Guterres appelle à intensifier la lutte contre les mines antipersonnel    La DGSN arrête un homme ayant commis une tentative de meurtre    RNI: «La Voie de l'Avenir» en mode féminin    Le Roi Mohammed VI félicite le président sénégalais à l'occasion de la fête d'indépendance de son pays    Le Chef du gouvernement lance les services de l'hôpital de proximité d'Aït Ourir et du centre de santé rural de deuxième niveau "Tazart" dans la province d'Al Haouz    Le Polisario gêné par la visite d'une délégation de l'ONU à Tindouf    Agadir : Un professeur de l'Université Ibn Zohr condamné pour vente de masters    Anwar El Ghazi obtient gain de cause contre le FSV Mayence 05 pour ses propos sur la Palestine    L'ancien ambassadeur du Maroc Aziz Mekouar n'est plus    Le Maroc réduit les tentatives de migration irrégulière de 6,4 % en 2025 selon le ministère de l'Intérieur    Strong winds and dust storms expected across Morocco on Monday    Morocco: Osteopathy, a growing practice still largely unregulated    Aba Technology launches Aba Fusion AI platform in Morocco with NVIDIA and Dell Technologies    BMCE Capital accélère sur l'IA avec CAP'AI Reverse by BK    Position extérieure globale du Maroc : les derniers chiffres    Iran : les exportations de brut résistent et progressent malgré les menaces américaines    Ouarzazate: aménagements et rénovations à Ksar d'Ait Benhaddou    Ligue 1: Hakimi dispute son 200e match avec le PSG    Mercato : Brahim Diaz au cœur d'une bataille en Premier League !    OM : Nayef Aguerd reprend, mais son retour à la compétition attendra    OGC : Sofiane Diop au cœur d'une polémique salariale    Maroc : les industriels optimistes pour les trois prochains mois    Casablanca : Dislog Group Food en force à MAROCOTEL 2026 (VIDEO)    Pourquoi Rabat coche les cases de la smart city    Fraude fiscale : la DGI cible les SARL et engage la responsabilité des gérants    Free étend son forfait Free Max au Maroc avec la fin du roaming international    Al Akhawayn et Impact Education lancent une nouvelle approche pédagogique    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Epic Fury. Les Américains ont récupéré les deux membres d'équipage de l'avion abattu    Droits humains : Amina Bouayach intensifie son plaidoyer à l'international    Iran: l'armée dit avoir touché un second avion de combat américain, qui s'est abîmé dans le Golfe    Hervé Renard confirme sa présence au Mondial avec l'Arabie saoudite et tacle ses détracteurs    Maroc : les compléments minceur sur les réseaux sociaux, un business risqué pour la santé    Bayer Pharmaceuticals présente sa nouvelle stratégie de croissance    Gennaro Gattuso quitte la sélection italienne après l'échec de la qualification au Mondial    CSO 4* de la Garde Royale: Le cavalier Ghali Boukaa remporte le Prix SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Strasbourg : le Maroc renforce sa présence au Congrès des autorités locales du CE    Conseil des ministres arabes de l'Intérieur : le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes    Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno forme un gouvernement    Sahara : le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les banques maintiennent le cap
Publié dans Les ECO le 06 - 07 - 2012

Dans un contexte économique délicat, marqué par la dégradation de la situation financière des entreprises relevant des secteurs ayant subi les contrecoups de la crise économique internationale, les banques locales sont parvenues à maintenir le cap en 2011. Leurs performances, en dépit de la remontée du coût du risque et du resserrement de la réglementation bancaire par Bank Al-Maghrib, pour prévenir les incertitudes de la conjoncture actuelle, ressortent globalement satisfaisantes, comme en témoigne le bon comportement de leurs principaux indicateurs d'activité. Le résultat net des banques s'est, ainsi raffermi de 3,5% à 10 MMDH (+5,4% en 2010), se traduisant par une rentabilité des fonds propres (ROE) établie à 13,4% et une rentabilité des actifs (ROA) à 1,1%. Ces améliorations tiennent à la progression du produit net bancaire (PNB), l'un des éléments pertinents de mesure de l'activité. Cet agrégat, s'est chiffré à 36 MMDH, en hausse de 9,3% sur un an, suite au ralentissement de la marge d'intérêt et du résultat des opérations de marché. La marge sur commissions, elle, s'est inscrite en progression plus importante. Pour le détail, la première composante du PNB, la marge d'intérêt, s'est établie à 26,8 MMDH, enregistrant un taux de croissance moindre qu'en 2010, soit 7,8% contre 10,4%. Cette évolution est intervenue dans un contexte marqué par une stabilisation, sur un plan global, des coûts des ressources et des taux d'intérêt débiteurs. La marge sur commissions, représentant 13,4% contre 12,5% l'année passée, s'est chiffrée à 4,8 MMDH, marquant une progression de 16,6%, contre 8,6% en 2010.
Bancarisation en amélioration
Quant aux revenus, liés aux activités de marché, totalisant 3,9 MMDH, ils ont accusé une nouvelle décélération de leur rythme de progression, soit 5,7% contre 14,4%. Leur part dans le PNB a baissé de 0,4 point pour se fixer à 10,8%. Pour ce qui est du résultat brut d'exploitation (RBE), il s'est élevé à 18,7 MMDH, enregistrant ainsi une hausse de 4,7%, contre 8,6% en 2010. Cette évolution s'explique par des charges générales d'exploitation; en appréciation de 13,3% à 17,2 MMDH, du fait notamment des augmentations salariales accordées au cours de 2011, dégageant un coefficient moyen d'exploitation de 47,9%, contre 46,4% en 2010. Sur le plan commercial, les établissements bancaires ont poursuivi leur politique visant à servir de nouveaux segments de la population. Ainsi, le taux de bancarisation, calculé en rapportant le nombre total des comptes ouverts auprès des banques à la population, s'est amélioré de 4 points d'une année à l'autre, pour ressortir à plus de 54%, reflétant l'effort consenti pour atteindre l'objectif de bancariser les deux tiers de la population dans les 2 à 3 années à venir. Seulement, le secteur demeure concentré. La concentration des dépôts a enregistré une hausse d'un point, à 65,7% pour les trois premières banques et de 0,6 point à 80,5% pour les cinq premières. S'agissant des crédits, les trois premières banques ont été à l'origine de 64,1% des encours distribués, en hausse de 1,4 point et les cinq premières de 80,6%, en progression de 0,9 point. Sur un autre registre, les banques à capital privé majoritairement marocain, tirant profit de l'étendue de leur réseau, disposaient à fin 2011 de 50,6% des guichets, 64,9% du total actif, 65,8% des dépôts et 64,2% des crédits. Les banques à capital majoritairement étranger détenaient, quant à elles, 19,5% des guichets, 19,7% du total actif, 19,8% des dépôts et 22,2% des crédits. Pour leur part, les banques à capital majoritairement public concentraient 29,9% des guichets bancaires, 15,4% du total-actif, 14,4% des dépôts et 13,6% des crédits.
Dégradation de la qualité des crédits
Sur un autre registre, les créances en souffrance des banques, après les baisses successives enregistrées depuis 2005, se sont accrues de 10% pour totaliser un encours de 32,7 MMDH. Une hausse qui ne fait que refléter la dégradation de la qualité du crédit au niveau de certains secteurs ayant subi les contrecoups de la crise économique internationale, qui a frappé les économies partenaires du Maroc. Selon le rapport 2011 de BAM sur le contrôle, l'activité et les résultats des établissements de crédit, la montée des risques a concerné les secteurs du bâtiment et travaux publics, du transport maritime ainsi que celui du tourisme.
Toutefois, le ratio moyen des créances en souffrance s'est stabilisé autour de 4,8%. Les créances en souffrance ont été couvertes par des provisions à hauteur de 69%, contre 70% en 2010. La répartition sectorielle des crédits par décaissement montre que la plupart des secteurs de l'économie ont maintenu leurs parts inchangées, à l'exception des ménages qui ont vu leur poids baisser légèrement au profit du secteur des bâtiments et travaux publics. Le secteur des industries a disposé d'un encours de crédit de 126,3 milliards, marquant une hausse de 11,2%. Sa part dans le total des crédits s'est affichée à 18,4%, identique à celle de 2010. Cette évolution a profité notamment aux activités relevant du secteur de l'énergie et de l'eau ainsi que des industries manufacturières. Quant aux prêts au secteur des bâtiments et travaux publics, ils se sont renforcés de 16,2% à 95MMDH, dont près de 71% ont bénéficié aux promoteurs immobiliers. La part de ce secteur dans le total des crédits s'est accrue de 0,7 point à près de 14%. Représentant 6,6% du total, les prêts au secteur du commerce se sont hissés de 9% à 45MMDH, contre 4% une année auparavant, une évolution qui résulte notamment de la hausse des crédits accordés aux négociants des céréales et aux sociétés de grande distribution. Les crédits au secteur de l'hôtellerie, eux, représentant 2,8% du total, se sont redressés de 8% à 19 MMDH, après une baisse de 4,9% en 2010, une année marquée par des opérations de radiation de créances en souffrance.
Contrôle du risque renforcé
Les banques ont maintenu globalement un bon niveau de solvabilité, tel que mesuré par le ratio dit Tier one, indicateur clé pour apprécier leur solidité. Sur une base consolidée, ce ratio s'est ainsi établi à 9,8%, tandis que le ratio de solvabilité global a atteint 12,4%. Dans le cadre de sa politique proactive visant à renforcer la résilience du secteur bancaire et à le préparer aux défis de la réforme de Bâle III, Bank Al-Maghrib a décidé, en avril 2012, de rehausser le niveau minimum du Tier one à 9% et celui du ratio de solvabilité à 12%, tout en relevant les exigences ayant trait aux règles relatives à la division des risques. Face aux nouveaux enjeux auxquels sont exposés les établissements de crédit, du fait des incertitudes liées à la conjoncture économique, Bank Al-Maghrib a renforcé sa surveillance des risques bancaires et de leurs méthodes de gestion.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.