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Les entreprises hôtelières perdent de l'argent
Publié dans Les ECO le 06 - 05 - 2013

Exploitation touristique. La rentabilité du secteur est négative. En outre, elle est en dégradation depuis quelques années. La situation est d'autant plus aggravée par la hausse des charges d'intérêts, due à un endettement croissant.
Le taux de remplissage faible des hôtels, le niveau des recettes actuelles insuffisant et le taux d'endettement élevé du secteur, sont autant d'éléments qui ont un impact négatif sur la rentabilité des entreprises et qui font de l'exploitation d'hôtels et d'ensembles touristiques, leur activité principale. Les chiffres qui nous ont été confiés par la société spécialisée dans la collecte et le traitement de l'information Inforisk le confirment.
Une activité en recul
La rentabilité nette, qui représente le rapport entre le bénéfice et les revenus réalisés par ces entreprises, est ressortie négative en 2011. Elle s'est ainsi établie à -12,2%. Elle n'a d'ailleurs pas cessé d'accroître ses pertes depuis 2009. La rentabilité du secteur s'est située en effet à -3,5% en 2009, avant de passer à -8,6% en 2010 (-5,1 points) pour se fixer à -12,2% en 2011 (-3,6 points). «La rentabilité des entreprises qui exercent l'activité d'xploitation d'hôtels et d'ensembles touristiques au Maroc s'est dégradée sous le poids combiné de la dégradation du résultat d'exploitation et de la hausse des charges d'intérêts, due à un endettement croissant et massif» soulignent les analystes d'Inforisk. En effet, le résultat d'exploitation du secteur est, lui aussi, déficitaire et de plus est, en dégradation depuis plusieurs années. Celui-ci a perdu 6,2 points entre 2009 et 2011 ou il atteint -1%, grevé par le poids des investissements (eu égard à l'augmentation des dotations d'amortissement), mais également par le recul de l'activité. Selon les statistiques de l'Observatoire du tourisme, 9,35 millions de personnes ont visité le royaume courant 2011 (+1% par rapport à 2010) et les recettes globales générées par le secteur du tourisme en 2011 ont atteint près de 59 MMDH. Quoique ces dernières fussent en progression de 4% par rapport à l'année 2010, les entreprises du secteur de l'exploitation hôtelière n'ont pas pas profité de cette embellie et pour preuve. Leur activité est en repli. 8,6 MMDH de chiffres d'affaires sont cumulés en 2011. Il s'agit là d'une diminution de 6,3% entre 2010 et 2011. En sachant que les arrivées touristiques aux frontières marocaines au titre de l'année 2012 ont connu, elles, une stagnation par rapport à l'année dernière (+0,4% à 9,3 millions de touristes) et que pour leur part, les nuitées enregistrées dans les établissements d'hébergement classés se montent à 17,5 millions (en légère hausse, +4% par rapport à 2011) cela laisse entendre que la croissance des revenus des hôtels et des unités touristiques a connu une stagnation en 2012, si ce n'est un retour en arrière (en sachant que la majorité d'entre eux ont abaissé leurs prix pour attirer les touristes).
Un secteur lourdement endetté
La situation financière des de ces entreprises est d'autant plus aggravée par la hausse des charges d'intérêts, due à un endettement croissant et massif. Le niveau d'endettement du secteur se situe à 108%. Avec un tel ratio, les entreprises du secteur ont largement dépassé leur capacité d'endettement moyen et long termes. Cette hausse faramineuse du ratio d'endettement des entreprises du secteur s'explique, selon les analystes, par deux facteurs concomitants. D'une part, on constate une baisse importante des capitaux propres (-10%) entre 2010 et 2011, due à l'impact du report à nouveau des résultats nets négatifs de l'exercice 2011, qui lui-même s'explique par la hausse des charges d'intérêts, due à la hausse de l'endettement ! Parallèlement, les dettes de financement ont augmenté de 19%. En conséquence, les entreprises ne pourront plus avoir recours à ce mode de financement, les banques étant de plus en plus exigeantes par rapport au taux d'endettement maximum acceptable (fixé par la plupart à 100%) et ayant décidé d'endurcir d'avantage leurs conditions d'octroi de crédit, exigeant plus de garanties et augmentant les primes de risques spécifiques, à condition pour les emprunteurs de renforcer leurs capitaux propres par des augmentations de capital. Il est donc clair que le secteur fait face à plusieurs contraintes, qui affectent actuellement sa rentabilité et freinent son développement. La principale contrainte réside dans l'offre qui reste aujourd'hui inadaptée aux exigences des touristes, en particulier étrangers et pour cause. «De plus en plus de projets sont administrés par des entreprises qui sont à la base des professionnels de l'immobilier, qui n'ont pas réussi à garder une activité soutenue», décrie ce professionnel du secteur, qui a souhaité garder l'anonymat. Pour ce dernier, les seuls projets qui continuent encore à emprunter le chemin de la croissance sont ceux qui sont gérés par des professionnels du tourisme. L'exemple le plus représentatif est celui de la chaîne hôtelière gérée par le consortium Risma-Accor.


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