Inondations : le détail des aides octroyées aux sinistrés    Akhannouch à Addis-Abeba pour représenter le Roi Mohammed VI au 39ème Sommet de l'UA    Une délégation de la Commission de l'économie du Parlement croate reçue à la Chambre des représentants    Le Roi reçoit le président du Conseil d'Administration du Groupe Safran    Tensions au sein de la majorité autour du dossier des avocats    Régionalisation avancée : L'expérience marocaine mise en exergue à Dakar    Fronde des avocats : le comité conjoint Exécutif-bâtonniers tient sa 1ère réunion    Le Roi Mohammed VI lance le projet d'une usine de trains d'atterrissage du groupe Safran à Nouaceur    Crédit du Maroc : des résultats financiers en forte progression    L'IA face à l'épreuve de l'urgence humaine : un angle mort de l'action publique    Abus de marché : l'AMMC dissèque la manipulation de cours    Le Conseil de la commune de Casablanca adopte le nouveau cahier des charges pour la gestion de la propreté    La Bourse de Casablanca débute en hausse    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    Belkchour met en garde les arbitres du championnat : intégrité absolue et tolérance zéro    Botola : Une lutte acharnée pour la tête du classement    AS : Brahim Diaz largement plébiscité pour intégrer le onze de départ    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Santé: les infirmiers en sit-in réclament la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement    Alerte météo : fortes pluies, neige et rafales de vent de vendredi à samedi    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Ksar El Kébir. Bank of Africa accorde un report exceptionnel des crédits    L'Italie peut-elle transformer ses ambitions africaines en projets concrets ?    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    WAFCON 2026 : le Maroc maintenu, le boycott en préparation    Cinq stades marocains en lice pour le « Stadium of the Year 2025 »    Retaillau se lance dans la course à l'Elysée 2027... le « tombeur du régime algérien » affiche un soutien ferme à la souveraineté marocaine sur le Sahara    UE : Vers l'éradication de la pauvreté d'ici à 2035    Intempéries en France: Un mort, 900.000 foyers privés d'électricité et trafic ferroviaire perturbé    Températures prévues pour le samedi 14 février 2026    Madrid 2026 : Quand la géopolitique remplace le statu quo sur le dossier du Sahara    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Maroc Telecom registra una facturación de 36,7 mil millones de dirhams (1,4%) en 2025    GenZ in Morocco: Zineb El Kharroubi's trial set for February 26 in Casablanca    Morocco's ancient Igoudar at risk as severe weather worsens damage    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    CAN 2025 : +190% sur les transactions transfrontalières depuis les pays participants    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



François Conradie: «Ramaphosa pourrait être plus pragmatique avec le Maroc»
Publié dans Les ECO le 20 - 02 - 2018

François Conradie, Analyste au cabinet sud-africain NKC African Economics
Cyril Ramaphosa, le successeur du président Jacob Zuma pourrait faire preuve de plus de pragmatisme dans les relations entre le Maroc et l'Afrique du Sud. Tel est l'avis de François Conradie, analyste au cabinet sud-africain NKC African Economics. Dans cette interview, il revient également sur l'avenir de Zuma et de l'ANC.
Les Inspirations ECO : Zuma était poussé vers la sortie par l'ANC. Sa démission est-elle malgré tout une surprise vue sa forte résistance ?
François Conradie : Oui, la fin de son discours nocturne, le mercredi 14 février, a surpris, surtout après ses propos de l'après-midi et même ceux du début de ce même discours, dans lesquels il soulignait (avec raison) qu'il avait été élu par le Parlement, représentant du peuple, et non par son parti, l'ANC. Jusqu'à la fin du discours ce soir-là, je m'attendais à ce qu'il exprime sa détermination de faire face au vote de non confiance au Parlement, qui était programmé sur l'agenda pour le lendemain (jeudi). Toute l'histoire ne sera peut-être jamais connue, mais nous pourrons par la suite en apprendre plus sur les garanties qu'il a pu recevoir de la part de son successeur ou bien d'amis à l'étranger.
Après la présidence, beaucoup s'attendent à ce que Zuma soit poursuivi par la justice pour corruption. Est-ce probable ?
C'est assez probable. Mercredi dernier, à quelques heures de l'annonce de sa démission, même les «Hawks», unité spéciale de police judiciaire, ont perquisitionné la maison de la famille Gupta, famille indienne qui s'est enrichie grâce à des marchés corrompus obtenus par les faveurs de Zuma. Duduzane Zuma, fils de l'ex-président et employé des Gupta, est également susceptible d'être poursuivi. Au cours de l'année dernière, de plus en plus de preuves - et de témoins prêts à être entendus - se sont dévoilées et pourront contribuer à un procès contre Zuma. Il pourra y échapper en devenant témoin contre ses amis et son fils, ou bien en s'exilant.
Avec cette démission «forcée» de Zuma, est-ce que l'ANC n'est pas en train de se fracturer ?
Elle a été fracturée bien avant - il existe des clivages idéologiques et personnels dans le parti depuis les années 20. La fracture actuelle l'a été à l'évidence lors du congrès national du parti en décembre dernier, durant lequel Cyril Ramaphosa a été élu à la présidence du parti devant Nkosazana Dlamini-Zuma, le choix (et l'ex-épouse) de Zuma. Depuis, certains cadres ont rallié le camp de Ramaphosa, mais ses plus grands loyalistes auront du mal à se refaire une place au sein du parti. Aussi le parti perdra une frange de son électorat rural et traditionnel, surtout dans la région de KwaZulu-Natal où Zuma puisait beaucoup de son soutien.
Cyril Ramaphosa peut-il redorer le blason de ce parti historique avant les élections de 2019 ?
Oui, tout le monde s'attend à ce qu'il s'attaque à la corruption et la mal gouvernance, chose qui améliorerait l'image de l'ANC en milieu urbain et pourrait renforcer le parti dans l'élection de 2019. Le choc des mauvais résultats lors des municipales de 2016 a gravement affaibli Zuma à Pretoria et Johannesburg, villes que l'ANC a perdues.
Ramaphosa n'est-il pas en partie comptable du bilan de Zuma, en tant qu'ex-vice-président?
On peut considérer qu'il aurait pu faire plus, surtout lorsqu'il était question d'enclencher un processus de destitution dans le parti ou au Parlement pour faire partir le président Zuma. Toutefois, les grandes transgressions de Zuma ont été des conspirations criminelles, entreprises en secret, dans lesquelles il n'y a pas une suggestion que Ramaphosa ait été impliqué.
La politique étrangère du pays risque-t-elle de changer avec Ramaphosa ?
Pas de façon radicale. Malgré l'attention qu'on accorde aux individus par des moments pareils, l'ANC demeure une très grande organisation avec des règles bien établies, qui adopte ses orientations stratégiques de façon strictement démocratique. Il est vrai cependant que la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, a été du côté des perdants en décembre, même si elle n'est pas parmi les loyalistes de Zuma les plus en vue et pourrait donc être remplacée quand Ramaphosa remanie son équipe dans les prochains jours. Mais il n'y aura pas d'importants changements.
Sur les relations avec le Maroc, notamment sur la question du Sahara, à quoi faut-il s'attendre avec Ramaphosa ?
Je pense qu'on peut s'attendre à la continuation d'un processus dont on a pu deviner la direction avec la rencontre entre Zuma et le roi Mohammed VI en novembre dernier à Abidjan, en marge du 5e sommet euro-africain. Je pense que l'on va se diriger vers un plus grand pragmatisme sur cette question pour un meilleur engagement avec le Maroc. Il est probable que l'Union africaine servira de cadre pour ce processus.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.