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Voiture électrique. La ministre El Ouafi donne l'exemple
Publié dans Les ECO le 18 - 06 - 2019

Le Secrétariat d'Etat chargé du développement durable a acquis 5 voitures électriques. La pollution de l'air au Maroc coûte 10 MMDH par an. La volonté est de renverser la vapeur pour tourner la contrainte environnementale en opportunité.
C'est un premier pas sur le chemin de l'exemplarité de l'administration en matière de respect de l'environnement. Le Secrétariat d'Etat chargé du développement durable vient d'acquérir 5 voitures électriques ouvrant ainsi le bal d'une action qui ne tardera pas à faire des émules. À l'occasion de la journée mondiale de l'environnement célébrée en présence du chef du gouvernement, Nezha El Ouafi a exprimé la volonté de son département de faire de la lutte contre la pollution de l'air une priorité. Lors d'une visite, hier à Rabat, au Laboratoire national des études et de la surveillance de la pollution, la Secrétaire d'Etat au développement durable a annoncé la couleur : «il faut tourner la contrainte environnementale en opportunité pour l'investissement et la création de l'emploi et de la valeur ajoutée». En effet, le coût de la pollution de l'air au Maroc est estimé à 1,6% du PIB ou 10 MMDH. Un sacré pactole qui aurait pu être injecté dans la santé ou dans des projets structurants.
Saâdeddine El Othmani a, pour sa part, souligné que la Charte sur l'exemplarité de l'administration, adoptée en février dernier, et qui vient d'être distribuée aux différents ministères et administrations, comprend une forte composante environnementale. «Aujourd'hui, les différents ministères sont en train de mettre en place leurs plans de transformation en matière environnementale, notamment en ce qui concerne l'efficacité énergétique, le transport durable, la rationalisation de l'eau et de l'électricité, etc», a expliqué le chef du gouvernement.
Toutefois, en matière d'exemplarité, le gouvernement a du pain sur la planche. Il s'agit du premier balbutiement avec une bonne assise juridique et conceptuelle. En effet, des textes d'application de la loi 13.03 sur l'air ont été publiés tandis que le réseau national de surveillance de la qualité de l'air qui dispose actuellement de 29 stations fixes et 4 unités mobiles sera étoffé pour arriver à 101 stations couvrant l'ensemble du territoire national à l'horizon 2030. Dans cette même optique, 8 comités techniques ont été mis en place dans les régions avec pour objectif de les porter à 12 afin de disposer d'une cartographie nationale en matière de qualité de l'air. Cette approche régionale s'impose du fait de la multiplication des plaintes venant des habitants de plusieurs grandes villes. Certains polluants menacent même l'équilibre de certaines réserves naturelles et spots touristiques de grande affluence. Ainsi, parmi les composantes clé de la stratégie nationale 2018-2030 figure la réduction des émissions atmosphériques du secteur industriel.
À ce propos, la conformité aux exigences réglementaires de qualité de l'air est en cours d'élaboration avec l'appui financier de la coopération allemande (GIZ). Concernant la pollution des eaux de baignades, le laboratoire national livre aujourd'hui des données détaillées pour 169 plages. Plus encore, les estivants pourront consulter sur leurs smartphones la qualité des eaux de baignades en consultant le site du laboratoire national. De plus, pour la première fois, ledit laboratoire a mis en oeuvre des unités de mesure des nuisances sonores. Selon ses responsables, de plus en plus de Marocains se plaignent de cette pollution sonore non moins nocive pour la santé que celle de l'air. Il n'en reste pas moins vrai que le respect de l'environnement est avant tout une question d'éducation. Les Marocains, par exemple, jette plus de 40% de leurs aliments sous forme de déchets alors que la moyenne mondiale est de moins de 32%. Ils sont aussi rares les chefs d'entreprises qui ont la fibre environnementale et qui investissent dans la réduction de leurs émissions en CO2. Les uns et les autres profitent aussi d'une faiblesse en matière d'application des lois par le gouvernement qui lui aussi n'a pas encore les moyens de ses ambitions dans ce domaine.


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