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Paris : Un Congrès des musulmans de France à la mi-novembre
Publié dans Les ECO le 25 - 09 - 2018

L'annonce a été faite hier par les grandes fédérations de mosquées, dont celles qui composent le Conseil français du culte musulman (CFCM) quant à la tenue d'un «Congrès des musulmans de France» à la mi-novembre. Objectif ? Mieux organiser le culte musulman par eux-mêmes et pour eux-mêmes, comme le relate La Croix.
C'est ce qu'indique par ailleurs un communiqué paraphé par bon nombre de représentants du culte en France, sans plus de précision : «Dans la perspective d'organiser le culte musulman par eux-mêmes et pour eux-mêmes, le Conseil français du culte musulman (CFCM) et les représentants des fédérations musulmanes de France ont décidé d'un commun accord de la tenue d'un Congrès des musulmans de France à la mi-novembre à Paris».
Il est évident que ceci fait écho à la fameuse publication de l'Institut Montaigne, rédigé par Hakim Karoui, établissant ainsi «un diagnostic sur l'islam en France et présente au président Emmanuel Macron des propositions pour l'organisation du culte musulman». Un rapport vivement critiqué et qui a soulevé un tollé au sein de la communauté musulmane de l'Hexagone, particulièrement auprès du CFCM et de la Grande mosquée de Paris.
Faire participer des experts de la question
C'est lors d'un colloque qui s'est tenu vendredi au Sénat par le CFCM et les sénateurs, Nathalie Goulet et André Reichardt, qu'il a été pointé la nécessité d'organiser le culte musulman par les musulmans et non pas l'Etat français.
À travers son rapport, Karoui préconise notamment de contrôler les flux financiers, les collectes de fonds et les dons dont bénéficient les représentations du culte musulman, en particulier en matière de financement de la gestion des mosquées, et l'instauration d'une taxe halal, dont le chiffre d'affaires du marché en France est estimé à 6 milliards d'euros.
Dans ce sens, le président du CFCM, Ahmet Ogras, a souligné que les personnes qui interviennent le plus sur l'islam en France «souffrent soit d'une incompétence, soit d'un manque d'objectivité, soit d'une absence de légitimité».
«Nous avons besoin de vrais experts, reconnus effectivement dans leurs domaines, capables de travailler avec des experts d'autres domaines, afin de dresser et proposer de vrais solutions», a-t-il affirmé. Et de rappeler : «Il ne suffit pas d'avoir des origines musulmanes pour disposer de la légitimité de parler au nom des musulmans».


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