«Positions et Propositions», nouveau recueil d'Abdeslam Seddiki    Le cri maghrébin!    Semaine dans le vert pour la bourse de Casablanca    Surveillance routière dans les zones à trafic intense : 139 agents assurent le contrôle routier à travers tout le Maroc    La sécurisation des voies ferrées est en marche    Contrôle et détection automatique : 552 nouveaux radars sur nos routes    Un levier important du nouveau modèle de développement escompté    Euromoney Awards 2019 : AWB « meilleure banque au Maroc » pour la 9è fois    L'heure de vérité pour l'Allemande von der Leyen au Parlement européen    Yemen : l'Arabie Saoudite isolée    Indonésie. Un fort séisme de magnitude 7,3 frappe les Moluques    Raid près de Tripoli : Rapatriement des dépouilles des victimes marocaines    Amende de 5 milliards de dollars pour Facebook    Avec des «si»    CAN 2019. Romain Saïss évoque un sentiment de "honte" après l'échec du Maroc    Les Fennecs prennent leur envol    Sport et politique : un mauvais mariage    Meeting de Monaco. Soufiane El Bakkali remporte l'épreuve du 3000 m steeple    Gares routières, ports, centres commerciaux : Le CNPAC prévoit une vaste opération de sensibilisation    Violence psychologique. Ce mal invivable des couples marocains    Baccalauréat 2019 : Plus de 253.000 candidats admis au total    Lancement de la plateforme nationale « Maroc Université Numérique » à Rabat    #CodeWahed : Plus de 10.000 automobilistes sensibilisés par Vivo Energy Maroc    David Elmoznino : une nostalgie joyeuse    Rapport du CESE: Défaut de Lecture au Maroc    Yahya Boudlal: le fils prodigue du théâtre national n'est plus    Firo 2019 : Hamid Bouchnak, Cheb Younes, Cheb Nasro et les autres    Procès Imlil : la défense demande une expertise psychologique    Livraison de missiles russes S-400 à la Turquie en dépit des mises en garde américaines    Importante participation marocaine au Sommet Pact for Impact    Création de l'Agence nationale d'évaluation et de garantie de la qualité de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique    Communication et modernisation de l'administration publique    Journée d'étude sur les terres soulaliyate et collectives    Du mental au physique, le tondeur de mouton se prépare comme de grands sportifs    Les stars qui vivent avec une maladie mentale : Kid Cudi    Appui financier de la Banque mondiale à l'éducation préscolaire au Maroc    La défense demande une expertise psychologique des accusés et la mère de l'une des victimes d'Imlil réclame la peine de mort    Sans l'Egypte, la fête est plus ouverte    La FIFA annonce des amendements majeurs à son code disciplinaire    Karim Adyel, premier juriste marocain nommé arbitre au TAS    Sylvie Pullès, l'accordéoniste qui règne sur le folklore et le musette    Bristol, tatouée Banksy    "Anna" Un thriller au féminin    Transfert d'un budget Santé pour un festival à Rabat. Balafrej questionne le chef de gouvernement    Bourita: nécessité d'un changement de paradigme fondé sur l'égalité    Les rythmes sénégalais et le jazz marocain enchantent le public    Le changement de croyance religieuse au cœur du nouvel ouvrage de Ayad Ablal    Enseignement: Les amendements de la loi-cadre bientôt votés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Séisme politico- économique
Publié dans Les ECO le 22 - 03 - 2019

Le jugement prononcé par le tribunal de Fès à l'encontre du président de la région de l'Oriental et du maire d'Oujda a fait l'effet d'une bombe. Le Maroc n'étant pas habitué à ce genre de verdicts, les poursuites judiciaires précitées n'ont même pas été suivies par les médias, croyant que l'issue de l'affaire était connue d'avance. Maintenant que le juge a rendu son verdict public, l'on peut nommer les concernés, à savoir le puissant homme d'affaire affilié au PAM, Abdenbi Bioui, et l'influent politicien du Parti de l'Istiqlal, Omar Hjira. Poursuivis pour détournements de fonds par la Cour des crimes financiers, ils ont les deux été condamnés à de la prison ferme. Ils ont droit au recours en appel, l'affaire n'est donc pas close.
Par ailleurs, ce jugement doit être perçu comme un message clair à destination de deux communautés, celles des affaires et de la politique. Et c'est aussi l'un des signaux les plus important quant à l'application du principe de reddition des comptes. Un exercice dans lequel le Maroc est toujours novice, mais celui-ci gagnerait à le faire étape par étape. Mais au delà du prononcé de jugement, c'est la portée du message qui est à disséquer. Car d'aucuns -des deux bords, le business et la politique- ont tendance à oublier les prérequis d'un Etat de droit. Je ne citerai point d'exemple car ce n'est pas l'objectif, mais je ne peux dissimuler mon enthousiasme quant à l'audace du juge. Oui, il faut de l'audace même dans l'application de la loi. Ce jugement, aux allures de séisme politico-économique, va secouer le microcosme économique et surtout les sphères politiques. Il est temps de conférer aux deniers publics un caractère sacré, comme en Chine où la peine peut aller jusqu'à la condamnation à mort. Car il en va du sort de dizaines de millions de Marocains qui voient la richesse du pays dilapidée par certains alors que la pauvreté les entoure, et la misère les guette.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.