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«Le PJD est devenu une marque politique»
Publié dans Les ECO le 07 - 09 - 2015

La gestion des affaires publiques à l'échelle gouvernementale n'a entamé en rien le capital de confiance et de sympathie dont jouit le PJD auprès de l'électorat marocain. Quatre ans après lui avoir offert la première place lors des élections législatives du 24 novembre 2011, les électeurs viennent de renouveler leur confiance dans le parti de la lampe en lui confiant les clés de la gestion des principales grandes villes du pays à l'occasion des élections communales et régionales du 4 septembre 2015.
Une stratégie gagnante
C'est un fait assez exceptionnel pour ne pas être souligné. Dans les démocraties les mieux établies et à mi-mandat, le parti majoritaire sur le plan gouvernemental perd souvent les élections dites intermédiaires (communales et régionales) au profit des partis de l'opposition, à la faveur d'un classique vote-sanction. Or, c'est le contraire qui vient d'avoir lieu dans les principales grandes villes du pays, avec la défaite cinglante de l'opposition dans ses propres fiefs. Les citoyens ont désavoué les majorités municipales sortantes de toutes les grandes villes au profit des listes du PJD. Comment expliquer ce paradoxe, la performance du PJD quatre ans après les législatives et le naufrage électoral de l'opposition et de ses ténors ? En politique, il est important d'avoir un message intelligible et compréhensible par les électeurs. Contrairement aux autres partis, le PJD a positionné sa campagne sur le plan des valeurs, avec un seul thème : la moralisation de la gestion des affaires publiques, nationales et locales. Autrement dit, la lutte contre «le fassad».
Et pour donner un visage à ce «fassad», il a désigné un adversaire : le PAM. Un message et un adversaire. Un schéma binaire, simple à retenir. Pas de jargon technocratique, pas de «chiffraille», pas de promesses. Pour porter ce discours, un seul VRP, qui a un talent d'orateur hors-pair : Abdelilah Benkirane, himself. Le casting étant posé et le story-telling de la campagne arrêté, il faut une logistique d'enfer pour mobiliser l'électorat, au-delà de la base disciplinée et engagée des militants. Le parti met à profit sa présence depuis de longues dates sur les réseaux sociaux pour «viraliser» au maximum sa campagne électorale (photos, vidéos, podcasts, émissions, chansons, revue de presse, mises au point....). Le message principal ne varie pas. Telle une rock-star en tournée, Abdelilah Benkirane matraque le même discours lors de ses différents meetings avec quelques variantes. Il clive en attaquant l'opposition et dramatise au maximum l'enjeu du 4 septembre contre «le fassad».
L'opposition dans le déni
L'électorat a donc fini par comprendre et a voté le jour J pour la lampe. Peu importe pour lui le candidat PJDiste du quartier, l'électorat vote pour une marque déposée : la lampe. Inversement, les partis de l'opposition ont déployé une stratégie classique comme si le Maroc de 2015 était celui de 2009 et que le 20 février n'avait jamais existé : appui total sur les notables, parades ridicules dans les quartiers avec des jeunes crieurs «hyahas» et des musiciens troubadours loués à la journée, utilisation des intermédiaires pour s'assurer les réservoirs de voix, réunions festives dans les maisons et promesses à la pelle pour les jeunes déshérités, les femmes aux foyers...Dans les campagnes, ce «marketing politique» fonctionne encore, mais dans les villes, il ne passe plus. L'opposition a par ailleurs découvert sur le tard les réseaux sociaux. Elle a été criblée de critiques et d'insultes par les internautes, déjà assez remontés contre la gestion locale de ses conseillers. Sonnée par sa défaite avec la chute humiliante de ses ténors dont trois secrétaires généraux de partis politiques (Chabat, Sajid et Bakkoury), l'opposition s'arc-boute, depuis la soirée électorale du 4 septembre, dans une posture de déni, allant jusqu'à contester la régularité du scrutin. Ce qui en dit long sur son état d'esprit. L'élégance démocratique voudrait que les patrons des partis, ayant perdu le scrutin, reconnaissent la victoire du gagnant et tirent les leçons de leur échec en remettant leur mandat devant les militants de leurs partis. Alors que 2016, année des législatives, est déjà dans les esprits, les partis d'opposition doivent revoir leur copie, changer de casting, venir avec des hommes neufs et des offres politiques renouvelées en ligne avec les nouvelles attentes de la société. Autrement, ce sera un nouveau jackpot électoral pour le PJD.
Abdelkhalek Zyne
Consultant-expert en stratégie digitale et conférencier-speaker.


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