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Importations céréalières : la spirale haussière perdure
Publié dans Les ECO le 06 - 01 - 2026

La cadence des importations de céréales est restée soutenue tout au long de l'année écoulée. Les dernières statistiques de la FNCL montrent que la dépendance du Maroc aux marchés internationaux demeure forte, avec des évolutions contrastées selon les produits. Bien que les précipitations survenues récemment redonnent espoir, la prudence est de mise.
Les récentes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du pays ont ravivé l'optimisme des agriculteurs, après plusieurs campagnes successives marquées par une sécheresse sévère. Cette amélioration climatique, certes bénéfique pour les cultures d'automne, suffit-elle à inverser une réalité structurelle, à savoir la forte dépendance du Maroc aux importations de céréales et de produits dérivés ? Les dernières données de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL), pour l'année écoulée, montrent que cette dépendance demeure profondément ancrée.
Des importations toujours soutenues
Sur l'ensemble de l'année, les importations ont continué de progresser à un rythme élevé. Certes, la campagne 2025-2026 s'est ouverte sur un ralentissement relatif des arrivages, mais les volumes demeurent conséquents, traduisant l'ampleur des besoins nationaux et la fragilité persistante de la production locale.
De janvier à décembre, le Maroc a importé 1.216.377 tonnes de blé dur, en hausse de 15% par rapport à l'année précédente. Le blé tendre, pilier de la consommation nationale, a atteint 4.969.990 tonnes, enregistrant une progression de 3%. Le maïs, largement utilisé dans l'alimentation animale, a connu une hausse notable de 22%.
À l'inverse, les importations d'orge ont fortement reculé de 45%, à 658.991 tonnes contre 1.198.880 tonnes un an plus tôt, reflétant notamment le repli du cheptel. Au total, l'ensemble des céréales importées s'est établi à 10.716.605 tonnes, en progression annuelle de 5%.
Hausse marquée des produits dérivés
Les produits dérivés confirment cette dynamique haussière. Les importations de luzerne et de tourteaux de colza ont bondi, respectivement, de 151% et 121%. Les dérivés du soja, y compris la pulpe de betterave, ont également enregistré des hausses sensibles.
En revanche, la filière du tournesol a marqué le pas, avec un recul de 27% pour la coque de tournesol, notamment. Plus significatif encore, le gluten de maïs a totalement disparu des importations en 2025. Les produits dérivés ont atteint 2.661.050 tonnes, soit une croissance annuelle de 6%. Céréales et dérivés confondus, les importations ont culminé à 13.377.654 tonnes.
La tendance s'est particulièrement accélérée au second semestre. Entre juillet et décembre, les importations ont atteint 6.048.882 tonnes, en hausse spectaculaire de 81% par rapport à la même période de l'année précédente. Les différents types de blé (dur, tendre et biscuit, fourrager) représentent à eux seuls 60% de ce volume.
Du côté des produits dérivés, les importations ont progressé de 19% pour atteindre 1.386.346 tonnes sur la période, dominées par les tourteaux de soja, la graine de soja et la coque de soja, qui concentrent 42% du total. En fin d'année, le cumul des produits dérivés s'est établi à 7.435.228 tonnes.
En termes d'approvisionnement, la France demeure le premier fournisseur du Royaume en blé tendre, suivie de l'Allemagne. Le Brésil s'impose comme premier fournisseur de maïs, tandis que le Canada et la Russie dominent l'approvisionnement en blé dur.
Cette cartographie des échanges – qui s'inscrit dans une stratégie de diversification des sources d'approvisionnement – reflète les arbitrages permanents opérés par les importateurs nationaux en fonction des prix, de la disponibilité mondiale et des coûts logistiques. Toutefois, malgré les précipitations encourageantes observées ces derniers mois, les spécialistes appellent à la prudence.
Pour l'agroéconomiste Mohamed Bajeddi, ces pluies sont de bon augure, mais il serait prématuré d'en déduire une amélioration structurelle de la campagne céréalière. Selon lui, une baisse significative des importations demeure peu probable.
En effet, celles-ci constituent désormais un pilier incontournable de l'équilibre alimentaire national, indépendamment des conditions climatiques et des fluctuations des prix internationaux. Sur les marchés mondiaux, les perspectives laissent entrevoir une détente des prix du blé européen, avec une baisse estimée à près de 20%, grâce à une bonne campagne dans plusieurs grands bassins de production. Une évolution susceptible d'alléger la charge budgétaire des subventions publiques et de renforcer la stabilité des prix.
Maryem Ouazzani / Les Inspirations ECO


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