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Le textile tente de recoudre les morceaux
Publié dans Les ECO le 26 - 11 - 2010

Porte de sortie, solution alternative, revirement... Il existe plusieurs façons de le dire, mais le sens reste le même. Le secteur du textile prépare sa mutation. Vers où? Les Textiles à usage technique (TUT). Les industriels du secteur se sont réunis mercredi dernier pour publier une étude sur les stratégies à adopter, les moyens techniques, humains et financiers à mettre en oeuvre, ainsi que sur les portées attendues de ce revirement, à l'horizon 2020. Sur ce dernier registre, l'Amith est très optimiste... Un peu trop peut-être? Les chiffres sont là pour le démontrer. Le premier objectif sera de «porter la part des textiles techniques à hauteur de 25 % dans la production du secteur, couvrir 35% de la consommation locale en TUT et, enfin, porter la part des exportations du secteur en TUT à 30 %», révèlent les responsables de l'étude. Des défis, plus que des objectifs, que Mustafa Sajid, président de l'Amith, pense tout à fait «réalisables». Ses arguments sont simples.
Le Maroc est engagé, depuis quelques années déjà, dans plusieurs stratégies de développement sectoriel qui supposent une importante croissance des activités et productions. Sur cette base, l'étude de l'Amith a permis de dégager six secteurs à viser en priorité comme marchés à fort potentiel de développement des TUT. L'agriculture arrive en tête de cette liste, suivie de l'habitat, de la protection individuelle, du bâtiment et de l'automobile.
Sur ce dernier marché précisément, les opérateurs attendent beaucoup du futur projet Renault-Tanger-Med, sachant qu'un véhicule peut utiliser 30 à 40 m2 de textile. «Le TUT consommé localement est presque totalement importé. Pour le médical, par exemple, 100% du textile utilisé vient de marchés étrangers», explique Omar Cherkaoui, membre du comité technique ayant conduit l'étude.
Facture salée
Pour la mise en œuvre de changement de cap, l'Amith mise sur trois principaux fronts. Il s'agit de celui des entreprises elles-mêmes et de leur organisation, ainsi que de celui concernant le soutien de l'Etat. L'étude préconise ainsi une série de mesures d'ordre technique pour les opérateurs, ainsi que les appuis institutionnels nécessaires. Parmi ces derniers, figure l'aspect de l'appui budgétaire au secteur, qui sera sans doute l'un des facteurs importants de réussite de cette politique de mutation. L'idée serait de relever le plafonnement des subventions pour les investissements en équipements matériels et immatériels liés au segment des TUT, limitées actuellement à hauteur de 20%. Par ailleurs, la R&D devrait aussi être subventionnée à un taux proposé de 60 à 70%, et à 80% pour la mise à niveau des compétences humaines actuelles, dont dispose le secteur des TUT. La facture sera salée pour le gouvernement.
«Wait and see»
Sur le terrain, l'optimisme est plutôt modéré chez les opérateurs, et ressemble beaucoup plus à du «wait and see». «Nous n'avons aucune aide pour la R&D, et ne disposons même pas d'un laboratoire technique local. Nous sommes obligés d'envoyer nos produits à l'étranger, rien que pour réaliser des tests», déclare Anass benabdeljalil, responsable d'usine chez Motex.
«C'est facile d'avancer des chiffres, mais on ne pourra rien faire sans le soutien de l'Etat», commente un autre professionnel du textile. «Certaines entreprises veulent se lancer dans le TUT, mais ne sont pas encore prêtes à investir dans le matériel. Elles veulent concevoir du TUT, tout en gardant les mêmes facteurs de production techniques», déplore Charafi Mohamed, gérant chez Polyfibres. Quoi qu'il en soit, le secteur est attendu au tournant ces cinq prochaines années, pour recoudre le tissu de sa compétitivité... de fil en aiguille.


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