le militant pour une culture libre et utile
Publié dans Les ECO le 03 - 10 - 2014


Mohamed Merhari dit Momo
Directeur de l' EAC-L'Boulvard
Sage et à la fois «déjanté», Mohamed Merhari, dit Momo, se démène pour animer la scène culturelle nationale. Il raconte l'aventure de L'Boulevard et sa vision de la scène actuelle en toute intimité.
Il déambule dans les coulisses de son festival, un rendez-vous musical qu'il a imaginé avec son acolyte Hicham Bahou il y a 15 ans. Lui c'est Mohamed Merhari que tout le monde connaît sous le pseudonyme de Momo comme s'il était l'ami de tout le monde, le «Momo» de la bande ou de la famille. Famille musicale en tout cas qu'il connaît et à laquelle il voue une passion sans limite. Cet enfant de la culture a ouvert les yeux dans un théâtre, le théâtre de la FOL (Fédérations des œuvres laïques) où son père travaillait. L'enfant de Casablanca, rebelle, n'aimait pas l'école et savait déjà que sa place était sur le terrain. «J'étais ni bon ni mauvais, mais l'école n'a jamais été mon fort. J'ai essayé de commencer des formations mais je n'arrivais pas à rester enfermé devant un tableau. Le terrain est la meilleure école. Quand on a commencé, il n'y avait nul part où apprendre à faire de la production par exemple. On a appris sur le tas. Avant on apprenait sur le tas, avec les Français ou les étrangers qui venaient superviser. Aujourd'hui on tourne à 99% d'équipes marocaines. C'est une belle évolution». Une évolution qu'il a vue et vécue.
À 42 ans, Momo peut se féliciter d'être un des acteurs culturels les plus influents de la scène actuelle. À partir de rien, lui et son équipe ont réussi des miracles, par amour pour l'art et les artistes marocains. «Les musiciens n'avaient pas d'espace pour répéter, on a mis à leur disposition un espace. Ils n'avaient pas où jouer, on leur a donné une place pour jouer. C'est là où on s'est dit pourquoi ne pas faire un festival pour canaliser cette énergie et lui permettre de créer. C'est la où L'Boulevard est né». Un travail que le ministère de la Culture est censé faire mais conscients des rouages du système, les militants travaillent seuls dans l'ombre, jusqu'à trouver un peu de lumière. «À toute difficulté, on peut toujours trouver des solutions. C'est un festival qui travaille avec 3 préfectures, on a eu de belles collaborations et les autorités ont aidé cette fois. On a l'habitude de râler mais cette année, cela a été un stress de moins», explique Momo en pensant à L'Boulevard, un projet qu'il a pensé et a réalisé. Aidé par une équipe de 6 personnes, il voyage, va à la rencontre des gens et se dit «bien entouré» puisqu'il se fait conseiller pour la programmation. D'ailleurs à quelques jours de la fin de la 15e édition, Momo pense déjà à la 16e. «Je crois que l'édition de cette année est l'une des meilleures de l'histoire de L'Boulevard.
Depuis 2 ans, on a enlevé l'espace VIP et cela a enlevé énormément de frustrations chez les gens. On a eu de très belles têtes d'affiche, entre Asian Dub Fondation, Hamid Kasri qui a ramené Merchane et Karim Zyad, Gnawa Diffusion et Mos Def, on s'est tous bien amusés», explique celui dont la vie à l'air d'un festival au quotidien. Initiateur du B-Rock, l'endroit live et underground de la ville, il gère aussi le Boultek et intervient en tant que chroniqueur dans l'émission Ajial de 2M pour être toujours proche de la jeunesse créative. «On a une génération qui est techniquement très bonne. Des jeunes qui maîtrisent leurs instruments. Mais ils manquent de créativité je trouve. L'ancienne génération est tout le contraire, la technique s'apprenait sur le tas, mais ils étaient créatifs. Il faut du temps à cette jeunesse je pense», explique celui qui a vu les groupes marocains se séparer alors que le potentiel était là. «J'ai vu H-Kayne faire des concerts à l'étranger, Darga aussi. Ces groupes n'ont pas pu aller plus loin car il n'y avait pas d'accompagnement. Les managers ne sont pas compétents. Il n'y a pas de gestion de carrière», continue Momo qui pense que la clé du succès est de s'approprier le folklore marocain au lieu d'imiter. «On a un son rock marocain, reggae marocain, même de l'électro marocain. La jeunesse est en train de s'approprier le patrimoine parce qu'elle sent que c'est important. Dés que cette chose sera acquise, la musique marocaine réussira à s'exporter». En attendant, Momo continue à rêver et à transformer ses rêves en réalité dans le but de faire évoluer la scène marocaine, sur fond de tremplins et de concerts de qualité accessibles à tous.


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