Espagne : le Polisario profite de l'absence du Maroc pour marquer des points dans les parlements régionaux    Arrestation du rappeur Al-Hassel à Fès : manifestation prévue à Taza pour sa libération    La BEI publie une carte du Maroc incluant le Sahara dans son rapport 2025    Dossier du Sahara : Washington impose un cessez-le-feu au Polisario    Bourse de Casablanca : clôture sur une note positive    Choc pétrolier en vue ? Nadia Fettah rassure sur la capacité du Maroc à gérer    Bourse : 2025, l'année où l'industrie reprend la main    Le Maroc renforce sa présence sur le marché allemand lors du salon du tourisme ITB de Berlin    Immobilier au Maroc : hausse de l'indice des prix de 0,6 % en 2025    Gestion des pêcheries : le nouveau zoning entre en vigueur    Macron exprime sa "solidarité" à Pedro Sanchez après les "menaces" de Trump (Elysée)    Macky Sall, candidat à la succession d'Antonio Guterres à la tête de l'ONU    Des hackers marocains lancent des cyberattaques contre Israël    Guerre Iran-USA : et le Maroc dans tout ça ?    Conflit au Moyen-Orient : les Bourses asiatiques s'effondrent    Rabat parmi les options étudiées pour accueillir la Finalissima Espagne–Argentine    Départ de Walid Regragui : une annonce officielle imminente ?    Abdelkabir Abqar : «Peu importe où vous êtes né... Le Maroc coule dans le sang»    Se prevén tormentas y nieve en varias regiones de Marruecos según el pronóstico meteorológico    Macky Sall, candidato a suceder a António Guterres al frente de la ONU    Middle East escalation triggers two-day slide on Casablanca stock exchange    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    La France a intercepté des drones se dirigeant vers les Émirats arabes unis    5306 nouvelles entreprises à capitaux étrangers en Chine en janvier    Guerre au Moyen-Orient: entre rapatriements, alertes sécuritaires et divisions occidentales    Le taux de remplissage des barrages bondit à 70 % : un essor hydrique sans précédent au Maroc    Ligue 1: Villarreal sur le milieu marocain de l'OM Bilal Nadir    Le temps qu'il fera ce mercredi 4 mars 2026    Les températures attendues ce mercredi 4 mars 2026    Amical: Les Lionnes de l'Atlas et le Burkina Faso font match nul    Tbib Expert – Episode 48 : Tout savoir sur le jeûne du Ramadan et les gouttes oculaires    Berklee au Nigéria : Tiwa Savage ouvre la voie aux jeunes talents africains    La Fondation Ténor pour la Culture lance la 5e édition du Morocco Dance Competition    Ramadaniyates WeCasablanca 2026 : Casablanca célèbre le Ramadan entre ferveur spirituelle et éclat artistique    Bilal Nadir peine à l'OM, un club de Liga prêt à en profiter    Leader offensif du Betis, Abde signe la meilleure saison de sa carrière    Circulation urbaine: 53.540 contraventions et 9.590 PV dressés en une semaine    La Chine publie un livre sur ses réalisations dans la lutte contre la pauvreté    France: Portes ouvertes des consulats marocains les 7 et 14 mars    Le CESE procède à l'élection de son nouveau bureau    Achraf Dari débarque en Suède pour renforcer la défense de Kalmar    L'opération de recensement relative au service militaire, du 2 mars au 30 avril    L'administration d'Al Arjat 1 s'explique sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    Benchemmach lance le "Manifeste du Maroc à une seule vitesse" pour "extraire les tumeurs de la corruption"    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



San José Lopez: 50% à 75% de baisse attendue sur le chiffre d'affaires
Publié dans Les ECO le 22 - 04 - 2020

San José Lopez (SJL), à travers son directeur Marketing & Communication Oussama Sbai Azami, livre sa vision de la conjoncture actuelle. Plusieurs mesures ont été mises en place par le leader marocain du transport de marchandises pour adapter son activité. Toutefois, les prévisions ne sont pas optimistes.
Comment jugez-vous la situation actuelle du marché de la logistique ?
De plus en plus de pays sont confrontés à cette crise sanitaire qui fait d'énormes dégâts. La pandémie du coronavirus (Covid-19) se développe à grande vitesse dans les différentes régions de la planète, ce qui est très frustrant. Cette calamité altère une multitude de domaines d'activités stratégiques du royaume, notamment les secteurs de la logistique et du transport de marchandises. Il faut savoir que le domaine de transport de biens aux entreprises est un créneau des plus vitaux de l'économie marocaine, tout comme le transport des particuliers et les autres secteurs créateurs de valeur et générateurs de richesse. Certes, nous sommes très touchés par l'épreuve actuelle parce qu'elle a des répercussions importantes sur la santé de nos collaborateurs in situ, sur les conditions d'hygiène et de travail de nos chauffeurs ainsi que sur la chaîne d'approvisionnement et le management de nos entrepôts dédiés à la logistique. Le groupe SJL, fort d'une expérience de plus de 70 ans dans les secteurs de la logistique et du transport de marchandises à l'international, a déjà rejoint le gouvernement et les instances sanitaires locales en matière d'efforts déployés, et suit les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé pour aider à éradiquer la pandémie.
Quels sont les secteurs les plus touchés, selon vous ?
Dans la conjoncture actuelle, l'impact de la récession est immédiatement ressenti, et de manière significative! Hormis nos partenaires locaux, il faut souligner que le cœur de cible de notre portefeuille clients au Maroc est essentiellement constitué d'antennes de multinationales basées dans des zones franches ou zones dites d'accélération industrielle. Vous n'êtes pas sans savoir que l'essor de nos deux filières principales (transport de marchandises et logistique) est intimement lié à la dynamique économique de ces entreprises, en l'occurrence celles opérant dans les secteurs du textile, de l'automotive et de l'agro-alimentaire. Or, les firmes partenaires s'inscrivant dans cette optique d'offshoring ont systématiquement subi – et de manière flagrante- les retombées directes de la pandémie. À titre illustratif, vous avez le secteur de l'industrie automobile au Maroc dont l'objectif d'atteindre 1 million de véhicules à l'horizon 2022 est aujourd'hui compromis. L'activité industrielle des fabricants de Tanger, Kénitra et Casablanca et de leurs équipementiers et fournisseurs est en berne depuis plusieurs jours déjà, et des milliers d'employés sont mis en quarantaine jusqu'à la fin du confinement... Idem pour l'industrie du textile que nous accompagnons, depuis plusieurs années déjà, et qui a aussi connu une baisse substantielle des exportations compte tenu de la dégringolade de la demande (notamment celle émanant des pays européens) et de la difficulté de s'approvisionner en matières premières depuis la Chine! Autre petit tour d'horizon d'un secteur avec lequel nous sommes très actifs, celui de l'agroalimentaire... Là aussi, une légère rétraction a été ressentie sur certains segments du fait du déséquilibre observé entre l'offre et de la demande, notamment dans plusieurs pays de l'UE. Le phénomène est, par voie de conséquence, quasi-général et paralyse tous les maillons de la chaîne, que ce soit pour le transport ou pour la logistique.
Quel impact sur l'activité de San José Lopez ?
Nous faisons aussi les frais des difficultés rencontrées par nos clients donneurs d'ordre et de ce cas de force majeure. Cela a induit la réduction -puis la suspension- de la majeure partie de nos activités jusqu'à la fin du confinement au niveau national, puis l'élaboration de calendriers pour un retour à la normale de l'activité dans les pays concernés par l'export. Aujourd'hui, d'un point de vue stratégique, la situation constitue une réelle contrainte à la progression du climat des affaires. À cet égard, nos pronostics et analyses préliminaires nous conduisent à anticiper une baisse de 50% à 75% du chiffre d'affaires prévisionnel! Une chose est sûre: avec nos différents partenaires, nous œuvrons inlassablement à estomper l'impact de ces circonstances exceptionnelles causées sur les plans économique, structurel et social.
Quels sont les actions mises en place pour contrer ces effets négatifs ?
Notre fer de lance est bel et bien le facteur humain... Eu égard au ralentissement de l'activité, nous avons été dans l'obligation de revoir la composition de nos équipes en fonction du rythme imposé par nos différents publics (clients et fournisseurs). Nous sommes toujours en train de repenser notre organisation afin de limiter les dommages collatéraux. Parmi les mesures, on retrouve le télétravail (qui concerne aujourd'hui un peu plus de 80% du capital humain opérationnel), avec toutes les mesures de mise en œuvre y afférentes (cyber-sécurité, approche informative, accompagnement à distance, digitalisation des modes d'échange et de fonctionnement...). Une restructuration organisationnelle doit aussi être mise en route (avec une moyenne de 50% en mode chômage technique), ce qui va nous permettre de nous aligner sur la cadence de production dictée par les différentes parties prenantes. Nous avons incité et sensibilisé tous les niveaux hiérarchiques à adopter une politique d'optimisation des coûts pour la bonne marche de notre activité. Nous avons mené des pourparlers avec nos actionnaires, les établissements financiers de la place, les instances du gouvernement... afin de mettre en place des plans concrets et trouver des issues de redressement de l'équilibre financier. Nous saisissons cette opportunité pour souligner les encouragements de l'Etat marocain à prendre toutes les mesures de santé publique, tout en préservant le climat des affaires et la «vivacité» des différents secteurs d'activité du pays. Nous nous inscrivons dans cette dynamique et répondons à l'appel du gouvernement pour que la roue de l'économie continue de tourner que les forces vives de la Nation (autrement dit, le capital humain) continue de créer de la valeur ajoutée en répondant à la demande de nos différents clients et partenaires donneurs d'ordre.
Quels enseignements tirer de cette crise ?
Notre société marocaine se transforme! L'épidémie l'a très bien montré d'ailleurs! Le coronavirus nous rappelle qu'en dépit de tout, nous constituons un corps social intimement lié, interdépendant, parfaitement ingénieux et solidaire Nous ne nous en sortirons qu'avec la volonté et l'engagement de chacun. Le citoyen marocain a fait montre d'un haut niveau de civisme, de bravoure et de proactivité tout au long de cette période de confinement. Nous sommes passés d'une culture 1.0 à un mode de fonctionnement 4.0 en un l'espace d'une semaine. Phénoménal! On voit, du jour au lendemain, émerger des plateformes de m-commerce, d'e-santé, d'e-gov, d'e-commerce, de télétravail, de télé-enseignement, d'autorisations en ligne, d'e-banking... Sans oublier certaines chaînes de production qui se sont réinventées du jour au lendemain pour adapter leur business model à la conjoncture, dans le but de subvenir aux besoins du marché local en termes de masques et produits similaires. Pros du digital, âmes charitables, ingénieurs, techniciens, économistes... Tout le monde donne du sien! C'est juste fabuleux! En tant que collectivité, réinventons le futur, pensons tous ensemble à l'après coronavirus. Continuons sur cette lancée car, quand on veut, on peut! Et le meilleur est à venir !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.