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PIB : le FMI prédit une croissance proche des 3% pour 2022!
Publié dans Les ECO le 13 - 12 - 2021

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Roberto Cardarelli, a mené une mission virtuelle du 30 novembre au 10 décembre 2021 dans le cadre des consultations annuelles au titre de l'article IV des statuts du FMI. Que retenir à l'issue de cette mission ?
La croissance économique au Maroc devrait s'établir autour de 3% en 2022, a indiqué, vendredi, le Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Maroc, Roberto Cardarelli. «La reprise économique devrait se poursuivre au cours des prochaines années, malgré les séquelles de la pandémie», a-t-il relevé lors d'une conférence de presse à distance consacrée à la présentation des principales conclusions de la mission annuelle conduite par les services du FMI pour évaluer la politique et les perspectives économiques du pays. Et d'ajouter que «la croissance économique devrait s'établir autour de 3% en 2022, compte tenu de l'hypothèse d'une campagne agricole moyenne et d'une poursuite de la reprise des activités non agricoles». Selon lui, les récentes tensions inflationnistes restent maîtrisées et devraient s'estomper à moyen terme, à mesure que diminueront les pressions sur les coûts de production provoquées par les perturbations des chaînes d'approvisionnement à l'échelle internationale.
Le déficit courant devrait revenir à un niveau proche de celui d'avant-crise
Pour ce qui est du déficit courant, Cardarelli a relevé que celui-ci devrait revenir cette année, après avoir fortement baissé l'an dernier, à un niveau proche de celui d'avant la crise sanitaire et se stabiliser, à moyen terme, autour de 3,5% du produit intérieur brut (PIB). S'agissant des réserves de change du Royaume, le Chef de mission du FMI a relevé qu'elles ressortent renforcées de la pandémie. «Bien que ces perspectives demeurent marquées par des incertitudes, liées notamment à l'évolution de la pandémie qui constitue la principale source de risque, des réformes structurelles efficaces et rapides devraient accélérer la croissance à moyen terme», a-t-il souligné.
Et de préciser : «En 2021, et avec une réduction du déficit de près de 1% du PIB par rapport à l'année 2020, l'orientation de la politique budgétaire est restée expansionniste, caractérisée par un accroissement des dépenses courantes (dû à l'augmentation de la masse salariale et de la charge de la compensation), plus important que la progression des recettes fiscales qui a accompagné la reprise économique».
La mission du FMI a relevé, par ailleurs, que le budget pour 2022 devrait connaître une légère réduction du déficit global en pourcentage du PIB. «Pour renforcer la résilience et disposer de plus grandes marges de manœuvre budgétaires afin de faire face à de futurs chocs, les autorités marocaines devraient réduire davantage le déficit budgétaire global, et rapprocher, à moyen terme, le ratio dette sur PIB de son niveau d'avant la pandémie», a-t-il estimé. Ajoutant que «pour y parvenir, les autorités devront élargir l'assiette fiscale et en accroître la progressivité, conformément aux principes énoncés dans la loi-cadre, et poursuivre les efforts de rationalisation et d'optimisation de la dépense publique».
Ciblage de l'inflation
En 2021, Bank Al-Maghrib (BAM) a laissé son taux directeur inchangé et a maintenu les mesures de soutien à la liquidité. Les services du FMI sont favorables à cette orientation monétaire accommodante, surtout que les pressions inflationnistes restent contenues et les anticipations d'inflation bien ancrées. «La récente appréciation du taux de change et l'incertitude quant au caractère transitoire ou durable de ces pressions inflationnistes offrent l'occasion aux autorités d'accélérer la transition vers un régime de ciblage de l'inflation», commentent les services du FMI.
Nécessité d'échelonner les réformes proposées dans le cadre du Nouveau modèle de développement
Les services du FMI saluent la détermination des autorités à mettre en œuvre les réformes structurelles proposées dans le cadre du Nouveau modèle de développement (NMD). Ces dernières sont susceptibles de placer le Maroc sur une trajectoire de croissance plus forte, plus inclusive, et plus durable. «En sus des réformes en cours dans les domaines de la protection sociale, des entreprises publiques et du système éducatif, celles préconisées par le NMD permettraient d'améliorer la concurrence, de renforcer la compétitivité du pays, d'encourager la croissance de l'économie formelle, et d'inspirer davantage confiance dans le secteur public et le système judiciaire. Etant donné l'ampleur des financements que ces réformes nécessitent, l'horizon temporel peu maitrisé de leurs effets sur la production potentielle, et l'espace budgétaire restreint dont disposent les autorités, il importe que celles-ci définissent et échelonnent soigneusement celles qui sont prioritaires, en s'appuyant sur un plan de financement adéquat et en inscrivant leur action dans un cadre macroéconomique stable et cohérent», selon les services du FMI.
Contextualisons
Depuis 2012, le Maroc a conclu avec le FMI quatre accords successifs au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL). Le 7 avril 2020, les autorités marocaines ont procédé au tirage de toutes les ressources disponibles (environ 3 milliards de dollars) dans le cadre de l'accord au titre de la LPL, afin de pouvoir faire face au choc sans précédent que constituait la pandémie du Covid-19. Depuis lors, les autorités ont remboursé 651 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) au mois de janvier, après s'être tournées vers les marchés financiers internationaux. Pour autant, les autorités et les services du FMI maintiennent un dialogue étroit.
Modeste Kouamé / Les Inspirations ECO


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