Après le second écrémage de cette CAN, force est de constater que la logique du favori a été globalement respectée. De quoi relever les enchères des places pour le dernier carré. Revue des forces encore en présence. À l'issue des huitièmes de finale de cette CAN 2025, les grandes nations du football du continent ont tenu leur rang, envoyant un message fort à leurs adversaires dans la quête du trophée continental. Dans une CAN marquée par l'équilibre et l'intensité, les favoris ont su gérer la pression des matchs à élimination directe, alternant maîtrise et caractère dans des confrontations souvent accrochées. Sur l'ensemble des huit confrontations du second tour, les sélections les mieux établies ont démontré leur solidité, la profondeur de leur banc et une certaine efficacité dans les moments cruciaux. Certaines affiches ont également permis de confirmer que la compétition ne se joue jamais sans intensité, même face à des adversaires plus modestes. Les favoris au rendez-vous Le parcours du Maroc, pays organisateur, était scruté avec une attention particulière. Face à la Tanzanie, les Lions de l'Atlas s'en sont remis une nouvelle fois à Brahim Diaz, leur homme en forme dans ce tournoi. Unique buteur de la rencontre (1-0), l'attaquant du Real Madrid, qui a fait trembler les filets lors de chacune de ses sorties, est le meilleur buteur du tournoi avec 4 réalisations au compteur. Son dernier but offre un succès court mais précieux au pays hôte qui avance malgré les doutes liés à une infirmerie qui se remplit. Le Sénégal a également validé sa place en quart de finale en battant le Soudan 3-1, non sans difficulté. Les Lions de la Teranga ont en effet longtemps douté avant de trouver leur rythme dans ce match qui avait tout d'une rencontre piège. La bande à Sadio Mané, surprise d'entrée par l'ouverture du score soudanaise, s'est rapidement remise à l'endroit pour finalement l'emporter 3-1, faisant respecter son statut, tout en démontrant sa réactivité. Une qualité qui sera essentielle vu le calibre des adversaires à venir. Le Nigéria a de son côté offert un véritable feu d'artifice en faisant volr en éclat le Mozambique (4-0) signant la plus large victoire de la phase à élimination directe de cette CAN. Une prestation partiellement ternie par le gros coup de colère de Victor Osimhen, l'attaquant star des Super Eagles qui, mécontent de son coéquipier Ademola Lookman, a demandé à être remplacé dès la 68e minute, boudant la célébration collective au coup de sifflet final. La Côte d'Ivoire compte bien défendre son titre jusqu'au bout. Les Eléphants ont dominé les Etalons du Burkina Faso (3-0), signant l'autre carton de ces huitièmes. Un succès qui porte une nouvelle fois la signature d'Amad Diallo. Buteur et passeur, l'ailier de Manchester United a logiquement été désigné homme du match, pour la troisième fois depuis le début de la compétition dont il s'affirme comme l'un des meilleurs joueurs. Le Mali, de surprise en surprise Au prochain tour, on retrouvera aussi le Cameroun qui a fait forte impression contre l'Afrique du Sud (victoire 2-1), confirmant sa montée en puissance dans un tournoi où on ne l'attendait pas. De quoi donner aux supporters des Lions indomptables l'espoir de voir leur équipe rééditer l'exploit de 2017. Il faudra aussi compter sur l'Egypte , en quête d'un sacre qui fuit les Pharaons depuis 2010. L'Algérie a arraché sa qualification face à la République démocratique du Congo (1-0) grâce à un coup d'éclat d'Adil Boulbina dans les arrêts de jeu de la prolongation. Les Fennecs, systématiquement éliminés au premier tour depuis leur sacre en 2019, confirment leur renouveau. Mention spéciale enfin pour le Mali, réduit à 10 dès la 26e minute de son duel contre la Tunisie, mais qui a réussi à arracher la qualification aux tirs au buts. Un nouvel exploit à ajouter au parcours des Aigles maliens qui parviennent à ces quarts sans avoir remporté le moindre match dans le temps réglementaire depuis le début du tournoi. Les affiches des quarts Vendredi 9 janvier 17h00 : Mali – Sénégal (Grand stade de Tanger) 20h00 Cameroun – Maroc (Stade du Prince Moulay Abdellah) Samedi 10 janvier 17h00 : Algérie – Nigeria (Stade de Marrakech) 20h00 : Egypte – Côte d'Ivoire (Stade Adrar d'Agadir) Sami Nemli / Les Inspirations ECO