Le groupe indien fait encore durer le suspens quant à sa présence sur le sol marocain. «Aucune décision n'a été prise pour l'instant. Nous sommes en train d'étudier plusieurs options quant à l'avenir du groupe au Maroc», a déclaré Mehdi Sahel, représentant de Tata Consultancy Services Morocco (TCS Morocco). Le responsable n'a pas voulu s'étaler davantage, mais tout indique que l'une de ces options – quelque peu extrême – serait de mettre la clé sous le paillasson. TCS Morocco est spécialisée dans les métiers de l'offshoring et du développement informatique. Elle est installée depuis juin 2007 sur le marché marocain, et a vu, ces deux dernières années, ses comptes s'effriter... au même rythme que son personnel. La structure se fragilise, et est, d'ailleurs, citée par la maison mère indienne, parmi les moins performantes du goupe, à l'échelle mondiale. En effet, dans son rapport annuel 2009-2010, le groupe note que la filiale marocaine «figure parmi les 14 qui n'arrivent pas encore à produire un certain profit». Dans cette même situation de non-productivité, se retrouvent également les filiales françaises, japonaises et italiennes de TCS. «Ces filiales sont encore dans leurs toutes premières phases de développement», avait tenté de rassurer un responsable du groupe, au lendemain de la publication de ce rapport annuel, le 30 juin dernier. Tata tatonne... depuis 2007 Pour le cas marocain, à la source de cette contre-performance, plusieurs causes sont évoquées. La première est le mauvais moment choisi par la maison-mère pour implanter cette filiale au Maroc. En effet, 2007 rime, chez la plupart des responsables d'entreprise, avec la crise. La baisse d'activités qui a caractérisé cette période de conjonture difficile, n'a donc apparemment pas épargné Tata Consultancy Services Morocco. De plus, d'autres sources de l'entreprise parlent d'une offre en démesure par rapport à la demande locale. Destinée au marché français et francophone, par extension, TCS Morocco est l'une des toutes premières entreprises du groupe, consacré à cette communauté linguistique. Les activités du groupe indien étant jusque-là plus concentrées vers les marchés américains et du Moyen-Orient.