Cela intervient alors que le président américain Donald Trump a déclaré mercredi 11 mars, lors d'un bref entretien avec le site Axios, que la guerre contre le régime iranien prendrait « bientôt » fin, car selon lui « il ne reste pratiquement plus rien à cibler ». Au début du conflit, il était pourtant souvent répété que l'objectif était un changement de régime. La solution pour l'Iran Il y a vingt et un ans, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne pour la période de transition, déclarait dans un discours au Parlement européen : « La solution pour l'Iran ne réside ni dans la complaisance ni dans la guerre, mais dans une troisième voie : le changement de régime par le peuple et la résistance organisée. La politique de compromis et d'apaisement encourage le régime des mollahs à poursuivre ses politiques et, en fin de compte, impose la guerre aux pays occidentaux. Ne laissons pas l'expérience de Munich se répéter avec des mollahs armés de la bombe nucléaire. » Aujourd'hui, nous voyons que la politique de complaisance envers ce régime a conduit à des crises et à des conflits successifs : la guerre à Gaza, la guerre de douze jours avec Israël et les tensions actuelles qui ont fini par être imposées au monde occidental. La Résistance iranienne a à maintes reprises affirmé que la dictature religieuse en Iran n'est pas réformable. Ce régime poursuit une politique d'exportation du terrorisme et de l'extrémisme, ainsi que le développement d'armes nucléaires. Les événements actuels en fournissent une preuve évidente. La Résistance iranienne a également averti à plusieurs reprises que la négociation et la politique d'apaisement avec ce régime ne mèneraient nulle part et ne feraient que lui offrir du temps et des opportunités supplémentaires. N'avons-nous pas vu en 2015 que les négociations nucléaires n'ont pas seulement échoué à résoudre la crise, mais ont également rapproché le régime de la bombe nucléaire ? Dans le même temps, la libération d'environ 150 milliards de dollars d'avoir gelés a permis au régime de renforcer ses forces de proxy dans la région, tandis que la population iranienne s'est encore davantage appauvrie. Pourquoi la troisième voie ? La dictature religieuse qui gouverne l'Iran a, d'une part, franchi de nouveaux seuils dans la violation des droits humains à l'intérieur du pays et, d'autre part, elle est devenue l'un des défis majeurs pour la communauté internationale. Répondre à ce défi est vital non seulement pour le peuple iranien, mais aussi pour la paix et la stabilité dans le monde. Si les obstacles extérieurs étaient levés, le peuple iranien et la Résistance disposeraient de la capacité et de la volonté nécessaires pour réaliser ce changement. C'est également la seule voie susceptible d'éviter une guerre extérieure. Les soulèvements récents, notamment celui de janvier, ont montré la détermination de la société iranienne à obtenir un changement politique. Craignant de nouveaux soulèvements, les responsables du régime ont multiplié les menaces. Ainsi, le 10 mars, le général Ahmad-Reza Radan, chef de la police, a déclaré à la télévision d'Etat : « Si quelqu'un descend dans la rue à la demande de l'ennemi, nous ne le considérerons pas comme un simple protestataire ; nous le considérerons comme un ennemi. Et nous le traiterons comme tel. » Il a ajouté : « Toutes nos forces ont le doigt sur la gâchette pour défendre la révolution et soutenir le peuple et la patrie. » La véritable crainte du régime iranien n'est ni Israël ni les Etats-Unis, mais son propre peuple.