Une enveloppe budgétaire de 217,57 MDH a été allouée à sept conventions de partenariat validées par le Conseil régional. Ces projets, relatifs à la lutte contre les inondations dans les provinces de Fès, Taounate et Boulemane, actent l'accélération de la mise en place du programme pluriannuel initié en 2021 visant à renforcer la résilience des territoires face aux risques naturels. La session ordinaire du mois de mars du Conseil de la région Fès-Meknès a abouti à la validation d'un investissement de 217,57 MDH destiné à la prévention des inondations. La réunion, organisée dans la province d'El Hajeb, a entériné sept conventions de partenariat destinées à la sécurisation des infrastructures et des populations. L'engagement financier de l'institution régionale s'élève à plus de 44 MDH, en cohérence avec le programme de développement régional. Le Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles apporte l'appui financier nécessaire aux opérations techniques validées. Les membres du bureau du conseil soulignent que les interventions programmées obéissent à des critères d'urgence et de priorité pour une mise en œuvre progressive sur le territoire. Le dispositif regroupe la wilaya et les agences des bassins hydrauliques ainsi que les préfectures et les provinces concernées. L'approbation des documents administratifs permet ainsi le lancement effectif des chantiers identifiés par les services techniques de la région. Le détail des sept conventions de partenariat territorial L'approbation globale englobe sept accords distincts localisés dans différentes provinces. Deux conventions concernent la ville de Fès pour des travaux d'aménagement au niveau de l'Oued El Mehraz. Le coût des deux tranches de l'opération représente un investissement de 108 MDH. Un autre accord est dédié à la protection du centre d'Agourai, dans la province d'El Hajeb, pour un budget de 11,54 MDH. La province de Taounate profite d'un programme pour la commune de Tamzgana, avec une enveloppe de 4,9 MDH. Les aménagements prévus pour le centre Ait Taleb dans la province de Sefrou nécessitent un financement de 25 MDH. La province de Boulemane reçoit aussi un montant de 68,13 MDH pour la sécurisation de plusieurs centres et douars identifiés comme vulnérables. Le conseil a également validé un avenant pour le projet de protection de l'Oued Amlil dans la province de Taza. Le document modifie la durée des travaux pour les faire passer de trois à cinq ans. L'ensemble des dispositifs techniques vise le renforcement de la résilience des territoires face aux aléas climatiques. Un plan multiannuel initié en 2021 Le président du Conseil régional, Abdelouahad El Ansari, a indiqué que l'élaboration des documents parachève un programme lancé durant l'année 2021. La mise en œuvre des infrastructures garantit la protection des vies humaines et des biens ainsi que la sauvegarde des équipements de base. Les décisions adoptées assurent ainsi la continuité des actions déjà menées dans d'autres provinces du territoire. En plus des points relatifs aux inondations, le conseil a examiné un programme complémentaire pour le désenclavement du milieu rural. L'aménagement des routes et la construction de pistes rurales constituent les objectifs principaux de la nouvelle programmation. Le comblement des manques en équipements de proximité répond aux besoins exprimés par les élus régionaux. Plus de 744 MDH pour les infrastructures et l'écologie Le Conseil a étendu ses validations à d'autres secteurs stratégiques notamment les infrastructures routières et l'environnement. Les élus ont validé un avenant à la convention de partenariat relative au dédoublement de la route reliant El Hajeb à Ifrane, sur 29 kilomètres, pour un montant de 374 MDH. Une convention pour la réalisation de la route menant à la zone logistique de Ras El Ma, dans la province de Moulay Yacoub, a également été approuvée pour un budget de 30 MDH. Le Conseil a par ailleurs adopté la modification des conventions relatives à la construction des gares routières de Fès, Meknès et Azrou, dont le coût global est estimé à 290 MDH. Les membres ont également approuvé la réutilisation des eaux de la station d'épuration d'Aïn Nokbi pour l'arrosage des espaces verts à Fès ainsi que la réalisation d'une station de traitement des déchets des huileries dans la province d'El Hajeb pour un montant d'environ 50 MDH. Mehdi Idrissi / Les Inspirations ECO