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«Le public marocain a de l'énergie»
Publié dans Les ECO le 20 - 09 - 2013


Yori Swart
Chanteuse hollandaise
On lui aurait donné le Bon Dieu sans confession et si la résurrection devait exister, elle en serait la preuve, puisqu'elle pourrait être la petite fille de Joni Mitchell. Révélation du tremplin L'Boulevard du weekend, les rockeurs et métaleux ont eu droit à un vent de fraîcheur folk et pas des moindres. Elue meilleure auteur compositeur de l'année en Hollande, Yori Swart est un talent à l'état pur. Rencontre !
Les ECO : Comment avez-vous commencé la musique ?
Yori Swart : Ma mère était éducatrice dans une crèche, doublée d'une musicienne. Le jazz m'a toujours bercée. Mon père aussi était musicien, et m'a mis très tôt une guitare entre les mains. Elle y restera toute ma vie. Je chante depuis toujours. J'étais très jeune quand j'ai commencé à écrire mes chansons, j'ai commencé quand j'ai appris mes premiers mots en anglais. J'ai toujours voulu faire ça ! Mon père est guitariste, j'ai appris la guitare grâce à lui. Il a été ma grande inspiration et mon professeur. À 17 ans, j'ai intégré le Conservatoire national d'Amsterdam. C'est là que tout a commencé...
Comment était construite votre éducation musicale ?
J'ai écouté beaucoup de blues, beaucoup de jazz et de la musique classique. Beaucoup de Joni Mitchell, Fink et Ani de Franco. J'ai écouté des choses anciennes et de la musique d'aujourd'hui. J'aime le reggae, le hip hop et le blues.
Quel a été le déclic qui vous a fait passer de l'ombre à la lumière ?
J'ai fait les choses de façon entière et vraie. Quand j'ai réussi a me constituer mon répertoire et assez de chansons, j'ai commencé à faire du porte à porte pour jouer dans des scènes et me confronter au public. J'avais envie de jouer dans plusieurs endroits différents et c'est ce que j'ai fait. Je voulais apprendre, devenir professionnelle et la meilleure façon d'y parvenir était de passer par le live. J'ai beaucoup appris, me suis confronté à mes peurs, les ai dépassées, même si j'apprends encore, parce que je suis de nature timide.
Comment décririez-vous votre musique ?
À vrai dire, c'est un mix de beaucoup de choses. Elle se compose de tous les genres musicaux que j'écoute. C'est un peu de la musique op mêlée à du rock alternatif, de folk, de groove et de twist. Je pense que c'est la meilleure manière de la décrire (rires).
La musique que vous venez de décrire et que vous avez jouée ne s'inscrit pas tout à fait dans le rock/métal, à l'honneur lors de cette deuxième journée du Tremplin. Vous attendiez-vous à une telle réaction de la part du public ?
Absolument pas (rires)! Je sais que la scène musicale ici est différente de chez moi, au Pays-Bas. Les gens adorent danser, captent l'énergie facilement. Je vous avouerais que je n'arrive pas toujours à faire danser le public. C'est là que réside la différence. Aux Pays-Bas, les gens donnent moins d'énergie qu'ici. C'était réellement un soulagement de jouer au Maroc. Même si ce n'est pas forcément le genre de musique qu'ils écoutent le plus, je suis arrivée à les toucher. Finalement, c'est le but ultime de la musique: partager les émotions et communier avec l'autre est en fait une expérience de vie inoubliable. Il n'y a rien de plus important que les souvenirs, et c'est exactement ce que cherche le public marocain. Il veut ressentir des émotions et les partager, et c'est ce qui explique une telle réaction de sa part. C'est une expérience que je ne pense pas oublier un jour.
Comment se porte l'industrie musicale en Hollande ?
Très bien ! Il y a beaucoup de groupe de covers et une scène nouvelle de jeunes talents qui font du bon travail. Il y a une bonne énergie musicale et une belle jeunesse talentueuse ! (Rires).
Quels sont vos projets ?
Je suis en train d'écrire mon deuxième album chez moi. En fait, je ne veux qu'une chose: faire beaucoup de musique. Composer beaucoup et jouer beaucoup et faire des choses dont je serai fière. L'industrie musicale n'est pas ce qu'il y a de plus facile. Tout ce que je veux, c'est être fière de ce que je fais.
Vous reviendrez au Maroc ?
Bien sûr. Si vous diffusez, oui (rires.) J'aimerais tellement y jouer de nouveau!


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