CAN 2025 : Près de 60 contraventions traitées par les bureaux judiciaires dans les stades    Etats-Unis : le Congrès célèbre près de 250 ans de relations avec le Maroc    La RAM ouvre une nouvelle base aérienne à l'aéroport de Tétouan    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    Indice arabe 2025 : 89% des Marocains rejettent la reconnaissance d'Israël    CAN Futsal 2026 Maroc : Tirage au sort aujourd'hui à Rabat    CAN 2025 : A rebours d'Hugo Broos, l'Afrique du Sud salue l'organisation du Maroc    Maroc : Près de 3,4 millions de bénéficiaires de la bourse de la rentrée scolaire    Ravivées par les pluies, les 10 cascades les plus époustouflantes du Maroc    Hajj 1446 AH: El costo de la peregrinación baja más de 3,000 DH    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    Caftan : Zhor Raïs mêle la tradition au surréalisme de Salvador Dalí    Les Etats-Unis annoncent la saisie d'un pétrolier dans l'Atlantique Nord lié au Venezuela    Casablanca. Découverte d'un chaînon nord-africain décisif de l'histoire de l'Homo sapiens    Réorganisation du Conseil national de la presse : l'opposition saisit la Cour constitutionnelle    UE : plus de 40.000 titres de voyage offerts à des jeunes pour les 40 ans de Schengen    Neige: environ 140 vols annulés dans les aéroports parisiens    Sahara : Négociations sur les sables mouvants de la géopolitique    Sahara : Le Maroc gagne-t-il du terrain en Amérique Latine ?    Lumumba plus fort que la dérision... quand un supporter devient la conscience du continent    Les robes noires durcissent le ton et paralysent les tribunaux    Botola : le WAC annonce la signature de Naïm Byar    Supercoupe d'Espagne : Barça-Bilbao en ouverture ce mercredi : heure et chaînes de diffusion ?    CAN 2025 - Zinedine Zidane dans les tribunes : le père, le fils et la distance assumée    Béni Mellal: Tibu Africa et l'INDH, en partenariat avec Cosumar et CIMAT, lancent Génération Sportive    Aéroport Mohammed V : le marché du nouveau terminal attribué au groupement SGTM–TGCC (ONDA)    Chiffre d'affaires, emplois, financements… L'OMTPME dresse l'état des lieux du tissu productif national    Bourse de Casablanca : ouverture en bonne mine    Enseignement préscolaire : Pourquoi le secteur public peine à faire mieux que le privé ?    Mohammedia: la Ligue des Spécialistes de la Santé Psychique et Mentale organise une caravane humanitaire    Sécurité des grands événements sportifs : La DGSN mise sur la technologie et l'anticipation    Le gouvernement fixe le plafond du prix du sucre raffiné à 5,15 dh/kg    Le FBI poursuit son périple au Maroc avec une visite au stade Moulay Hassan    Le nouvel ambassadeur US au Maroc prête serment devant J.D Vance    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    Chambre des représentants: La Commission de justice adopte à la majorité le projet de loi relatif au Code de commerce    Sécurité des grands événements sportifs : Le Maroc à l'épreuve de la CAN et du Mondial 2030    CAN 2025. L'ONMT mobilisé autour de la promotion touristique du Maroc    Sundance 2026 : le cinéma africain à l'honneur    Oujda : le retour de la neige après plusieurs années d'absence    Températures prévues pour jeudi 08 janvier 2026    Inondations à Safi : Le Comité de pilotage lance le programme de réhabilitation    Sommet de Paris : engagement pour des garanties de sécurité renforcées en faveur de l'Ukraine    Chtouka Ait Baha: Les retenues du barrage Ahl Souss avoisinent 5 millions de m3    CAN Maroc 25 : un week-end décisif pour des quarts de finale de très haut niveau    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Et le charme opéra...
Publié dans Les ECO le 29 - 03 - 2012

Opération séduction réussie pour Abdelilah Benkirane et l'équipe gouvernementale qui ont participé à la rencontre Maroc-France. En effet, le chef de gouvernement a une nouvelle fois usé de ses qualités de grand orateur, pour rassurer les 220 chefs d'entreprises français en visite au Maroc, au point de provoquer l'ovation de la salle à plusieurs reprises. Abdelilah Benkirane, qui a qualifié la relation Maroc-France «d'histoire d'amour qui ne peut que durer», cherchait en fait à convaincre l'auditoire de la volonté de son équipe de poursuivre le travail de consolidation du partenariat Maroco-français. Ceci fait vraisemblablement suite aux questionnements qu'a suscité l'avènement d'un parti qualifié «d'islamiste», à la tête du gouvernement et qui a déclenché une vague de craintes auprès des investisseurs français. D'ailleurs, le chef de gouvernement reconnaît de lui-même que la question lui a été posée à plusieurs reprises par des représentants de la scène économique française. Le niet est donc catégorique: «Le Maroc et la France ne peuvent plus se passer l'un de l'autre et nous travaillons aujourd'hui, à renforcer davantage notre partenariat, notamment sur le volet économique», insiste Benkirane. Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. D'un côté, le Maroc gagne un partenaire privilégié qui lui permet de mieux entrevoir son ouverture sur l'économie régionale. D'un autre, la France pourra bénéficier de l'apport du Maroc en tant que plate-forme, lui permettant d'accéder aux marchés africains et arabes. C'est du moins l'avis partagé par les participants durant la rencontre de ce mercredi. Le Maroc est donc décidé à profiter de cet intérêt commun, afin de renforcer au préalable la contribution des investisseurs français au développement économique du royaume. Les huit ministres participant avec Benkirane à cet événement, se sont dans ce sens engagés «à mettre en œuvre les préalables nécessaires, notamment en matière d'amélioration de la gouvernance, du climat des affaires et de la réduction de la pression fiscale». Sur ce dernier volet, le chef de gouvernement explique que «le délai dans lequel a été établi le projet de loi de finances 2012, n'a pas permis d'apporter des changements significatifs, mais le gouvernement s'engage à en faire une priorité pour les prochains exercices». Dans les coulisses, on parle même d'une réforme de la fiscalité qui devrait voir le jour incessamment et qui permettrait à la fois d'élargir l'assiette fiscale, mais aussi de faire de la fiscalité, un attrait pour les investisseurs au lieu que ce ne soit un frein. En attendant, Nizar Baraka s'est de son côté, engagé sur l'amélioration des délais de paiement de l'administration publique et dont se sont plaints certains chefs d'entreprise présents à la rencontre. Une commission a même été créée à cet effet, sur laquelle veille le secrétaire général du ministère des Finances.
Point de vue
Abdelkader Aâmara, Ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies.
«Les hommes d'affaires ont toujours besoin d'être rassurés et d'avoir de la visibilité pour le futur. C'est ce que tentent d'apporter les membres du gouvernement dans cet événement. Il s'agit de rassurer quant à la continuité des chantiers structurants du pays. Cela nous permet, de plus, d'explorer de nouvelles opportunités de partenariats, qui permettent aux hommes d'affaires français d'identifier de nouvelles pistes d'investissements. Notre pays, de par les réformes qu'il a menées et les infrastructures dont il dispose, est aujourd'hui apte à attirer davantage d'investissements. Pour ce qui est de l'industrie, les taux de croissance que nous affichons dans l'aéronautique et l'automobile, par exemple, intéressent les investisseurs. Maintenant, ce qui nous intéresse, nous, c'est d'avoir des investissements qui apportent plus de valeur ajoutée, avec notamment des chaînes de valeurs avancées, afin que l'on puisse consolider notre positionnement sur la carte régionale de ces activités. La concurrence est plus que féroce dans ces domaines et il faudrait donc renforcer l'attractivité de la destination Maroc. Pour convaincre, nous pouvons nous appuyer sur les réformes réalisées, qui instaurent une normalisation du champ politique. Or, on sait que le volet politique est le sous-bassement de l'économique, dans la mesure où il rassure quant à la stabilité de son climat des affaires».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.