Le Maroc se positionne comme le catalyseur de la transformation industrielle du continent avec le lancement de l'Industrial transformation Africa (ITAF), un événement d'envergure internationale soutenu par les équipes de la Hannover Messe. La première édition de ce salon dédié à la transformation industrielle est prévue du 29 septembre au 1er octobre prochains à Casablanca. Un nouveau chapitre s'ouvre pour l'histoire industrielle de l'Afrique. Casablanca a été choisie pour abriter la première édition de l'Industrial Transformation Africa (ITAF). Présentée mardi dans la capitale économique, cette plateforme, portée par Hannover Fairs MENA (filiale de Deutsche Messe AG), ambitionne de devenir le rendez-vous incontournable pour accélérer la modernisation des systèmes de production africains. La première édition de ce salon dédié à la transformation industrielle est programmée du 29 septembre au 1er octobre 2026 à l'OFEC de Casablanca. Un hub technologique au service du continent Le choix de la métropole pour accueillir ce lancement ne doit rien au hasard. Véritable carrefour stratégique entre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, le Royaume dispose déjà d'écosystèmes matures dans des secteurs de pointe. ITAF 2026 vient ainsi consolider ce rôle de hub régional en mettant en lumière les technologies qui redessineront le paysage industriel au cours de la prochaine décennie : robotique, automatisation, intelligence artificielle ou encore solutions de supply chain digitalisées. L'événement s'annonce comme une véritable «centrale opérationnelle» pour le secteur. Selon les données officielles, le salon s'étendra sur une superficie de 2.500 m2 d'exposition high-tech en plein cœur de Casablanca. Il réunira plus de 100 exposants internationaux, leaders technologiques mondiaux et innovateurs industriels, convergeant sur le sol africain pour la première fois à cette échelle. L'affluence attendue est tout aussi significative avec plus de 5.000 décideurs industriels, incluant des cadres dirigeants, des responsables des achats et des stratégistes venus d'Afrique et d'ailleurs. L'Afrique : la nouvelle frontière de la production mondiale L'Afrique s'affirme aujourd'hui progressivement comme une nouvelle frontière industrielle. Cette dynamique est portée par une démographie dynamique et des investissements soutenus dans les infrastructures. Dans ce contexte, la thématique de la supply chain et de l'intralogistique occupe une place centrale. L'optimisation des flux et la gestion intelligente des entrepôts sont des défis critiques pour les industriels africains cherchant à réduire leurs coûts opérationnels. ITAF 2026 se positionne ainsi comme un catalyseur, connectant les fournisseurs de technologies internationaux aux écosystèmes locaux. Plusieurs acteurs de référence, tels qu'OCP Maintenance Solutions, IFM Electronic et Igus, ont déjà confirmé leur présence, marquant l'intérêt des leaders mondiaux pour ce marché en pleine mutation. Un modèle d'industrie à 365 jours L'originalité de l'ITAF réside dans sa conception en tant qu'écosystème permanent et multidimensionnel. Ce modèle intégré s'appuie sur trois piliers stratégiques qui assurent une dynamique continue tout au long de l'année : une exposition internationale d'envergure organisée à l'OFEC, l'Industrial Edge Summit Africa qui s'impose comme un espace de dialogue de haut niveau pour les décideurs à travers des démonstrations concrètes, et enfin la Smart Factory Academy Casablanca, une structure dédiée à la formation permanente et à la montée en compétences sur les technologies de l'Industrie 4.0. «Deutsche Messe AG est le seul organisateur de salons industriels à exploiter également des académies industrielles», souligne Thomas Rilke, Division Manager de la Deutsche Messe Technology Academy. L'objectif est de réduire le fossé entre les avancées technologiques et les compétences humaines locales. En reliant l'innovation mondiale aux réalités du terrain, ITAF 2026 vise à créer des partenariats structurants. Pour Mehtap Gürsoy, Managing Director de Hannover Fairs Turkey & MENA, l'ambition est claire : «Il ne s'agit pas seulement de présenter des technologies, mais de créer des connexions durables et de poser les bases d'une croissance de long terme sur le continent». À travers ce modèle, le Maroc confirme son statut de porte d'entrée privilégiée pour les entreprises internationales souhaitant s'implanter sur les marchés africains, transformant le potentiel technologique en opportunités tangibles pour l'ensemble du continent. Abdelhafid Marzak / Les Inspirations ECO