Une Conférence Ministérielle pour soutenir l'Initiative d'Autonomie sous la Souveraineté du Maroc    La pitoyable sortie de Podemos    Driss Lachguar reçoit le champion du monde de full-contact, Khalid El Qandili    Des investisseurs polonais veulent investir dans le Sahara marocain    Lady Gaga et Jennifer Lopez chanteront à la cérémonie d'investiture de Biden    Un dessin de Tintin adjugé au prix record de 3,2 millions d' euros    Martin Scorsese, le parrain des films de gangsters    Compteur coronavirus : 1.291 nouveaux cas confirmés 1.409 guérisons en 24 heures    Larabi Jaïdi : « Des signes de l'amorce d'un début de convalescence se manifestent »    La CGEM accueille une nouvelle fédération    MDJS: Diffusion de la Saison 2 de l'émission «3ich l'game»    Peine de mort. Le tueur de Adnane sera-t-il exécuté ?    A travers « Souss Launchpad » : Enactus accompagne 800 jeunes dans le Souss Massa    Visite du ministre chinois des Affaires étrangères : la Chine accorde une grande importance à l'Afrique    L'aubaine du Brexit pour l'Europe et les USA    Vrai ou Fake sur la Covid-19 au Maroc, vendredi 15 janvier    La Mercedes Classe E s'offre un lifting    Un webinaire pour débattre sur l'Afrique post-Covid    Sénat américain. Les émeutiers voulaient « capturer et assassiner des élus »    Casablanca : 10 ans de prison pour avoir tué son ami    Selouane : Démantèlement d'une bande de cambrioleurs    Casablanca : Remise d'équipements de projets générateurs de revenus au profit d'ex-détenus    Maroc: L'essentiel du Budget économique prévisionnel 2021 du HCP    Une édition pas comme les autres : Le Maroc à l'assaut du CHAN    Les équipes à suivre de très près    Yasmina Benabdellah : «J'intègre toujours la touche marocaine dans mes projets»    Dakhla : Lancement de la première campagne nationale de communication sur le métier de l'architecte    Perspectives après l'annonce du vaccin Covid19 : Les Marocains ont le moral    Maroc-USA: Un mémorandum d'entente pour la préservation du patrimoine culturel marocain signé    Normalisation? Il n'y a jamais eu vraiment de rupture    Casablanca : Le contrat de Lydec en ligne de mire    ONP : Digitalisation de la criée    Banque de sang : Des stocks mal exploités, périmés puis détruits !    Maroc-USA : signature d'un mémorandum d'entente pour protéger les biens culturels marocains contre le trafic illicite    La production industrielle en hausse de 2,5% dans la zone euro à fin novembre dernier    Donald Trump mis en accusation Un deuxième "impeachment" historique    Evolution du coronavirus au Maroc : 1279 nouveaux cas, 456.334 au total, jeudi 14 janvier 2021 à 18 heures    Le PSG s ' adjuge le Trophée des champions    Mondial de handball : le Maroc débute contre l'Algérie    Omnisports : Courrier du Nord-Est    Tennis : L'ATP Cup...version 2021    Poutine réunit les protagonistes du conflit du Haut-Karabakh    Début d'un confinement strict    Un recueil de Zajal qui promeut la culture de l'égalité des sexes    2020 : Une présence de taille de la question amazighe malgré la pandémie    Championnat du monde de handball : Un derby maghrébin pour l'entrée en lice du Maroc    Zuckerberg vs Trump. Facebook plonge en bourse    Bientôt un musée à Laayoune    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Finances publiques : La dette extérieure culmine à 142 MMDH
Publié dans Les ECO le 04 - 04 - 2017

Son encours a augmenté de 2 MMDH en 2016 et représente désormais près de 14% du PIB. Les entreprises et établissements publics (EEP) concentrent 54% de ce montant, ce qui remet sur la table leur niveau d'endettement élevé.
La dette extérieure publique se creuse davantage en 2016. Le dernier bulletin statistique, publié par la direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE), indique, en effet, que l'encours de cette dette a atteint plus de 142,78 MMDH en 2016, contre 140,80 MMDH en 2015. Elle représente ainsi 14,1% du PIB en 2016, contre 14,3% une année auparavant. Plus en détail, s'agissant de la structure de la dette du Trésor, les créanciers multilatéraux constituent le premier groupement de créanciers du royaume avec une part de 45,9% de la dette, suivis des créanciers bilatéraux (28,9%) et du marché financier international et banques commerciales (25,2%).
Les tirages sur la dette extérieure du Trésor par groupes de créanciers se sont établis à 10,38 MMDH en 2016, dont 9,14 MMDH sont accaparés par les institutions internationales, alors que les créanciers bilatéraux détiennent 1,23 MMDH. Pour ce qui est des charges de la dette, elles ont atteint 11,36 MMDH l'année dernière, dont 3,78 MMDH sont des charges en intérêts. La répartition de la dette extérieure publique par devise fait ressortir que l'euro s'accapare la part du lion avec 61,4%, alors que le dollar représente 26,7%, le yen japonais 3,8% et les autres devises 8,1%. Par ailleurs, la ventilation de la dette extérieure fait ressortir une forte présence des entreprises et établissements publics (EEP). Ils s'accaparent en effet 54% du montant global, soit plus de 70 MMDH. Un montant faramineux qui remet sur la table la question de la santé financière des ces entreprises publiques.
Les EEP sous tension
Plusieurs organismes ont en effet attiré l'attention sur le niveau d'endettement élevé du portefeuille de l'Etat. Le dernier en date est la Cour des comptes. La juridiction financière a, en effet, conclu que l'endettement est un levier important sur lequel misent les EEP pour réaliser leurs programmes d'investissement. Ainsi, l'augmentation de leur dette est la conséquence directe de la politique adoptée au niveau du secteur pour réaliser les infrastructures de développement du pays. Toutefois, l'augmentation importante de l'endettement que connaissent les EEP, enregistrée depuis le début de la décennie 2010, pourrait constituer une source de fragilité pour les entreprises et établissements publics.
Cette augmentation des dettes de financement des EEP est circonscrite au niveau des principaux EEP engagés dans des programmes d'investissement. Il s'agit en l'occurrence des groupes OCP, ONEE, ADM, ONCF, RAM, TMSA, MASEN, CFR14 et certaines filiales du Groupe CDG. L'encours des dettes contractées par ces organismes représente plus de 90% du total endettement du secteur et des dettes contractées en devises. Autre source d'inquiétude, l'augmentation continue de la part de la dette en devises depuis 2012. Une tendance porteuse de risques pour les finances publiques, car toute défaillance des organismes débiteurs dans le règlement de leurs dettes garanties, entraînera leur prise en charge par le budget général de l'Etat. Cette situation présente en effet outre les risques liés à l'équilibre financier fragile que connaissent certains EEP, un risque de change pouvant impacter substantiellement les résultats de ceux qui ne réalisent pas de chiffre d'affaires en devises.
Les entreprises publiques marocaines semblent être conscientes de ce risque et prennent leurs dispositions pour se couvrir contre les fluctuations du change. Autoroutes du Maroc, une des entreprises publiques les plus endettées, a récemment reçu le feu vert du département de l'Economie et des finances pour lever, auprès des banques marocaines, quelque 2,9 MMDH. Un montant qui servira, en partie, à réduire le coût et couvrir le risque de change que représente le dinar koweïtien à travers le rachat d'une partie de la dette en cette monnaie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.