Âge, sexe, région…: les derniers chiffres sur le coronavirus au Maroc    Fake news: un commercial de 35 ans arrêté à Casablanca    Covid-19 : les composantes parlementaires mobilisées pour répondre aux exigences de la situation actuelle    Covid-19: un opérateur privé prend en charge le numéro “Allo Yakada”    Gel des avancements : Le gouvernement tente de rassurer les syndicats    La CNDP prolonge le moratoire sur la reconnaissance faciale    Covid-19: nouvelles mesures au profit des établissements et entreprises publics    Coronavirus : l'ancien président du Congo Yhombi Opango décède des suites du Covid-19    Le dirham se déprécie face à l'euro et le dollar    Décès du docteur et militant Ahmed Bourra    Communiqué du Bureau politique du PPS    Liga: Real Madrid va finalement baisser les salaires de ses stars    Covid-19: la Bundesliga ne reprendra pas avant cette date    WAC-EST: Le TAS fixe une nouvelle date    Hicham Hajji : «La culture restera toujours présente. Elle est indispensable»    «Zhar El Batoul» : Une série historique attendue pendant le mois de Ramadan    Confinement : Le CCM met en ligne une série de longs métrages marocains    L'ensemble des indicateurs au vert à fin 2019 : Cosumar en bonne santé financière    Ligue des champions: le Wydad et le Raja disent «niet» à la CAF    Santé mentale du personnel médical : Une cellule psychologique mise en place pour les équipes soignantes    La culture à portée de clic!    Au Maroc, des usines manufacturières opèrent leur conversion pour pallier la pénurie de masques    Port d'Agadir : Hausse de 7% de l'activité    Banque Populaire : nouvelles mesures en faveur des entreprises    Covid-19: le Consulat rassure les Marocains d'Italie    Coronavirus : le Maroc peut en sortir plus fort    Issam-Eddine Tbeur: «la peste soit sur le Coronavirus !»    Fonds anti-Coronavirus: Abdelilah Benkirane -t-il fait don de sa pension exceptionnelle ?    Les pjdistes mangent à tous les râteliers, dont la maladie, pour se placer en pole position du triple échiquier électoral de 2021    Coronavirus : plus de 3.000 morts aux Etats-Unis et des grèves de protestations sociales    BAM émet de nouvelles directives monétaires et prudentielles    Le protocole d'enterrement des victimes du Covid-19    Contaminé par le coronavirus, voici les dernières nouvelles du prince Charles    Le Code du travail appelé à la rescousse pour gérer la crise du Covid-19    La situation des détenus préoccupe la société civile    La demande explose pour les banques alimentaires new-yorkaises    Les grossistes tablent sur une stabilité des effectifs employés au premier trimestre    Neymar respecte les règles du confinement    Report des JO : Le CNOM informera les fédérations et les sportifs de toutes les mises à jour    Chelsea intéressé par les services d'Achraf Hakimi    L'IMA lance une programmation culturelle en ligne    Les ventes de "La Peste" d'Albert Camus en hausse en raison du coronavirus    La Chine referme ses cinémas    On connaît les nouvelles dates des JO de Tokyo    Coronavirus: Cuba exporte ses médecins…    Le virus de la discorde met à mal l'unité de l'UE    Un test en cinq minutes pour les automobilistes aux EAU    Hongrie: Viktor Orban renforce ses pouvoirs…    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le bilan de la réforme est mitigé
Publié dans Les ECO le 07 - 05 - 2013

Dans le domaine de la logistique, le transport routier reste le mode principal utilisé au Maroc. Inutile de rappeler que 75% de nos flux marchandises hors phosphates sont transportées par ce mode d'où l'importance de doubler les efforts pour le restructurer et le développer. Aujourd'hui, l'heure est au bilan. Les professionnels du secteur avaient signé avec le gouvernement un contrat-programme 2010-2013 qui arrive à échéance dans quelques mois. Dans ce cadre, une réunion a eu lieu au siège de la Direction des transports routiers et de la sécurité routière le 10 avril dernier entre les responsables du ministère et les professionnels. Au menu, l'évaluation des actions menées dans le cadre de contrat-programme. «Cette réunion a été l'occasion d'échanger avec les responsables du Département du transport autour des réalisations dans le secteur. Nous nous sommes convenu de faire des évaluations de nos actions chacun de son coté. Nous allons par la suite comparer nos évaluations en déduire les recommandations. Notre prochaine réunion est prévue pour le moi de juin» souligne Larbi Ziati, conseiller auprès de la Fédération nationale du transport routier. Mais, les professionnels ne cachent pas leur déception quant à l'application des dispositions du contrat-programme. Le grand chantier de la mise à niveau stagne, la vétusté du parc persiste et le contrôle continue de faire défaut. Dix ans après la libéralisation du secteur entrée en vigueur en 2003, le secteur ne semble pas sortir du tunnel. Il faut rappeler les objectifs fixés par la réforme de 2003 s'articulaient autour de trois axes: la suppression des agréments de transport de marchandises, la fin du monopole de l'Office national du transport (ONT) sur le fret et sa transformation en société anonyme consacrant l'introduction de la concurrence entre les opérateurs et, enfin, la restructuration du secteur et sa mise à niveau en révisant les conditions d'accès à la profession, en libéralisant les tarifs et en instaurant des contrats types entre les opérateurs. Si les deux premiers axes de la réforme ont été réalisés, le chantier de la mise à niveau peine à se concrétiser. «Vu le désordre qui caractérise toujours le secteur, il était nécessaire de redéfinir les conditions d'accès au métier par le biais de la formation. Dans ce sens, nous avons préparé un avant-projet de décret qui précise ces nouvelles conditions. Le gérant de l'entreprise du transport, à titre d'exemple,doit disposer d'une attestation justifiant une expérience de 2 à 3 ans dans le domaine en plus d'une formation Bac 2 dans le domaine du transport et de la logistique. Cette démarche qui implique le ministère du transport et celui de l'emploi ainsi que les professionnels permettra une certaine régulation ou ce qu'on pourra appeler une auto-régulation du secteur» explique Ziati.
Un parc vieillissant
Selon les professionnels du secteur le chantier du renouvellement du parc de poids lourds est loin d'être une réussite. Le ministère des Finances a même décidé d'arrêter l'octroi des primes à la casse instaurées initialement pour encourager les entreprises à renouveler leur parc. Les responsables du département des Finances estiment quecette prime n'a pas eu les effets escomptés puisque les entreprises de transport n'ont pas réussi à avoir accès aux crédits bancaires, vu leur fragilité financière. A rappeler que la prime à la casse qui a été programmée dans les lois de finances 2008, 2009, 2010 et 2011. Malgré le fait que cette prime a été revue à la hausse, elle n'a pas permis de rajeunir le parc pour la simple raison que les aides accordées se sont avérées inférieures à la valeur des carcasses à retirer du circuit. Pour les professionnels, il est urgent de revoir l'aide étatique avec une certaine garantie pour permettre aux transporteurs de financer le renouvellement de leur parc dans des conditions encourageantes.
Plus de rigueur, moins de laxisme
Selon un bon nombre des professionnels, le laxisme qui règne dans le secteur constitue un frein pour son développement. Ainsi, on assiste à la propagation de l'informel et au renforcement de l'atomicité du secteur avec 80% d'entreprises de transport disposant d'un ou deux véhicules. Sur un autre volet, les professionnels du secteur plaident pour l'instauration de la notion de gasoil professionnel vendu à un prix spécial, à l'instar de ce qui se fait dans certains pays d'Europe. Ils réclament également un taux de TVA aligné sur le même niveau que les pays de l'Union européenne ou encore l'instauration du le principe de l'indexation qui consiste à répercuter automatiquement le prix du gasoil sur le tarif de transport. Vu le nombre de projets à concrétiser et les amendements à introduire et les mesures d'accompagnement à mettre en place, il faut dire que le secteur de transport routier de marchandises a raté encore une fois l'opportunité de sa modernisation et sa mise à niveau. Des contacts sont déjà entamés entre professionnels et ministère de tutelle pour introduire les ajustements nécessaires et relancer la réforme. Et cette fois ci, le Maroc n'a pas droit à l'erreur !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.